THEMES



Anarchismes, anarchie

10 mars 2010 - Dominique Misein
Au centre du volcan
(PDF,2.1 Mo) (PDF,7.4 Mo) (HTML)
Il y a des écrits, parfois, rarement même, qui réussissent à parler à toutes les parties de votre cerveau en même temps. Au centre du volcan, qui apparait ici pour la première fois en français est de ceux-là. Dans ce texte qui prend pour fil conducteur la critique du concept de Progrès, l’auteur examine de façon critique les révolutions des XIXe et XXe siècles à la lumière de la réalité des émeutes et des insurrections qui n’ont pas suivi les traces des quelques architectes politiques de la révolution (on y cite par exemple, l’avènement du socialisme). Il explore également, sur les traces de Bakounine et Coeurderoy, les relations généralement considérées comme dichotomiques, entre la raison et les passions, afin de se réapproprier les deux dans un souci d’émancipation totale. C’est de l’inconnu que tente de nous parler ce texte, de cette grande inconnue qu’est l’insurrection, qui arrête le temps et le démolit comme le Vésuve contre Pompéi. Comme la guerre sociale contre la routine du quotidien. Mais c’est aussi de la peur qu’elle inspire dont nous parle ce texte italien, lorsque le retour à la normale n’est plus possible. Nous vous invitons donc à le lire avec intérêt, à en diffuser le contenu, plus que le bout de papier que vos doigts triturent.

22 février 2010 - Collectif
Contre l’Unité
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Dans ce modeste recueil, on pourra trouver quelques textes, presque toujours liés à des situations et à des contextes particuliers, cependant, si nous les avons réunis ici c’est qu’ils participent tous plus généralement d’une même cohérence antipolitique. "Antipoliquoi ?..." s’exclameront certains. Une nouvelle théorie à la mode chez les anarchistes de salon ? L’antipolitique, peu importe le nom qu’on lui donne (il n’aura de toute manière aucune nécessité), est une tendance réelle au sein du mouvement anarchiste international parmi ceux qui luttent et qui font quotidiennement le choix de ne pas sombrer dans les méandres militarisés de la stratégie et de sa tactique au nom desquelles tant ont retourné leurs vestes, prouvant à ceux qui ne voulaient pas y croire à quel point éthique, idées, désirs, individu et rêves pouvaient être bradés sur l’autel de la reconnaissance, de la représentation et de la médiation.

21 janvier 2010 - Alfredo M. Bonanno
Dissonances
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Si la dissonance est partie intégrante de l’harmonie et constitue l’autre résultat, celui qui est toujours prévisible et même désirable, sa coagulation libre dans les processus de réalisation aléatoire produit quelque chose d’autre, une rupture qui n’est pas facilement amendable. Que chacun respecte le cycle complet dans le lit rassurant de la rivière des significations, avec laquelle les transporteurs d’eau étouffent nos craintes, mais ailleurs.
Ici on propose une lecture risquée : une chance, un voyage ouvert à d’autres possibilités.

SOMMAIRE :
- Mettre sa vie en jeu
- Maladie et Capital
- Que faire de l’anti-fascisme ?
- La Maladie Communautaire
- La perte du langage
- Inactualités sur les drogues


1er janvier 2010 - Renzo Novatore
Et notre haine rit...
(PDF,6.7 Mo) (PDF,6.1 Mo) (HTML)

Dans ce bref recueil de textes de ce combattant de l’anarchisme individualiste, la poésie vengeresse et paroxystique croise du regard le browning de l’anarchiste bandit. La ferveur éclatante de la prose d’Abele Rizieri Ferrari, alias Renzo Novatore, en dit long sur ce qui anime celui qui passe à l’acte, qui donne à ses idées le tournant pratique qu’elles impliquent, au prix de la vie, d’une vie menée contre toutes formes d’utopies, contre toutes métaphysiques, le sort d’un certain iconoclaste de La Spezia qui fabriquait des vers comme il fabriquait des grenades.
Ici Novatore nous parle de solidarité, de l’innocence et de la culpabilité, sujets d’une actualité brûlante, en 1922 comme aujourd’hui. Il nous parle du sacré, qu’il soit Christ ou Droit-de-l’homme. Il nous parle, de façon détournée, de la révolution à l’Est. Il nous parle aussi de ce que nous voulons y lire, c’est là la force du poète capable de transformer sa lyre en poignard.

« Notre tâche ultime, à nous individualistes anarchistes, sera de faire sauter la dernière Arche à coups de bombes et le dernier dictateur à coups de Browning. La nouvelle société restaurée, nous retournerons en marge d’elle pour vivre notre vie dangereusement, notre vie de nobles criminels et d’audacieux pécheurs ! »


14 décembre 2009 - Clément Duval
Je suis l’ennemi de la propriété individuelle
(PDF,6.6 Mo) (PDF,5.8 Mo) (HTML)
Le 12 janvier 1887, le jury de la Seine condamne Clément Duval, un serrurier de 37 ans, à la peine de mort. Membre fondateur du groupe La Panthère des Batignolles, il a cambriolé le 4 octobre 1886 un hôtel particulier de la rue Monceau, y a dérobé pour quinze mille francs d’argenterie et de bijoux avant d’y mettre le feu. Le 17 octobre, les agents de la Sûreté tentent de s’emparer de lui alors qu’il se rend chez un receleur. Au cri de “au nom de la loi, je vous arrête”, il répond “au nom de la liberté, je te casse la tête !” avant de planter un couteau dans le corps du brigadier Rossignol. C’est donc pour vol, incendie et tentative de meurtre qu’il est condamné à mort avant que sa peine ne soit commuée le 28 février aux travaux forcés à perpétuité. Dans cette brochure, sa déclaration devant la cour d’assises, le 11 janvier 1887, à l’époque distribuée dans la rue à 50 000 exemplaires.

11 novembre 2009 - Et pour appui, le vertige, Julius
De la politique considérée comme opium du peuple
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Les trois textes [proposés] sont issus du recueil Et pour appui, le vertige, rédigé au début des années 1990, par le cercle affinitaire et éphémère du même nom. L’objectif de leurs auteurs était d’approfondir la critique de la politique, en particulier des variantes à prétention révolutionnaire auxquelles ils avaient parfois participé au cours des deux décennies de combats précédents en Europe. En France, bon nombre de critiques, surgies dans la foulée de Mai 68, ne dépassaient pas le cadre du refus de l’institution politique. Elles n’allaient pas jusqu’à rompre avec la représentation politique en général, tant la tradition jacobine, qui lui attribue le rôle de démiurge de l’histoire, hantait, et hante toujours en partie, le cerveau de nos contemporains. Dans des milieux hostiles à l’Etat, on assista même à la tentative de lui redonner ses lettres de noblesse d’antan, au nom de la subversion de la société capitaliste. Tous les discours de l’époque sur le thème : « Mettre la politique révolutionnaire au poste de commande » ne signifiaient rien de plus.

Pour toute correspondance : nuee93 AAA free . fr.


7 novembre 2009 - Le Rétif
Leur Paix
(PDF,1.7 Mo) (PDF,7.1 Mo) (HTML)
"Nous nous refusons à la guerre, parce que nous aimons profondément la vie. Pour la même raison nous ne voulons pas non plus de cette paix. D’un coté ou de l’autre nous nous trouvons toujours en présence de la mort, alors que toutes nos forces, nos aspirations, nos volontés montent vers la vie !"

1er novembre 2009 - Anonyme, Venomous Butterfly et Willful Disobedience, Wolfi Landstreicher
De la Politique
à la Vie

(PDF,5.8 Mo) (PDF,7.5 Mo) (HTML)

Dans ce texte sous forme de proposition générale pour une rupture avec la gauche adressée à tous les anarchistes qui ne souhaitent plus attendre de miraculeux lendemains qui chantent, l’auteur trace des pistes claires pour une lutte anti-politique avec pour volonté d’avoir une incidence sur la pensée comme sur les actes.

cette rupture avec la gauche est basée sur la nécessité de libérer la pratique de l’anarchie des confins et des limites de la politique, ce n’est certainement pas pour embrasser la droite ou toute une autre partie du spectre de la politique. Il s’agit plutôt d’une reconnaissance qu’une lutte pour la transformation de la totalité de la vie, une lutte pour reprendre le contrôle de chacune de nos vies dans un mouvement collectif pour la réalisation individuelle, ne peut qu’être entravée par des programmes politiques, des organisations « révolutionnaires » et des constructions idéologique auxquelles il faudrait s’asservir, parce que celles-ci aussi, tout comme l’État et le capital, exigent que nous leur donnions nos vies plutôt que d’en reprendre le contrôle.

Nos rêves sont bien trop grands pour les limites étroites du réalisme politique. Cela fait déjà depuis trop longtemps que nous aurions du laisser la gauche derrière nous pour continuer sur notre joyeuse voie vers l’inconnu de l’insurrection et la création de vies pleines et auto-déterminées.


23 octobre 2009 - Collectif
Jours de Rage
(PDF,13.3 Mo) (HTML)

Les événements insurrectionnels consécutifs à l’assassinat d’Alexis Grigoropoulos par un flic constituent une suite logique à un état de tension culminant entre les anarchistes et les autorités depuis plusieurs années. Rien qu’en novembre 2008, un nombre conséquent d’actions directes et d’actes de sabotage ou de vandalisme avait de quoi mettre la police sur les dents. Tout comme les assassinats (ou bavures) et tortures légitimés par le pouvoir n’étaient que des étincelles pour allumer le feu de la révolte. Cette brochure reprend des textes provenant de blogs anarchistes ou de sites Indymedia, et son contenu chronologique cherche à montrer comment survient une période insurrectionnelle et comment un soulèvement populaire se met en place, et surtout ce qui s’y passe, d’un côté comme de l’autre. Ces témoignages peuvent donc nous permettre d’envisager comment cela pourrait se dérouler dans n’importe quel autre pays d’Europe...

Cette brochure ne se prétend pas exhaustive. Les textes et infos contenus dans cette brochure proviennent essentiellement d’Indymedia-Athènes, Emeutes & Amour, Le Jura libertaire et la revue Cette Semaine (n° 97 et 98).

Sommaire :
- Novembre-décembre 2008 - Communiqués de presse (médias autonomes et presse bourgeoise)
- Du 6 au 31 décembre 2008 - Chronologie de l’insurrection populaire consécutive à l’assassinat d’ Alexis Grigoropoulos par la police grecque (médias autonomes)
- Communiqués émis pendant l’insurrection de décembre 2008


19 octobre 2009 - Alfredo M. Bonanno, Antoine Gimenez, Belgrado Pedrini, Emilio Strafelini, Non Fides, Severino Di Giovanni
L’Anarchisme contre l’antifascisme
(PDF,24.5 Mo) (HTML)

L’anti-fascisme est la lutte contre l’un des différents modes de gestion de l’État et de la domination. Il se place aux cotés de l’anti-théocratisme, l’anti-démocratisme, l’anti-républicanisme etc. Il n’est qu’un composant minimal parmi tant d’autres de l’anti-autoritarisme. Si nous décidons cependant de prendre la plume contre l’anti-fascisme d’un point de vue anarchiste, ce n’est pas par amour du fascisme, mais bien par haine de tous les modes de gouvernement de l’État, du pouvoir et de ses ennemis qui ne souhaitent que le gerer ou le remplacer par un autre.
L’anti-fascisme a trop souvent servi d’excuse à des unions sacrées et des fronts unis d’alliances contre-nature, il a trop souvent servi à renforcer la succession du fascisme par d’autres sociétés de domination, telles que la démocratie. Lorsque l’anti-fascisme n’est que l’autre nom de la défense de l’existant, il n’est qu’un autre adversaire du projet anarchiste.

C’est pourquoi nous opposons ici l’anarchisme à l’anti-fascisme.


1er septembre 2009 - Collectif
Peste noire
(PDF,4.3 Mo) (HTML)

Le 22 mai 2009, à côté de l’Ecole de Gendarmerie de Santiago du Chili, un anarchiste est mort dans l’explosion de l’engin qu’il transportait sur son vélo. Il s’appelait Mauricio Morales.

Peste noire réunit plusieurs textes relatifs au décès de Mauricio, mais aussi et surtout, aux luttes auxquelles il participait.

Sommaire :
- Un compagnon est mort
- Perquisitions en série
- Le squat Sacco & Vanzetti résiste
- Enterrement de Mauricio
- Arrestation puis incarcération de Cristian
- De quelques faux-amis...
- Perquisition à Pudahuel, Diego dans la nature...
- Le défi consiste à briser la peur, le silence et la passivité
- Un large spectre de possibilités de solidarité
- Bref aperçu de la situation avant la mort de Mauri
- Chronologie partielle de la solidarité


23 août 2009 - Voltairine de Cleyre
De l’action directe
(PDF,977.6 ko) (PDF,972.2 ko) (HTML)

Texte publié dans Mother Earth en 1912.

Sommaire :
- Qu’est-ce que l’action directe ?
- Quelques exemples historiques
- La Guerre de Sécession
- John Brown
- Les luttes actuelles contre l’esclavage salarié
- Pourquoi les patrons ont peur des grèves
- Toute grève est synonyme de violence
- Les adversaires de l’action directe
- Comment pourrons-nous briser nos chaînes ?
- Et en attendant ce jour béni ?
- Action politique et action directe


9 juin 2009 - Maurice Vlaminck
Désobéir
(PDF,186.6 ko) (HTML)
Des maximes et anecdotes d’une tonalité anti-industrielle, critique envers les Fronts populaires, par ce peintre fauviste et anarchiste. L’image de couverture est la reproduction de l’une de ses toiles, « Autoportrait » (1911).

20 avril 2009 - Le vaisseau des morts
Aux Insoumis de la pacification sociale
(PDF,483.9 ko) (HTML)

Parce que l’exploitation, l’enfermement, le contrôle, l’isolement ou la domination ne sont pas que des mots, on peut se briser les os courbé sur une machine à coudre, comme derrière une chaîne de montage ; on peut tourner en rond dans une cage en attendant d’être ligoté dans un charter, comme compter les jours en attendant le prochain parloir derrière l’hygiaphone ; on peut aller chercher des mômes à l’école avec l’angoisse de se faire arrêter à la sortie, comme les y abandonner pour regarder tranquillement sa télé ; on peut s’entasser à dix dans une cave, comme on peut se croire chanceux dans une cage à poule ; on peut échapper à la rafle des flics pour retomber dans les filets de la communauté, comme on peut esquiver le contrôle de la BAC pour finir sous la coupe de ses grands frères ; on peut interpeller les petits voleurs en faisant le vigile, comme on peut dénoncer les incendiaires de poubelle de derrière sa fenêtre.

Pour briser les chaînes de la résignation et de la peur, peu importe l’époque, il est toujours la même heure, et il est plus que temps…


6 avril 2009 - Anonyme
Les Indésirables
(PDF,1.4 Mo) (HTML)

Gli indesiderabili/Les indésirables a été publié la première fois en mars 2000 en italien et en français.

"Il y a de plus en plus d’indésirables dans le monde. Il y a trop d’hommes et de femmes pour qui cette société n’a prévu qu’un rôle : celui de crever. Morts pour le monde ou pour eux-mêmes, la société ne les désire qu’ainsi.
Sans travail, ils servent à pousser ceux qui en ont un à accepter n’importe quelle humiliation afin de le préserver. Isolés, ils servent à faire croire aux citoyens se prétendant tels qu’ils ont une réelle vie commune (entre les paperasseries de l’autorité et les rayons des marchandises). Immigrés, ils servent à alimenter l’illusion d’avoir des racines chez des prolétaires seuls avec leur néant au bureau, dans le métro ou devant la télévision. Clandestins, ils servent à rappeler que la soumission salariale, n’est pas le pire - il existe aussi le travail forcé et la peur qui serre le ventre à chaque contrôle de routine. Expulsés, ils servent à renforcer, sur tous les réfugiés économiques de l’hécatombe capitaliste, le chantage du bannissement vers une misère sans retour. Prisonniers, ils servent à menacer avec le spectre de la punition ceux qui ne veulent plus de cette misérable existence. Extradés en tant qu’ennemis de l’Etat, ils servent à faire comprendre que dans l’Internationale de la domination et de l’exploitation il n’y a aucun espace pour le mauvais exemple de la révolte.
Pauvres, isolés, étrangers partout, incarcérés, hors-la-loi, bannis : les conditions de ces indésirables sont de plus en plus communes. Commune peut alors devenir la lutte, sur la base du refus d’une vie chaque jour plus précarisée et artificielle. Citoyens ou étrangers, innocents ou coupables, clandestins ou réguliers : ces distinctions des codes étatiques ne nous appartiennent plus. Pourquoi la solidarité devrait-elle respecter ces frontières sociales, alors que les pauvres sont continuellement trimbalés de l’une à l’autre ?

Nous ne sommes pas solidaires de la misère, mais de la vigueur avec laquelle les hommes et les femmes ne la supportent pas."


12 mars 2009 - Venomous Butterfly et Willful Disobedience
Notes sur l’anarchisme insurrectionaliste
(PDF,1.7 Mo) (PDF,7.5 Mo) (HTML)

L’anarchisme insurrectionaliste n’est pas une solution idéologique à tout les problèmes sociaux, un produit sur les étals du marché des idéologies et des opinions, mais une pratique en mouvement qui vise à mettre fin à la domination de l’Etat et à l’écoulement tranquille du capitalisme. Nous ne sommes pas à la recherche d’une société idéale fournie clé en main, ni d’une utopie consommable.

Texte original en anglais de Venomous Butterfly et Willful Disobedience, paru dans le N°2 de la revue Killing king Abacus, en 2001.
Traduction par Non Fides, 2009.
Nous nous sommes permis d’adapter quelque peu ce texte, sans toutefois ne jamais dévier de son essence.


1er mars 2009 - Pierre Clastres
La société contre l’État
(PDF,329.5 ko) (PDF,909.7 ko) (PDF,1 Mo) (HTML)
3 textes de Pierre Clastres :
Introduction de l’édition de Marée Noire.
L’anthropologie politique, une interview de 1974.
La question du pouvoir dans les sociétés primitives.
La société contre l’État (chapitre 11).
Repères biographiques
Bibliographie

16 février 2009 - George Woodcock
La tyrannie de l’horloge
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Maintenant, le mouvement de l’horloge donne la cadence aux vies humaines : les humains sont asservis à la conception du temps qu’ils ont eux mêmes produite et sont maintenus dans la peur, comme Frankenstein par son propre monstre. Dans une société saine et libre, une telle domination arbitraire de la fonction humaine par l’horloge ou la machine serait hors de question.

30 janvier 2009 - anonymes
Mauvaises intentions #2
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« Comment parler de cette répression qui nous touche dans nos façons de lutter, parce qu’elle vise des modes d’organisation et des pratiques dans lesquels nous nous reconnaissons ? Comment ne pas se considérer comme des martyrs ni comme des victimes ?
On peut tenter de faire d’une situation de répression un moment de lutte, sur lequel nous devrions être capables de trouver des prises. Choisir le discours que nous voulons porter, défendre des pratiques de lutte inscrites dans leur contexte social.
On a choisi de parler de ces arrestations, avec la certitude qu’elles s’inscrivent dans une réalité politique plus vaste, qu’elles sont liées à la question du système dans lequel on est, à son contrôle, à ses taules... Parce que d’une répression “spécifique” surgissent des questions plus larges qui touchent tout un chacun, l’aspect défensif de l’anti-répression doit s’allier à d’autres batailles. Quand plusieurs personnes se retrouvent en prison, accusées de l’incendie du centre de rétention de Vincennes, cela devrait logiquement entraîner une solidarité au moins de la part de tous ceux qui participent à la lutte contre les centres de rétention et aux côtés des sans-papiers. Il y a un enjeu, au sein même de cette lutte, à être solidaire des inculpés et à se battre pour leur libération.
 »

Recueil de textes publics - janvier 2009
contact : solidaritesinculpesAAAriseup.net


Infokiosques.net, pour sa part, propose le DOSSIER "Mauvaises Intentions", où se trouvent archivés - de la manière la plus exhaustive possible - les textes, analyses, comptes-rendus d’actions glanés sur les sites d’informations "alternatifs"...


16 juin 2008 - anonymes, un ami de Ludd
À l’air libre - S’opposer à la répression
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 "À l’air libre. Notes sur la répression et ses contours"
 "S’opposer à la répression. Réflexe conditionné ou mouvement volontaire ?"

2 textes italiens des dernières années qui tentent d’amener une analyse critique sur les luttes "anti-répression" en Italie.

Ces derniers temps, l’Etat italien utilise à tour de bras l’outil antiterroriste local, à savoir l’accusation d’"association subversive, et mène régulièrement des coups de filets anti-anarchistes...

Comment résister à la pression ? Comment continuer la lutte subversive ?... Quelques pistes dans ces deux textes.


19 mai 2008 - anonymes
Mauvaises intentions #1
(PDF,2.4 Mo) (HTML)

Rien d’étonnant à ce que l’Etat veuille fusionner ces deux peurs : peur du « terrorisme », peur des « anarchistes ». C’est à nouveau chose faite depuis quelques mois. Si l’idée de constituer ce dossier de presse nous est chère, c’est qu’il s’agit de démonter, une bonne fois pour toute, ce mécanisme qui incarcère directement un petit nombre et qui souhaite museler le plus grand nombre.

Dossier de presse & recueil de textes publics - mai 2008
contact : solidaritesinculpesAAAgmail.com


Infokiosques.net, pour sa part, propose le DOSSIER "Mauvaises Intentions", où se trouvent archivés - de la manière la plus exhaustive possible - les textes, analyses, comptes-rendus d’actions glanés sur les sites d’informations "alternatifs", ainsi que les articles policiers de la "grande presse" se rapportant à l’"outil antiterroriste" et à la "mouvance anarcho-autonome"...


24 avril 2008 - Balthasar Martinez
Mémoires d’un ouvrier en Espagne durant la période 1920-1940
(PDF,324.1 ko) (Word,387.5 ko) (HTML)

Balthasar Martinez raconte sa vie d’ouvrier syndiqué à la CNT avant l’éclatement de la guerre, puis son internement par le régime franquiste dans le camp de concentration de Pampelune.

Ces Mémoires ressemblent à un scénario de film. Mais c’est bien la réalité qui est décrite. Celle de la vie d’ouvriers espagnols avant le début de la guerre civile. Un témoignage édifiant sur la faiblesse de l’État Républicain qui a laissé la réaction organiser son coup d’état tout en maintenant l’exploitation des ouvriers. Un témoignage sur une conscience révolutionnaire loin des théoriciens de salon.


27 mars 2008 - Carlo Cafiero
Anarchie et Communisme
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"Anarchie et communisme" est la reproduction du rapport lu par Carlo Cafiero en 1880 à l’occasion du congrès de la Fédération jurassienne de l’A.I.T. (Association Internationale des Travailleurs) à Chaux-de-Fonds. Ce texte de Cafiero fut publié pour la première fois la même année à Genève, dans le journal anarchiste Le Révolté.

Cafiero explique ici que "nous devons être communistes, parce que nous sommes des anarchistes, parce que l’anarchie et le communisme sont les deux termes nécessaires de la révolution"...


25 janvier 2008 - Laudelino Iglesias
Paroles de FIES
(PDF,199 ko) (HTML)

Surmonter les peurs

Certainement, nous subissons des formes de contrôle et de répression qui produisent beaucoup de peurs. Mais nous ne pouvons et ne devons pas laisser ces peurs nous paralyser. Parce que c’est précisément ce à quoi vise le système qui nous exploite et nous opprime.

La peur est subjective, chaque personne l’expérimente et l’exprime de manière différente. Mais la peur peut être raisonnée, ce qui nous rend plus prudents et aiguise notre intelligence et notre imagination.

Pour certaines personnes, la peur est un prétexte pour ne rien faire.

Ils préfèrent ramasser les miettes que le système leur jette et méconnaître leur dignité d’être humain. Il leur est plus facile de s’accommoder de ces miettes et d’ attendre les fruits des luttes que d’autres mènent et qui finalement amélioreront la situation de toutes et tous.

Nous sommes tous des êtres humains et nous ressentons tous la peur.

Mais des valeurs comme la solidarité et la liberté donnent à beaucoup d’entre nous la force de surmonter les peurs que nous instille le système.

Mille choses peuvent être faites, chacune, chacun selon ses possibilités.

L’essentiel est d’être actif dans la lutte contre le système.

Ni leurs caméras de surveillance, ni leurs écoutes, ni leurs harcèlements policiers, ni leurs arrestations, ni leurs mauvais traitements, ni leurs tortures, ni leurs farces judiciaires, ni leurs incarcérations, ni leurs assassinats ne peuvent, ni ne doivent paralyser notre lutte pour la solidarité et la liberté.

OppriméEs et exploitéEs, nous sommes tous affectéEs d’une manière ou d’une autre. Ensemble nous vaincrons. Ne pensons pas seulement à ce que nous pouvons perdre, mais à tout ce que nous avons à gagner.

Détruisons les murs physiques et mentaux qui nous enferment.

Solidarité et Liberté !!

Une goutte qui déborde du vase


3 octobre 2007 - Adesso
Oui, mais au fond, qu’est-ce que vous voulez ?
(PDF,38.1 ko) (HTML)

Ces quelques lignes ont été écrites en juillet 2004 par un anarchiste italien. Frappé par la répression comme d’autres compagnons à travers tout le pays, il se trouvait alors incarcéré à la prison de Trento.

C’est au cours de ce séjour qu’il en a profité pour jeter sur le papier ces brèves réflexions, destinées à donner une première réponse à tous ceux qui, inlassablement, finissent par demander « Oui, mais au fond, qu’est-ce que vous voulez ? ». Elles ont ensuite été publiées dans une feuille de critique sociale du coin, Adesso.

Ni bréviaire du petit anarchiste contemporain comme se plaisent à en imprimer quelques éditeurs (un marché s’est semble-t-il réouvert depuis les émeutes de Gênes en juillet 2001), ni guide à conserver chez soi entre deux auteurs très 19e siècle comme on les aime dans certaines organisations, il s’agit au contraire d’un texte qui, tout en se revendiquant d’une éthique anarchiste, cherche à poser en quelques lignes la vie pour laquelle nous nous battons, « conscient que ce que nous voulons ne peut que “porter la panique à la superficie des choses” ».

Comme des pierres jetées sur l’eau et dont les cercles s’agrandiraient à l’infini.

Traduit de l’italien.
Adesso, feuille de critique sociale - Rovereto, 6 septembre 2004, numéro 19.


15 avril 2007 - Octave Mirbeau
La grève des électeurs
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Un texte anti-électoral publié dans Le Figaro (si si !) le 28 novembre 1888.

18 mars 2007 - Un « Incontrôlé » de la Colonne de Fer
Protestation devant les libertaires du présent et du futur sur les capitulations de 1937
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Cet appel d’un milicien anarchiste inconnu, appartenant à la fameuse « Colonne de Fer », paraît bien être, jusqu’à ce jour, l’écrit le plus véridique et le plus beau que nous ait laissé la révolution prolétarienne d’Espagne. Le contenu de cette révolution, ses intentions et sa pratique, y sont résumés froidement, et passionnément. Les principales causes de son échec y sont dénoncées : celles qui procédèrent de la constante action contre-révolutionnaire des staliniens relayant, dans la République, les forces bourgeoises désarmées, et des constantes concessions des responsables de la C.N.T-F.A.I. (ici amèrement évoqués par le terme « les nôtres ») de juillet 1936 à mars 1937.

19 janvier 2007 - Albert Libertad
Le criminel, c’est l’électeur !
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Placard anti-électoral, 1er mars 1906.
Publié par l’anarchie n°47 et signé Albert Libertad.

17 novembre 2006 - Élisée Reclus
L’Anarchie
(PDF,785.8 ko) (HTML)

Élisée Reclus présente sa conception de l’anarchie...

"L’anarchie n’est point une théorie nouvelle. Le mot lui-même pris dans son acception "absence de gouvernement", de "société sans chefs", est d’origine ancienne et fut employé bien avant Proudhon."


15 novembre 2006 - Pierre Kropotkine
L’esprit de révolte
(PDF,759.1 ko) (PDF,623.6 ko) (HTML)
Dans ce texte, Pierre Kropotkine analyse les racines de la révolution française de 1789 ainsi que l’agitation politique et populaire qui la précède.

2 octobre 2006 - Alexandre Jacob
Pourquoi j’ai cambriolé
(PDF,569.4 ko) (HTML)

Cette brochure présente une déclaration de l’anarchiste illégaliste Alexandre Marius Jacob lors de son procès à Amiens en mars 1905.

Au sommaire :
- Jacob devant ses juges (légalisme et illégalisme, quelques exemples de déclarations antérieures à celle de Jacob, la dernière ligne droite des individualistes)
- "Pourquoi j’ai cambriolé", par Alexandre Jacob.
- Repères (le mousse, l’apprenti anarchiste, l’illégaliste anarchiste, le procès d’Amiens)


27 septembre 2006 - Garnier
Pourquoi j’ai tué
(PDF,120.5 ko) (HTML)
Ecrits de Garnier, anarchiste illégaliste ayant fait partie de la fameuse "Bande à Bonnot" au début du XXème siècle...

9 septembre 2006 - Pierre Kropotkine
La Commune de Paris
(PDF,1 Mo) (HTML)
Pierre Kropotkine revient dix ans après sur les événements de la Commune de Paris afin de tirer les enseignements de ses réussites et de ses échecs.

31 août 2006 - Anonyme
Expériences est-allemandes dans les années 1980
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Extraits du périodique Cette Semaine n° 86 (janvier 2003), ces trois textes proposent un petit aperçu de la "dissidence" dans l’ Allemagne de l’Est dite "communiste" des années précédant la chute du mur...

"[Ces] récits nous montrent que les “dissidentEs” ne se battaient pas touTEs pour les libertés formelles de l’Ouest ou le paradis de la consommation, mais bien pour une liberté qu’aucun Etat ne saurait satisfaire, et des désirs qu’aucune économie ne viendra combler."


17 juillet 2006 - Daniel Guérin, L’Empereur Tomato Ketchup
Proudhon, un refoulé sexuel
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Daniel Guérin s’attache ici à "considérer l’un des aspects les moins connus de l’œuvre du grand réformateur social : sa vive et insolite curiosité à l’égard de l’homosexualité. Curiosité d’autant plus surprenante qu’il passait, a juste titre, pour un homme de mœurs rigides et que, par ailleurs, l’auteur de la posthume Pornocratie était enclin a tonner contre les écarts de la chair."

A la suite du texte de Daniel Guérin, quelques citations réactionnaires de divers personnages célèbres accompagnent d’autres citations de Proudhon, toutes aussi rétrogrades, notamment au sujet des femmes...


15 juin 2006 - Emilie Lamotte, Shalazz
Emilie Lamotte [1877-1909]
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1877-1909 : Emilie Lamotte. Anarchiste, ancienne institutrice, néo-malthusienne, auteure de brochures sur l’éducation et la contraception, d’une pièce de théâtre, rédactrice au Libertaire et L’anarchie, propagandiste, peintre et dessinatrice, milieu-libriste, nomade en roulotte et volage... Voici quelques uns de ses textes sur l’éducation, la contraception, l’amour, parus entre 1905 et 1911, brochures, articles de presse ou pièce de théâtre.

8 juin 2006 - Shalazz
Louis Rimbault et "Terre Libérée", 1923-1949
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Terre libérée, Luynes, 1923-1949.
"Centre libre de Pratique Végétalienne. Oeuvre de Retour à la Terre, de Régénération et de Libération individuelle"

Louis Rimbault 1877-1949.
Individualisme anarchiste, illégalisme, végétalisme, naturisme, médecine préventive, nudisme, anti-industrialisme, régénération, libération, évasion...

Terre Libérée, Louis Rimbault : l’une ne va pas sans l’autre. Non pas dans un désir de personnaliser absolument l’expérience ou de lui trouver nécessairement un meneur (ce que Rimbault lui même récuserait). Mais parce que tous les écrits, tous les témoignages sur Terre Libérée tournent autour de ce personnage haut-en-couleur, mégalomane et fantaisiste et en même temps d’un rationalisme exacerbé...


2 janvier 2006 - Shalazz
Milieux libres en France (1890-1914)
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Un siècle plus tôt... Des anarchistes qui se groupent pour vivre et agir ensemble hors des syndicats et des organisations : "vivre en anarchiste", "vivre en camaraderie" comme ils/elles le racontent... Voici un aperçu de ces expériences et de leurs auteurs.

7 novembre 2005 - Mikhaïl Bakounine
Le principe de l’État
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"Il est dans la nature de l’Etat de se poser aussi bien pour lui-même que pour tous ses sujets comme l’objet absolu. Servir sa prospérité, sa grandeur, sa puissance, c’est la vertu suprême du patriotisme. L’Etat n’en reconnaît point d’autre : tout ce qui lui sert est bon, tout ce qui est contraire à ses intérêts est déclaré criminel, telle est la morale de l’Etat."

Dans ce texte, Bakounine expose les origines religieuses du concept d’Etat, et s’attarde notamment sur "un Être essentiellement vaniteux" : Dieu.


19 mai 2005 - Emma Goldman
Un an au pénitencier de Blackwell’s Island
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Chapitre inédit en français traduit de Living my life, l’autobiographie d’Emma Goldman, où elle narre sa première année d’emprisonnement au pénitencier de Blackwell’s Island

22 mars 2004 - Michel Foucault
Introduction à la vie non-fasciste
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Extraits de Dits et Ecrits III, où le camarade Foucault nous parle de la vie.

5 février 2004 - Philippe Coutant
Comment devenir un bon dirigeant politique en 10 leçons ?
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La méthode Assimil-vite-la-politique nous permet de publier en exclusivité quelques extraits de sa méthode éprouvée pour devenir un dirigeant politique puissant. Ceci donne des résultats efficaces pour un investissement raisonnable. Nous vous la conseillons donc.

12 janvier 2004 - Anonyme
Tous les chefs ont tort !
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Pourquoi les chefs sont toujours nuisibles...

28 novembre 2003 - Des squatteureuses anarchistes d’un peu partout et d’ailleurs...
Interface ou Intersquat, une histoire de chartes
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Publié initialement à Grenoble en août 2003, le détournement anarchiste de la Charte des artistes des Collectifs d’INTERFACE (Culture, art et squats) ne cherche pas à être « représentatif » de l’ensemble des squats qui ne se retrouvent pas dans la charte INTERFACE mais constitue avant tout une prise de position antagoniste aux propositions de la Charte INTERFACE, dans le but d’ouvrir un débat clair sur les enjeux politiques du squat.

La mode citoyenniste en milieu contestataire nous paraît très dangereuse pour les options qui se prennent dans la plupart des luttes sociales aujourd’hui. La charte INTERFACE en est un des symptômes parmi d’autres.

La Charte INTERSQUAT de squatteureuses anarchistes est au niveau de la forme directement calquée sur celle d’INTERFACE. Chaque paragraphe est directement lié au paragraphe correspondant de la charte INTERFACE.

Considérer les dominants, les oppresseurs de fait (l’Etat, le propriétaire, les institutions, la justice), comme des interlocuteurs valables, dont les paroles et les actes seraient équivalents aux nôtres, c’est se contenter de notre position soumise (squatteureuses, artistes ou non, soumis-es aux lois, aux institutions, aux forces de l’ordre, etc.) ou carrément la nier. Renvoyer dos à dos les autorités et les squatteureuses comme INTERFACE le fait dans sa charte, c’est nier l’antagonisme des rapports sociaux et la nécessité pour tou-te-s d’en finir avec la hiérarchie sociale pour enfin pouvoir être autonomes. Reprendre possession de nos vies, agir sur le monde sans jouer le jeu du pouvoir, voilà (entre autres) ce qui motive beaucoup de squatteureuses, voilà ce qui devrait motiver celles et ceux qui n’ont que peu de pouvoir sur leur propre vie et sur celle de la société dans laquelle illes vivent.


2 août 2003 - Darkveggy
Manifeste d’un anargeek v1.0a
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Anarchiste et passionné par les nouvelles technologies informatiques (geek), Darkveggy nous explique pourquoi il est un anargeek.

15 juin 2003 - Marianne Enckell
Une toute petite histoire de l’anarchisme
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L’histoire des anarchistes est largement absente des manuels et n’a percé dans le monde universitaire que depuis peu. Les lignes qui suivent donnent un aperçu, quelques bribes, des lignes de force, scandées par des chansons.

7 juin 2003 - Ravachol
Déclaration [interdite] de Ravachol à son procès
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François Claudius Kœnigstein, dit Ravachol (Ravachol, un de ses surnoms, est le nom de sa mère) est né le 14 octobre 1859 à Saint-Chamond (Loire, France). Miséreux, il était devenu anarchiste en pensant que l’origine de la misère et des inégalités sociales se trouve dans les fondements mêmes de la société capitaliste et hiérarchisée. Le refus de son sort le conduisit à voler les riches, d’abord sans violence, puis avec assassinat. Révolté par l’injustice de condamnations à l’encontre de militants anarchistes, il dynamite en mars 1892 le domicile de leur juge, puis de son substitut. Mais, reconnu dans un café à Paris, il est arrêté quelques jours après ces deux coups d’éclat. Il est condamné au bagne à perpétuité, pour ses attentats, le 26 avril 1892 ; puis le 21 juin suivant, il est condamné à la guillotine pour meurtres. Le 11 juillet 1892 à Montbrison, la célèbre machine à tuer lui tranche le cou.

Le texte suivant a été écrit par Ravachol pour être prononcé lors de son procès, le 21 juin 1892. Cela lui a semble-t-il été interdit. Voici ce que rapporte Emile Pouget dans un article intitulé “Ravachol” paru dans Le Père Peinard n°172 du 3-10 juillet 1892 : « Ravachol avait une sacrée envie de coller son grain de sel dans la défense, non pour se défendre, mais pour s’expliquer. Y a pas eu mèche, nom de dieu ! A la quatrième parole, le chef du comptoir lui a coupé le sifflet. Sa déclaration n’est pas perdue, nom d’une pipe ! ».

Zanzara athée, janvier 2004

 

 

 

 

 

 

 

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