BROCHURES
Joviale , Peter Benton (première parution : septembre 2005)
Mis en ligne le 16 août 2006
Thèmes :
Guides pratiques
(35 brochures)
Formats : (HTML) (PDF,1.2 Mo)
Version papier disponible chez : Boîte A Outils Editions (Forcalquier) ou bien chez Nadarlana (Montpellier)
Ce guide sert d’aide-mémoire à des sauveteureuses formées et ne remplace en aucun cas une formation pratique.
Il est bon sur chaque lieu d’identifier les personnes en capacité d’intervenir en cas d’accident et que ces personnes se coordonnent entre-elles régulièrement pour s’entraîner et former de nouvelles personnes.
Il est également conseillé de s’informer les un-e-s les autres des problèmes de santé (allergies, diabète, épilepsie...) éventuels.
Quelques rappels :
Autre exercice de haute-voltige : trouver l’équilibre entre la prévention des risques et le respect du libre arbitre.
Dans tous les cas, ne jamais oublier que « la victime » est une personne, c’est pourquoi nous avons toujours utilisé ce terme dans cette brochure, et que c’est à elle, si elle est consciente, avec les informations que vous pourrez lui fournir par rapport aux risques encourus et à votre niveau de compétence, qu’il revient de décider du recours ou non aux secours institutionnels.
Qu’elle soit consciente ou pas il convient de respecter sa dignité et sa pudeur et de maintenir le contact verbal et physique à tous moments.
Avant tout :
liste du matos de premiers secours :
LA PROTECTION
Comment protéger/se protéger ?
L’ALERTE
L’alerte conditionne le devenir des blessé-e-s. Elle doit être effectuée le plus rapidement possible APRES avoir protégé et réalisé un examen rapide de la/des blessé-e-s. C’est généralement un-e témoin qui réalise l’appel d’urgence, le/la sauveteur-euse restant près de la personne blessée.
Il est important que votre appel soit efficace pour permettre aux secours d’intervenir le plus rapidement possible. Parlez d’une voix calme et intelligible et donnez dans l’ordre les informations suivantes :
En cas de blessures importantes, il est préférable de contacter les secours spécialisés (SAMU, pompiers) plutôt que d’emmener soi-même un-e blessé-e à l’hôpital, la personne sera prise en charge plus rapidement et si son état s’aggravait dans votre véhicule, vous en porteriez la responsabilité juridique.
DEPLACER UNE PERSONNE ACCIDENTEE
Comment déplacer une personne accidentée ?

Dans tous les cas, essayer de toujours maintenir sa tête dans l’axe du corps.
L’EXAMEN ET LA SURVEILLANCE
S’il y a plusieurs personnes blessées, allez toujours d’abord vers « celle qui fait le moins de bruit ».
Si vous êtes amené-e à effectuer des soins, lavez-vous les mains avant et après. Dans les cas de risque d’exposition au sang, portez des gants. Dans le doute, portez des gants.
Essayez également d’être par deux, ça facilite beaucoup de choses.
Vous devez à la fois évaluer le niveau de conscience de la personne et identifier les risques vitaux éventuels, d’où l’intérêt d’être à deux. Ce bilan doit être vite fait mais bien fait puisqu’il s’agit de ne pas aggraver l’état de la personne, de ne pas passer à côté d’un problème grave et éventuellement d’alerter les secours.
Le but de l’exercice étant de rassembler un maximum d’information en un minimum de temps, n’hésitez pas à interroger la personne, ses ami-e-s, les témoins etc et si possible, notez (puis détruisez ces notes une fois l’urgence passée).
Palpation (examen de la tête aux pieds)
Si les circonstances de l’accident font soupçonner un problème à la colonne vertébrale, un-e des sauveteur-euses doit maintenir la tête de la personne blessée jusqu’à l’arrivée des secours, en évitant de lui boucher les oreilles.
Tête, visage et cou
En même temps, se poser dans l’ordre les questions suivantes qui permettront d’agir en conséquence
La personne blessée est-elle consciente ?
Posez des questions simples : « que s’est-il passé ? » ; « où avez-vous mal ? ».
Parfois, le choc reçu par la personne l’empêche de parler, donnez alors des ordres simples pour vous assurer qu’il/elle est conscient-e : « serrez-moi la main » ; « ouvrez les yeux »... s’il le faut, pincez-la.
L’absence de réaction traduit une absence de conscience. L’inconscience peut entraîner une obstruction des voies aériennes si aucun geste n’est fait immédiatement. à Libérez les voies aériennes pour faciliter le passage de l’air.
Ne jamais donner à boire à un blessé. En cas d’anesthésie, le contenu de l’estomac risque de remonter dans les poumons.
QUE FAIRE SI LA PERSONNE EST INCONSCIENTE ?
Chez une personne inconsciente et qui respire, la chute de la langue et l’inhalation des vomissements entraînent une obstruction des voies respiratoires. Il faut donc, après avoir basculé la tête en arrière, mettre la personne en position latérale de sécurité.
Le côté est indifférent sauf s’il s’agit d’une femme enceinte (côté gauche) ou s’il y a fracture : bras cassé, on le laisse dessus, jambe cassée, on la met dessous.
COMMENT REALISER LA RESPIRATION ARTIFICIELLE ?
Le bouche à bouche : d’une main, maintenez le menton de la personne vers le haut et en avant, de l’autre pincez le nez. Ouvrez la bouche de la personne, appliquez-y un mouchoir ou un linge propre. Posez votre bouche sur celle de la personne, insufflez progressivement l’air contenu dans vos poumons (12 à 15 fois par minute). La cage thoracique de la personne doit se gonfler un peu. Ecartez-vous légèrement pour permettre l’expiration en regardant la cage thoracique s’abaisser.
Le bouche à nez : fermez la bouche de la personne, plaquez vos lèvres autour du nez de la personne et procédez ensuite comme pour le bouche à bouche.
Le bouche à bouche et nez : (chez le nourrisson). Insufflez directement l’air dans la bouche et le nez. Le volume insufflé est moins important que chez l’adulte mais la fréquence d’insufflation est plus élevée (25 à 30 fois par minute).
Si le téléphone est trop loin pour appeler les secours sans abandonner la personne blessée, criez entre les insufflations.
Vous pouvez aussi prendre le pouls au niveau du cou (sur la carotide) : d’une main, maintenez le menton de la personne vers le haut, de l’autre, posez le bout des doigts sur la pomme d’Adam, perpendiculairement au cou. Ramenez les doigts vers soi en restant en contact avec la peau. Appuyez doucement vers le bas pour percevoir le pouls.
La présence du pouls traduit le fonctionnement du coeur, son absence une mort imminente. à Procédez à un massage cardiaque externe.
QUE FAIRE EN CAS D’ARRET CARDIAQUE ?
Le massage cardiaque externe : allongez la personne à plat dos sur un plan dur, écartez à angle droit un bras de la personne et placez un genou au contact de l’aisselle, l’autre au contact du corps. Placez le talon d’une main sur le haut de la moitié inférieure du sternum, les doigts décollés des côtes de la personne, et placez l’autre main sur la première. Effectuez une poussée verticale bras tendus, puis relâchez sans décoller les mains. Réalisez successivement 2 insufflations toutes les 15 compressions thoraciques. Contrôlez le pouls toutes les 2 minutes environ. Continuez compressions et insufflations tant que le pouls est absent. Si le pouls réapparaît, arrêtez les compressions mais continuez les insufflations. Si la personne respire à nouveau, arrêtez les insufflations et mettez la personne en position latérale de sécurité.

Contre-indications : Il n’y a aucune raison d’initier une Réanimation Cardio Pulmonaire :
s’il y a des signes de vie chez le patient (respire et le coeur bat), cela pourrait la mettre en danger...
si cela présente un danger pour les sauveteur-euses
s’il y a blessure mortelle évidente (décapitation...)
Arrêt de la RCP : Une RCP démarrée doit être continuée jusqu’à ce :
qu’elle ait réussi
que les sauveteur-euses soient épuisé-e-s
que les sauveteur-euses soient en danger
que la personne soit évacuée
que la personne soit déclarée décédée par un médecin
Arrêt de la RCP si pas de signes réactifs cardio-respiratoires après 30 minutes de réa (45mn en cas de noyade).
COMMENT ARRETER UN SAIGNEMENT ?

Le point de compression : après avoir allongé la personne, comprimez le vaisseau situé entre le coeur et le saignement contre un plan dur osseux. Cette compression à distance doit être maintenue jusqu’à l’arrivée des secours. Faites couvrir la personne blessée. Si le saignement est trop important, vous pouvez utiliser le genou pour compresser. Saignement d’un membre supérieur : appuyez avec le pouce derrière la clavicule en direction des pieds. Saignement du cou : appuyez avec le pouce à la base du cou, contre les vertèbres, les autres doigts prenant appui sur la nuque. Saignement d’un membre inférieur : appuyez dans le pli de l’aine avec le poing, phalanges perpendiculaires à l’artère, bras tendu ou avec le genou.
Le garrot : il vaut mieux éviter de faire un garrot. Ce dernier sera réalisé lorsque le point de compression est impossible à maintenir : sauveteur-euse isolé-e, écrasement d’un membre, plusieurs personnes blessées à secourir... Utilisez un lien large et le serrer fortement. Il ne faut jamais desserrer un garrot. Notez l’heure de la pose (20h pour 8h du soir, par exemple) sur le front de la personne (si on n’a pas de stylo, le sang fait l’affaire) et laissez le visible.
Pour tout saignement important (mare, ou intérieur des lèvres décolorées) surélevez les jambes de la personne. Elles resteront impérativement dans cette position jusqu’au relais par les secours spécialisés. Dans les minutes et les heures qui suivent une hémorragie, il faut éviter la consommation d’alcool, la prise d’aspirine ou d’anti-inflammatoires. Évitez également le « chaud ».
Une fois constatée l’absence de signes de détresse vitale et en attendant l’arrivée des secours, parlez à la personne, couvrez-la et réconfortez-la. Vous pouvez compter les mouvements respiratoires (chez l’adulte : 12 à 20/mn en général), compter le pouls carotidien (50 à 90 battements/mn en général chez l’adulte).
Restez jusqu’au départ des secours. Essayez de prendre des nouvelles de la personne après l’évacuation et transmettez-les à l’entourage.

que faire en cas de malaise ou de convulsions ?
Malaise :
La personne se sent mal :
cherchez et traitez les causes
rassurez-la et essayez de la maintenir au calme, dégagez les voies respiratoires
gardez la au chaud
gardez la à plat avec les jambes élevées d’environ 30 degrés (quand c’est approprié)
surveillez de très près toute modification (pouls, respiration...).
Il faut par ailleurs demander à la personne si c’est la première fois qu’elle subit un tel malaise, depuis combien de temps elle est dans cet état et si elle suit actuellement un traitement particulier.
Si la personne suit un traitement, lui faire prendre et attendre les secours. Une personne en état d’agitation incontrôlable doit être isolée dans un endroit calme.
La personne s’évanouit : La mettre au repos, en position latérale de sécurité, alerter les secours et surveiller les fonctions vitales.
Palpitations :
La personne sent que son coeur s’emballe. La faire asseoir, la calmer et lui faire appuyer sur ses yeux paupières fermées jusqu’à une légère sensation de douleur. Consulter.
Convulsions :
La personne ressent des sensations inhabituelles, avec hallucinations visuelles et/ou auditives ou sensitives, puis s’effondre et se met en position foetale et est prise de convulsions localisées ou du corps entier.
Il s’agit peut-être d’une crise d’épilepsie :
Protéger la personne pour qu’elle ne se blesse pas (coussin ou vêtement sous la tête, écarter les objets autour). Surtout ne pas tenter de la retenir ou de contenir les convulsions (risques de fractures pour elle et pour vous) ni de placer des objets dans la bouche. Après la crise, placez la personne en PLS pour libérer les voies aériennes. Vérifiez que la personne ne s’est pas blessée et couvrez-la pour protéger sa dignité.
que faire si la personne présente une plaie ?
S’il s’agit d’une plaie grave (plaie étendue, souillée, contenant des corps étrangers et/ou située à l’abdomen au thorax, au dos, à l’oeil, au cou) : la règle générale est d’allonger la personne. Alertez ou faites alerter les secours, couvrez et surveillez les fonctions vitales. Ne jamais désinfecter et ne jamais retirer soi-même les corps étrangers.
La localisation de la plaie détermine la position de confort pour la personne blessée :
Plaie au thorax : position demi-assise (allongée avec des coussins dans le dos)
Plaie à l’abdomen : cuisses fléchies et surélevées
Plaie à l’oeil : allongez la personne à plat dos, la tête calée et les yeux fermés
Vérifiez la vaccination antitétanique (DT Polio) qui doit avoir moins de 10 ans. En cas de doute, passez aux urgences d’un hôpital ou chez un médecin généraliste. Le tétanos est une maladie grave, parfois mortelle qui est capable de détruire le système nerveux en 24h.
En cas de section d’un doigt, d’une oreille ou d’une partie d’un membre, il faut le récupérer, l’envelopper dans un linge propre et le mettre dans un sac plastique, lui-même déposé dans un récipient contenant de l’eau froide (mais jamais au contact direct avec de la glace !). Ce récipient sera remis aux secours dans le but d’une réparation chirurgicale. A transporter rapidement à l’hôpital avec la personne. Une dent arrachée sera conservée entre la gencive et la joue dans le but d’une réimplantation.
Faites évacuer toute personne présentant une blessure qui : est très contaminée, concerne une articulation, met à jour des tendons ou des ligaments, a été causée par une morsure animale, est sur le visage, les mains, les pieds, l’aine ou les aisselles ou près d’un orifice naturel, a été causée par un écrasement ou présente des signes d’infection importante (gonflée, rouge, chaude, douloureuse).
que faire face à une brûlure ?
S’il s’agit d’une brûlure grave (dont l’étendue est supérieure à la moitié de la paume de la main de la personne) : refroidir immédiatement la brûlure en l’arrosant à l’eau froide, jusqu’à l’arrivé des secours. Retirez les vêtement pendant l’arrosage à l’exception de ceux qui adhèrent à la peau. Faites alerter les secours. Allongez la personne sur la partie du corps non brûlée en position demi-assise si elle présente des difficultés respiratoires, surveillez jusqu’à l’arrivée des secours.
Si la personne est en feu : l’empêcher de courir, la rouler par terre en étouffant les flammes avec une couverture ou un vêtement.
Dans le cas d’une brûlure chimique (gaz...) : arrosez à grande eau jusqu’à l’arrivée des secours.
En cas d’ingestion de produits toxique : il ne faut pas donner de lait ni faire vomir sans avis autorisé.
Essayez de recueillir le maximum d’informations sur :
la nature du produit en cause (emballages, notices...)
la quantité ingérée
les gestes effectués
l’âge et le poids de la personne
l’heure de l’intoxication
Les brûlures graves nécessitent une évacuation en raison de la douleur et du fait qu’il s’agit d’une plaie. Il est recommandé d’évacuer toutes brûlures au visage, au cou, aux mains, aux pieds, aux aisselles, à l’aine ou qui font le tour d’un membre. Les brûlures qui couvrent plus de 15% du corps, les brûlures circulaires et celles concernant les voies aériennes présentent un risque de perte d’un membre ou un risque vital et nécessitent une évacuation rapide.
que faire face à une fracture ?
Dans ce cas, il faut éviter les mouvements ou les manipulations, immobiliser le membre atteint en le calant sur le sol s’il s’agit d’un membre inférieur, en l’immobilisant à l’aide d’une écharpe ou d’un vêtement s’il s’agit d’un membre supérieur. Maintenir le coude et le poignet, laisser les doigts visibles. Enlever les bijoux des parties atteintes qui risquent d’enfler (en expliquant pourquoi et où on les met).
Alertez les secours, réconfortez et surveillez. N’oubliez pas qu’une fracture peut léser des vaisseaux sanguins et donc entraîner une hémorragie.
Face à une personne qui présente, à la suite d’une chute ou d’un choc à la tête, les signes suivants :
plaie du cuir chevelu,
enfoncement du crâne,
saignement par le nez ou par l’oreille,
comportement inhabituel (agitation, prostration),
vomissements ou des maux de tête :
il faut allonger la personne blessée, faire alerter les secours. Surveillez le niveau de conscience de la personne en lui parlant régulièrement. Mettez la personne en position latérale de sécurité en cas de saignements du nez, de l’oreille ou de vomissements.
En cas de fracture ouverte, protégez l’os du froid et du desséchement.
Si la personne présente une douleur au dos ou au contraire ne perçoit plus la sensibilité de ses membres, ne peut plus bouger à la suite d’une chute ou d’un choc, il faut éviter toute manipulation. Demandez à la personne de rester immobile, maintenez-lui la tête avec les deux mains sans lui boucher les oreilles. Faites alerter les secours et couvrir la personne, surveillez et réconfortez-la.
hyperventilation
Calmez la personne. Votre présence est très importante, soyez rassurant-e mais direct-e
Aidez la personne à ralentir sa respiration, respirez avec elle ou faites-la respirer dans un sac en papier
problèmes dus à la chaleur
Un coup de chaleur important peut facilement produire un malaise nécessitant une consultation médicale, voire constituer parfois une véritable urgence.
En cas de : étourdissements ou éventuellement évanouissements , nausées et/ou vomissements, fatigue/lassitude, fièvre, crampes dans les grands muscles, violents maux de tête, visage cramoisi, il peut s’agir d’une insolation pouvant conduire jusqu’au coma.
En attendant les secours, procédez comme ci-dessus.
Eventez et massez les extrémités
problèmes dus au froid
mettez la personne à l’abri
remplacez les vêtements humides par des vêtements secs et ajoutez des couches de protection contre le vent et l’eau
ajoutez de l’isolation sous et autour de la personne
si la personne en est capable, encouragez-la à bouger
faites un feu ou allumez un poêle (pas trop près de la personne) ou entourez-la de « chaufferettes »
donnez à la personne des boissons tièdes, sucrées, non caféinées, non alcoolisées
faite-la manger (apports glucidiques)
note : les personnes qui tremblent se réchauffent plus vite dans un environnement sec et protégé avec une consommation calorique adéquate
Evacuez rapidement et avec précaution toute personne dont la température est tombée en dessous de 32° et qui présente une rigidité musculaire.
GELURES :
Si les tissus touchés sont froids, pâles et gelés, que pour la personne blessée, la zone affectée ressemble à du bois, qu’après réchauffement, la zone touchée devient rouge foncée, cyanosée ou marbrée, que la zone touchée est engourdie, froide et mal irriguée, il sßagit de gelures graves : il y a risque de gangrène et il faut évacuer. En attendant les secours, réchauffez par immersion dans de l’eau de 37 à 42°, empêchez que ça regèle.
NOYADE :
autres problèmes médicaux
L’hypoglycémie chez une personne diabétique est un réel danger vital et nécessite un traitement immédiat. Il existe un certain type d’hypoglycémie liée à l’adolescence.
Le niveau de conscience de la personne peut être correct, mais elle est désorientée, affaiblie, irritable, agressive et il y a possibilité de perte de conscience et/ou de convulsions.
C’est le contexte qui va indiquer qu’il s’agit d’hypoglycémie. Questionnez la personne ou les témoins.
Donnez du sucre jusqu’à ce que la personne retrouve un niveau de conscience normal. Si la personne est inconsciente, placez-la en position latérale de sécurité et frottez du sucre sur ses gencives de manière répétée. Après le malaise, conseiller de consommer des sucres lents (pain, riz pâtes...). La personne devrait éviter de boire du café et préférer des boissons sucrées type jus de fruit.
SAIGNEMENT DE NEZ :
OBJETS DANS LES YEUX :
DIARHEE :
CONSTIPATION :
SOUPCON D’APPENDICITE :
MAUX DE TÊTE VIOLENTS :
Dans ce cas,pratiquer le test de la nuque : allonger la personne, lui demander de se détendre et mettre une main sous sa nuque. Lever doucement sa tête en pliant la nuque à angle droit vers la poitrine. Si le cou se raidit et s’oppose involontairement au mouvement, si tout le corps suit, raide comme du bois, il faut faire vite. Pour que le test soit valable, la personne doit être tout à fait passive. En cas de méningite, la personne peut plier elle-même sa nuque mais ne peut pas se la faire plier par quelqu’un-e d’autre.
Alerter un médecin et en attendant, la personne peut diluer 20g de chlorure de magnésium dans un litre d’eau et en prendre un verre toutes les trois à 6 heures (1/2 dose pour les enfants de plus de deux ans).
CRISE D’ASTHME :
Si une personne a la sensation d’avoir la poitrine serrée, avec une respiration sifflante, le souffle court, se sent fatiguée, c’est sans doute une crise d’asthme, en attendant de voir un médecin, aider la personne à respirer calmement en respirant avec elle (technique de la bouche en « cul de poule »). Réchauffer et humidifier l’atmosphère ambiante avec de la vapeur d’eau. (douche, bouilloire...) La personne doit se reposer et boire de l’eau.
ALLERGIES :
S’il s’agit d’une allergie alimentaire,consulter un médecin. En cas d’allergie de contact, éloigner l’allergène (chat,...), en cas d’allergie respiratoire, changer la personne d’environnement.
Ne pas oublier qu’une allergie peut aller du nez qui coule au choc anaphylactique pouvant entraîner la mort.
PIQURES D’ABEILLES/GUEPES/FRELONS :
Si peu après, la personne développe une réaction allergique (urticaire étendu, gonflements...), faites allonger la personne, jambes légèrement surélevées et appelez les secours.
MORSURES DE SERPENTS :
Surtout ne rien faire de ce qu’on voit dans les films (brûler, inciser, aspirer, etc...).
Dans nos pays, cela ne présente pas de risque vitaux dans les premières heures, inutile de courir, ça ne fait qu’accélérer la diffusion du venin dans l’organisme, de même que la prise d’aspirine qui fluidifie le sang.
DONC : Faites allonger la personne, enlever bijoux, chaussure etc. avant apparition des gonflements, désinfecter, appliquer de la glace et immobiliser le membre touché avec une attelle de fortune. Consulter.
Les situations d’urgence sont traumatisantes pour les personnes qui les vivent ou en sont témoins, y compris pour les sauveteureuses.
Ce que vous pouvez faire pour vous même :
Ne vous isolez pas. Restez avec vos ami-e-s.
Ce que vous pouvez faire pour vos ami-e-s :
Ne les laissez pas s’isoler. Restez en contact. Aidez-les à parler. Dans l’idéal, il est bon de parler à des personnes qui ont vécu la même chose et qui comprennent, mais si cela n’est pas possible, à quelqu’un-e qui est juste là pour écouter.
où se former aux premiers secours ?
L’autonomie passe par là !
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P.S.
Cette brochure est une version révisée en septembre 2005. Contact : premiersecours_AT_no-log.org.