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		<title>Les prisonniers politiques et la question de la violence r&#233;volutionnaire</title>
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		<dc:date>2004-02-14T01:27:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Marc Rouillan, Jo&#235;lle Aubron, Nathalie M&#233;nigon</dc:creator>


		<dc:subject>Prison, justice, r&#233;pression</dc:subject>
		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Infokiosk/distro de l'ex-Ekluserie (Rennes)</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvance autonome</dc:subject>
		<dc:subject>Infokiosque fant&#244;me (partout)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Contribution des prisonniers d'Action Directe,&lt;br class='autobr' /&gt;
Jo&#235;lle Aubron, Nathalie M&#233;nigon et Jean-Marc Rouillan&lt;br class='autobr' /&gt;
pour la Journ&#233;e internationale du prisonnier r&#233;volutionnaire 1998, &#224; Gand (Belgique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;La lutte pour la lib&#233;ration des prisonniers politiques n'est pas un acte neutre. Elle ne l'a jamais &#233;t&#233;. Il doit s'agir avant tout d'un&lt;br class='autobr' /&gt;
processus de r&#233;appropriation du concept de violence r&#233;volutionnaire. Et aujourd'hui ce processus se confronte au tabou et &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
v&#233;ritable chape de plomb tomb&#233;e sur le mouvement apr&#232;s les d&#233;faites et les reculs de la gu&#233;rilla et de l'ensemble des forces&lt;br class='autobr' /&gt;
antagonistes sur ce continent. La bourgeoisie a r&#233;prim&#233; l'id&#233;e m&#234;me de violence&lt;/i&gt;.&#034;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.infokiosques.net/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;P&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.infokiosques.net/spip.php?mot20" rel="tag"&gt;Prison, justice, r&#233;pression&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.infokiosques.net/spip.php?mot127" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.infokiosques.net/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Infokiosk/distro de l'ex-Ekluserie (Rennes)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.infokiosques.net/spip.php?mot73" rel="tag"&gt;Mouvance autonome&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.infokiosques.net/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Infokiosque fant&#244;me (partout)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.infokiosques.net/local/cache-vignettes/L150xH100/arton103-b4d58.jpg?1781245547' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff103.jpg?1130264917&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Il n'y a pas de r&#233;volution sans violence. Ceux qui n'acceptent pas la violence peuvent rayer le mot r&#233;volution de leur dictionnaire&#034;&lt;/i&gt;. Malcolm X&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LES PRISONNIERS POLITIQUES ET LA QUESTION DE LA VIOLENCE R&#201;VOLUTIONNAIRE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La lutte pour la lib&#233;ration des prisonniers politiques (PP) n'est pas un acte neutre. Elle ne l'a jamais &#233;t&#233;. Il doit s'agir avant tout d'un processus de r&#233;appropriation du concept de violence r&#233;volutionnaire. Et aujourd'hui ce processus se confronte au tabou et &#224; la v&#233;ritable chape de plomb tomb&#233;e sur le mouvement apr&#232;s les d&#233;faites et les reculs de la gu&#233;rilla et de l'ensemble des forces antagonistes sur ce continent. La bourgeoisie a r&#233;prim&#233; l'id&#233;e m&#234;me de violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Paris &#224; Naples, des lieux de travail aux rues des cit&#233;s ghettos, une recomposition des forces r&#233;volutionnaires s'amorce. C'est ind&#233;niable. Et dans cette r&#233;surgence, le mouvement doit aujourd'hui trouver en lui la volont&#233; de s'extraire de la simple r&#233;p&#233;tition du message de la d&#233;nonciation antiterroriste et de la banalisation de la parole r&#233;volutionnaire &#233;dulcor&#233;e. Car ces deux trahisons ficellent les prol&#233;taires &#224; la m&#234;me impuissance soumise. Des ann&#233;es de pacifisme r&#233;formiste et de psalmodies groupusculaires, sur ce que devrait &#234;tre et surtout ne pas &#234;tre la contre-violence des exploit&#233;s et des opprim&#233;s a rendu opaque toute perspective d'&#233;mancipation. Bien s&#251;r quelques-uns &#233;voquent encore le fusil mais toujours sans agir concr&#232;tement &#224; la pr&#233;paration et &#224; l'organisation de la guerre r&#233;volutionnaire. Pour eux, l'heure n'est jamais &#224; l'action r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 80, les grandes campagnes antiterroristes de d&#233;fense de l'Etat ont bien s&#251;r jou&#233; de ces deux trahisons des faux r&#233;volutionnaires. Et aujourd'hui encore certains organisent des campagnes pour la lib&#233;ration des prisonniers politiques sur les m&#234;mes bases de collaboration : Tout d'abord ils affirment que la lutte arm&#233;e des ann&#233;es 60-80 n'aurait servi &#224; rien. Qu'elle n'aurait &#233;t&#233; qu'un &#034;instinct de mort&#034; apr&#232;s l'&#233;chec des barricades de 68. Qu'elle avait pour seule origine l'histoire mal cicatris&#233;e des ann&#233;es 40. L'essentiel pour tous ces &#034;solidaires&#034; est de tourner la page. La conclusion s'imposant d'elle-m&#234;me, il ne se passera plus rien et leurs trahisons anciennes et actuelles se justifieraient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d'autres les &#233;checs des ann&#233;es 80, r&#233;sum&#233;s &#224; la seule d&#233;faite de la gu&#233;rilla, se mystifient derri&#232;re le fatras de la vulgate du protestataire officiel. Et on sort de nouveau du chapeau les grandes formules creuses de l'id&#233;ologisme : l'absence du Parti, l'absence du syndicat de classe, du mouvement autonome organis&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lib&#233;ration des PP dans ces campagnes d'arri&#232;re-garde est l'acte ultime de la r&#233;&#233;criture de l'histoire r&#233;volutionnaire sur notre continent depuis les ann&#233;es 60. Elle s'articule &#224; la critique partielle et sectaire orchestr&#233;e par les nouvelles boutiques. Nous qui, depuis des ann&#233;es, sommes les otages de l'ordre dans les prisons, nous refusons de nous transformer aujourd'hui en objets de ces basses manoeuvres. On ne lutte pas pour la lib&#233;ration des PP par charit&#233; ni par humanisme. L'expos&#233; de la situation des PP doit &#234;tre avant tout un acte d'agit-prop. Il d&#233;passe imm&#233;diatement ces cadres pour aborder les probl&#233;matiques fondamentales du processus r&#233;volutionnaire &#224; notre &#233;poque. C'est donc un acte politique, un positionnement de classe. Un acte de lutte pour la r&#233;appropriation de la m&#233;moire et des savoirs, pour plus de pouvoir et un moment du combat pour la destruction du pouvoir bourgeois. Avec la lutte pour la lib&#233;ration, on se r&#233;approprie l'histoire occult&#233;e et son exp&#233;rience de lutte. Mais en premier lieu, on se r&#233;approprie le concept m&#234;me de l&#233;gitimit&#233; de la &#034;contre-violence&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette l&#233;gitimit&#233; a &#233;t&#233; battue en br&#232;che, salie et travestie durant des ann&#233;es. Mais dans son cours, la lutte des classes la produit et reproduit inexorablement. Tout simplement parce qu'elle est inh&#233;rente &#224; la violence du syst&#232;me capitaliste. La premi&#232;re violence est celle de l'exploitation, des cadences, de la discipline des usines casernes, de la mis&#232;re et des gal&#232;res. C'est la violence des profits. Ainsi la l&#233;gitimit&#233; de la contre-violence des exploit&#233;s est naturelle avec ce mode de production, elle d&#233;coule in&#233;luctablement de la violence des rapports de production du capital. Et elle en est la condamnation. Un ouvrier de Vilvorde rappela au d&#233;but du mouvement contre la fermeture de l'usine Renault : &#034;les violents sont ceux qui cassent l'usine et jettent les travailleurs &#224; la rue&#034;. La violence c'est le syst&#232;me tout entier. Et le moindre de ses rapports sociaux est violent. Ce sont les logiques de la subordination imp&#233;rialiste et la paup&#233;risation qui condamnent l'humanit&#233; aux p&#233;riph&#233;ries des mis&#232;res. C'est le processus de fascisation des pouvoirs des monopoles. C'est l'apartheid du racisme institutionnel et la mont&#233;e des politiques r&#233;actionnaires. C'est la violence sexiste ... La vie quotidienne imprime la violence dans le corps de tous les hommes et de toutes les femmes, exploit&#233;s, opprim&#233;s, bafou&#233;s, press&#233;s jusqu'&#224; la simple survie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sister et se r&#233;volter face &#224; cette violence est un &#034;instinct de vie&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exploiteurs monopolisent la violence. Elle se concentre et se condense dans les appareils et les rapports &#233;tatiques. La confrontation Etat/classe est donc bien toujours au coeur du conflit et de tous les conflits. Mais en des termes diff&#233;rents que par le pass&#233;. Avec la globalisation, l'&#233;tatique ne peut plus &#234;tre r&#233;sum&#233; &#224; l'&#233;tatique de l'&#201;tat-nation ni au syst&#232;me des &#201;tats. D&#233;sormais, les rapports et les appareils se dessinent diff&#233;remment comme la conjoncture globale de leurs contradictions et de leur crise politique. L'&#233;tatique est le reflet des int&#233;r&#234;ts de monopoles transnationaux et de leurs d&#233;chirements dans une guerre concurrentielle sans merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les flics et les lois d'exception sont le blindage des pouvoirs trans&#233;tatiques locaux, nationaux et continentaux. Ils les militarisent. Plus les pouvoirs sont violents, plus la violence est pouvoir. Et plus le pouvoir r&#233;el de la puissance &#233;conomique d'une poign&#233;e de monopoles et des &#233;lites gestionnaires les usurpe, plus ils ont l'imp&#233;rieuse exigence de la manipulation spectaculaire du &#034;d&#233;mocratique&#034;. Plus ils diffusent une propaganda de l&#233;gitimation obsessionnelle, omnipr&#233;sente, omnidimensionnelle. La com&#233;die est ainsi devenue la forme dictatoriale de gestion de la violence quotidienne. A cette fin, le protestataire a toujours &#233;t&#233; non seulement un ghetto tout &#224; fait admissible pour les pouvoirs, mais plus encore, il constitue une culture aujourd'hui phagocyt&#233;e &#224; la survie du r&#233;gime bourgeois. D'autant plus qu'il a su se garantir ce statut en s'accordant aux manipulations et &#224; la d&#233;nonciation des r&#233;volutionnaires. De peur peut-&#234;tre que le silence m&#234;me puisse &#234;tre compris comme un soutien tacite des &#034;terroristes&#034;. Le pacifisme du protestataire est prisonnier de l'utilisation qu'en fait le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action des mouvements sociaux n'est une menace pour l'ordre que lorsqu'ils portent en eux ne serait-ce que le possible d&#233;passement des cadres routiniers des luttes. Lorsqu'ils peuvent encore pr&#233;tendre se transformer en une action r&#233;volutionnaire capable de poser la question de la violence. Mais aujourd'hui il est clair que les militants encart&#233;s ont int&#233;rioris&#233; jusqu'&#224; la caricature les axiomes du discours antiterroriste. Ils tricotent les messages de l'ordre et de la morale dans les prairies de la soumission. Ils r&#233;p&#232;tent &#224; tue-t&#234;te que le faible est l'agresseur et le puissant la victime, que le rebelle est le fanatique, l'exploiteur le repr&#233;sentant l&#233;gitime, le partenaire de la conciliation &#034;d&#233;mocratique&#034; et des fronts r&#233;publicains antifascistes ! Les comm&#233;morations institutionnelles de Mai ont port&#233; au pinacle ces pseudo-r&#233;volutionnaires. Leur chemin de Damas a &#233;t&#233; sanctifi&#233;. Et les clercs stigmatisent le &#034;violent&#034; comme une justification a posteriori de leur retour dans le giron des &#233;lites bourgeoises. 68 a &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;, car il pouvait encore l'&#234;tre. Tous les aspects de protestataire m&#233;tropolitain dont il n'&#233;tait pas parvenu &#224; se d&#233;faire compl&#232;tement ont permis de phagocyter son histoire. Mais le mouvement insurrectionnel autonome de 77 qui l'a suivi ne pouvait conna&#238;tre le m&#234;me sort institutionnel. Des manifestations insurrectionnelles de Milan et de Rome aux r&#233;sistances contre l'OTAN, au mouvement &#034;asambleista&#034; espagnol ; des r&#233;voltes de la base ouvri&#232;re aux offensives de la gu&#233;rilla, le 77 autonome et arm&#233; avait ouvert une br&#232;che v&#233;ritable dans le consensus des centres imp&#233;rialistes. A ce titre, la r&#233;pression ne pouvait faire de demi-mesure. Il fallait qu'il soit an&#233;anti de la m&#233;moire collective. Et ces militants devaient se repentir ou crever dans les prisons sp&#233;ciales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement de 77 avait port&#233; trop loin l'alternative autonome au syst&#232;me, toutes les forces conjugu&#233;es de ce syst&#232;me lui font payer jusqu'&#224; la lie. Mais la violence r&#233;volutionnaire est encore &#224; l'ordre du jour et d'autant plus que les monopoles ont fini par accaparer tout l'espace politique et l'ont blind&#233;. D&#233;cid&#233;ment la violence r&#233;volutionnaire ne peut et ne chaussera jamais les godillots de l'image anachronique que beaucoup voudraient lui faire porter. Pour eux, elle ne serait plus qu'un souvenir, une vue de l'esprit et une d&#233;rive...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'ils nous expliquent alors comment subvertir et d&#233;truire les monopoles et leur militarisme ? Comment briser le proc&#232;s de fascisation de la globalisation ? Sinc&#232;rement, qui peut encore croire que l'on pourra vaincre en &#233;grainant le chapelet des voeux pieux, par la lutte pour les petites r&#233;formes, par l'appel aux citoyennet&#233;s bourgeoises, par la p&#233;tition et les longues promenades ? Par le fait m&#234;me de poser ces questions &#233;videntes, nous entendons d&#233;j&#224; les habituels anath&#232;mes : aventuristes, substituistes, imm&#233;diatistes, anarchistes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1971, Lotta Continua avait parfaitement r&#233;v&#233;l&#233; la substance de la condamnation : &#034;Qui hurle scandalis&#233; au terrorisme et au romantisme ne fait en r&#233;alit&#233; le plus souvent que masquer sa propre peur devant ses devoirs r&#233;volutionnaires&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien de cela dont il s'agit encore aujourd'hui. La violence dont les PP sont les symboles, n'est pas simplement une histoire pass&#233;e. C'est-&#224;-dire l'h&#233;ritage humain de la lutte combattante des deux d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes avec ses avanc&#233;es et ses erreurs. Elle va bien au-del&#224; pour tous ceux qui se r&#233;f&#232;rent encore &#224; l'&#233;mancipation du prol&#233;tariat et qui prennent le temps de la lire dans le cadre d'un processus historique. Elle permet d'entrevoir la violence arm&#233;e comme indispensable &#224; la subversion de la gestion actuelle de nos soci&#233;t&#233;s n&#233;olib&#233;rales. Qu'il faut et qu'il faudra l'utiliser pour briser le carcan du faux protestataire. Car d'elle d&#233;pend la perp&#233;tuation de ce qui n'est qu'une soumission, diff&#233;rente certes, mais toujours une soumission aux devenirs de la dictature. Elle seule peut arracher les oripeaux des &#034;songes bienheureux&#034; de citoyennet&#233;s, de nouveaux &#034;New deals&#034; , du retour &#224; l'Etat providence, d'unit&#233; antifasciste avec la bourgeoisie &#034;progressiste&#034;, ...&lt;br class='autobr' /&gt;
Petite parenth&#232;se. Nombreux sont ceux qui d&#233;filent hebdomadairement contre Le Pen, contre Fini... aux c&#244;t&#233;s de ceux-l&#224; m&#234;me qui aujourd'hui font r&#233;gner un silence de mort sur la d&#233;tention politique de nos pays europ&#233;ens. En ce qui concerne les prisonniers de la gu&#233;rilla, les gestions social-d&#233;mocrates du carc&#233;ral n'ont rien &#224; envier aux r&#233;gimes autoritaires. Ils utilisent les m&#234;mes m&#233;thodes : criminalisation, torture blanche, arbitraires, tabassages et les masquent d'une arrogance &#224; toute &#233;preuve. En France, les camarades Groix, Ramazan Alpaslan, Pello Marinelarenari sont morts dans leur cellule. De nombreux autres camarades sont atteints de maladies aujourd'hui incurables du fait de leurs conditions de d&#233;tention. Deux cents prisonniers politiques croupissent dans les prisons de l'Etat fran&#231;ais et les gestionnaires de la &#034;mort lente&#034; voudraient encore se mettre &#224; la t&#234;te du combat antifasciste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui ne veut pas parler d'imp&#233;rialisme et de r&#233;pression d'Etat devrait aussi se taire en ce qui concerne le fascisme. Mettre la question des PP et de la violence r&#233;volutionnaire sur le tapis c'est inexorablement agir &#224; r&#233;volutionner les &#034;r&#233;volutionnaires&#034; de la m&#233;tropole. Tout d'abord en faisant appara&#238;tre comment, depuis deux d&#233;cennies, une connivence avec les gestionnaires de &#034;gauche&#034; dans les luttes utilisatrices de la charit&#233; ou de l'antifascisme institutionnel s'est s&#233;diment&#233;e. Alors que ces bonnes &#226;mes &#233;taient au gouvernement les farouches d&#233;fenseurs du n&#233;olib&#233;ralisme triomphant et les responsables d'un bond en avant sans pr&#233;c&#233;dent des in&#233;galit&#233;s. Qu'ils &#233;taient les l&#233;gislateurs du nouvel apartheid et ceux de la &#034;proportionnelle&#034; pour le FN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#233;galement, le bon usage de la question de la violence et des PP doit &#234;tre l'un des instruments de la lutte contre la tradition du gradualisme, h&#233;rit&#233;e de l'opportunisme des vieux P&#034;C&#034;. Tous ces concepts de la coexistence pacifique que l'on r&#233;p&#232;te par habitude ; &#034;la ligne de masse&#034; et le refus de l'aspect minoritaire de la violence, enfin tout ce qui a toujours servi &#224; repousser l'action r&#233;volutionnaire aux calendes grecques. Des d&#233;cennies d'actions &#034;responsables&#034;, de conciliation, d'&#233;lectoralisme, de routine, de banalisation du message et de l'engagement r&#233;volutionnaire... ont fait perdre de vue au mouvement un des points cardinaux de la th&#233;orie marxiste : le saut du capitalisme au socialisme se fera dans la violence r&#233;volutionnaire. Et pas autrement. En cons&#233;quence, poser la question de la violence r&#233;volutionnaire, c'est retrouver le souffle du but r&#233;volutionnaire, et renouer ainsi le lien entre nos r&#233;sistances et nos luttes actuelles et la possible destruction du syst&#232;me lui-m&#234;me, entre le sens du combat de chaque jour et les int&#233;r&#234;ts historiques de notre classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est agir &#224; la m&#233;moire des luttes et retrouver le fil rouge qui la parcourt de juin 1848 &#224; la Commune de Paris, de la r&#233;volution de 1905 &#224; la r&#233;volution europ&#233;enne de 1917-1923, &#224; la r&#233;volution espagnole de 36, au Mayo 37 barcelonais, &#224; la Longue marche chinoise et &#224; la R&#233;volution culturelle, &#224; toutes les luttes de d&#233;colonisation, &#224; Che Guevara dans les maquis cubains, congolais et boliviens ; et enfin du Mai piu senza fucile du 68 europ&#233;en aux mouvement et aux offensives autonomes de 1977-78.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est finalement remettre l'usage de la th&#233;orie sur ses pieds. L'enseignement et l'exp&#233;rience des luttes pass&#233;es et du processus r&#233;volutionnaire tout entier font corps avec les probl&#233;matiques de la pratique, avec la r&#233;solution des t&#226;ches, avec l'action directe des r&#233;volutionnaires aujourd'hui. La th&#233;orie de la lutte ne sera jamais le monopole des boutiquiers et des sacristains. A chaque mouvement renaissant, il est imp&#233;ratif de briser le commerce spectaculaire des uns et les litanies des autres, pour se r&#233;approprier la th&#233;orie pratique. Dans l'actualit&#233; comme par le pass&#233;, la pr&#233;paration et la mise en pratique de la violence r&#233;volutionnaire parlent de communisme. C'est la volont&#233; d'incarner des moments du pouvoir de la classe. Sans une th&#233;orie, une m&#233;moire et une pratique de la violence, jamais les militants prol&#233;tariens ne pourront se doter d'une strat&#233;gie cons&#233;quente de construction des pouvoirs de classe. D'autant plus qu'&#224; notre &#233;poque le sujet d&#233;terminant est un prol&#233;taire hautement pr&#233;caris&#233;. En effet, le porteur du sujet r&#233;volutionnaire de transformation sociale n'est plus l'ouvrier professionnel, ni m&#234;me l'ouvrier-masse de l'apr&#232;s-guerre, mais un ouvrier paup&#233;ris&#233; frapp&#233; par l'intensit&#233; de la violence de l'exploitation mondiale. Un sujet global de Djakarta &#224; La Courneuve, de Los Angeles &#224; Lagos, mais c'est dans le m&#234;me temps un sujet reflet de la forte h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; sociale. L'homog&#233;n&#233;isation et la polarisation de sa condition ont boulevers&#233; les conjonctures de sa lutte de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui le prol&#233;tariat ne peut plus se recomposer avec les m&#234;mes m&#233;thodes de lutte et d'organisation qu'il utilisait auparavant. C'est une &#233;vidence. Pire, ces m&#233;thodes sont devenues des entraves qui aggravent encore sa pr&#233;carit&#233; &#233;conomico-sociale avec toutes les cons&#233;quences des pr&#233;carit&#233;s politiques et culturelles. Le prol&#233;tariat pr&#233;caire ne se recomposera pas comme classe r&#233;volutionnaire dans un processus de gr&#232;ves ou gr&#226;ce &#224; la politisation syndicale en g&#233;n&#233;ral, ni m&#234;me par l'encartement &#224; tel ou tel parti plus radical en parole que son voisin. Il ne le peut plus. Il s'&#233;duque dans l'action directe et les flamb&#233;es de r&#233;volte. Il est pouss&#233; in&#233;luctablement &#224; la confrontation violente par ses conditions de vie mis&#233;rables et par la r&#233;pression qu'exercent sur lui les repr&#233;sentants d'un capitalisme &#224; bout de souffle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;parer la confrontation arm&#233;e, c'est agir d&#232;s le premier instant &#224; la recomposition de classe, agir &#224; l'unit&#233; et &#224; la politisation de ce prol&#233;tariat pr&#233;caire global. C'est faire surgir la conscience qu'il repr&#233;sente la seule classe mondiale &#224; pouvoir conduire jusqu'au bout le processus r&#233;volutionnaire. Une classe qui se constitue pour assumer ce r&#244;le, sa nature historique et collective est de d&#233;truire sa nature imm&#233;diate et individualis&#233;e d'esclave &#233;conomique et politique du capital. Ce processus de conscientisation et d'organisation est un processus de longue dur&#233;e, une guerre de classe au cours de laquelle les combats sporadiques se g&#233;n&#233;raliseront en affrontement insurrectionnel. Affronter la question de la violence s'encha&#238;ne imm&#233;diatement en r&#233;solution r&#233;volutionnaire de son organisation. C'est la tentative de r&#233;ponse collective et pratique au comment r&#233;armer le prol&#233;tariat de la volont&#233; de s'armer et de mener la guerre r&#233;volutionnaire contre le capital. C'est la mise en situation de ce questionnement au c'ur de la lutte pour l'autonomie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cheminement, la classe redressera son drapeau et son fusil, d'un m&#234;me &#233;lan car ils sont indissociables. Elle portera ses int&#233;r&#234;ts et la guerre pour les faire triompher. Dans leur interaction, les int&#233;r&#234;ts guideront le fusil et le fusil ouvrira la voie &#224; la r&#233;v&#233;lation des int&#233;r&#234;ts mondiaux et sans concession possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure. Que signifie le fait de mettre ainsi sur le tapis la question de la violence arm&#233;e lors de cette Journ&#233;e internationale du prisonnier r&#233;volutionnaire ? Nous entendons d&#233;j&#224; du fond de nos cellules les soupirs des mauvais esprits. Non camarades, pour nous la question de la violence arm&#233;e n'est pas la seule question r&#233;volutionnaire, ni la seule &#224; devoir &#234;tre trait&#233;e en urgence. Certains ont toujours caricatur&#233;, et caricaturent encore les positions de la gu&#233;rilla en essayant de faire croire que n'avons que &#231;a dans la t&#234;te. Et en cons&#233;quence, trop souvent cet argument en conserve sert d'alibi &#224; l'absence de la juste interrogation sur la n&#233;cessit&#233; de la violence et de sa pratique organis&#233;e. Il a toujours constitu&#233; l'ultime argument pour &#233;vacuer le d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prisonniers de la gu&#233;rilla, nous cherchons simplement &#224; soulever les aspects fondamentaux de cette question. Toute son actualit&#233;. Et les contradictions dans lesquelles elle plonge tous les militants des pays imp&#233;rialistes. Parmi eux, nombreux sont ceux qui soutiennent une gu&#233;rilla dans le monde. Mais rares sont ceux qui font le saut en passant du soutien de cette situation particuli&#232;re &#224; la globalit&#233; de la probl&#233;matique et ainsi &#224; ses r&#233;percutions concr&#232;tes o&#249; que l'on se trouve. Car soutenir une gu&#233;rilla r&#233;volutionnaire pose imm&#233;diatement un probl&#232;me politique pratique. Tout faire pour le triomphe d'une gu&#233;rilla au Mexique, en Turquie, en Asie, exige une r&#233;flexion profonde sur l'action qui doit &#234;tre celle des r&#233;volutionnaires dans le &#034;coeur de la b&#234;te&#034;, dans la citadelle des coffres-forts des monopoles. L&#224; o&#249; vivent et prosp&#232;rent les propri&#233;taires et les technocrates qui taillent en coupe la plan&#232;te enti&#232;re. L&#224; o&#249; r&#233;sident ceux qui exploitent et oppriment dans une dictature sans partage plus de 90 % du prol&#233;tariat international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1972, Andreas Baader, Ulrike Meinhof et les camarades de la RAF ont apport&#233; une premi&#232;re r&#233;ponse en d&#233;truisant les ordinateurs des forces arm&#233;es US planifiant les bombardements sur le Vi&#234;t-nam. Cette action d&#233;passait le cadre du soutien pour &#234;tre un acte concret de solidarisation des luttes anticapitalistes et anti-imp&#233;rialistes ici avec la lutte d'&#233;mancipation dans les p&#233;riph&#233;ries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis trois d&#233;cennies, la globalisation des processus productifs et d'&#233;change a connu un saut qualitatif sans pr&#233;c&#233;dent. Pas un jour sans que le moindre fait nous le rappelle. Mais cette globalisation est avant tout la mondialisation de la lutte des classes, la mondialisation des probl&#233;matiques et la mondialisation des solutions. D&#232;s lors, qui voudrait s&#233;rieusement nous faire croire qu'on peut tout &#224; fait comprendre qu'on prenne les armes dans la Sierra et condamner ceux qui les utilisent dans les places fortes de l'ordre imp&#233;rialiste ? Qui voudrait nous faire croire que le particulier domine &#224; ce point la situation g&#233;n&#233;rale du conflit ? Que c'est une position juste et r&#233;volutionnaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qu&#234;te de l'unit&#233; est la projection r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat mondial. O&#249; qu'ils se trouvent, les r&#233;volutionnaires doivent renforcer et orienter cette &#034;longue marche&#034;. Ils doivent avancer pour la recomposition et la politisation de la classe dans le cadre de l'espace dominant de l'&#233;poque, dans sa pluridimention du local au mondial. Partout ils doivent abattre les obstacles et les limites qui renvoient sempiternellement les luttes aux cadres et aux r&#232;gles de l'organisation nationale et institutionnelle du syst&#232;me. Les deux sont aujourd'hui &#233;troitement li&#233;s. Et dans la m&#233;tropole imp&#233;rialiste, le national et l'institution sont d'autant plus r&#233;actionnaires qu'ils sont instrumentalis&#233;s dans le processus de fascisation des monopoles. Les immenses arm&#233;es des travailleurs pauvres, les nouveaux esclaves des grands monopoles et les d&#233;sh&#233;rit&#233;s des ghettos urbains, forment la majorit&#233; de l'humanit&#233;. Ce prol&#233;tariat pr&#233;caris&#233; est l'axe autour duquel doit se r&#233;soudre la question du partage de la richesse sociale et celle de l'appropriation des moyens de production. Il ne peut en &#234;tre autrement. Aucune autre classe et strate de classe ne peuvent le substituer dans l'&#233;lan r&#233;volutionnaire. Et surtout pas, les repr&#233;sentants des classes locales et nationales m&#233;tropolitaines qui finissent toujours par d&#233;fendre le &#034;progr&#232;s&#034; et les r&#233;formes de la citoyennet&#233; imp&#233;rialiste et les saintes charit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment peut-on croire qu'il y a ainsi une once d'espoir dans les limbes de la &#034;gauche de la gauche&#034; et les autres modes du protestataire m&#233;tropolitain ? Ils en reviendront finalement tous et sempiternellement &#224; pr&#233;server les petits avantages des conditions locales et &#224; les am&#233;nager. Ils ne peuvent &#233;chapper &#224; ce destin fonctionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, ils savent bien qu'ils n'obtiennent ces petites r&#233;formes qu'&#224; l'expresse condition de diviser la classe et de la mobiliser aux probl&#233;matiques &#233;triqu&#233;es du petit chez-soi prot&#233;g&#233; par les arm&#233;es aux fronti&#232;res et les plans vigipirate. Sous le masque, ils collaborent &#224; l'apartheid. Dans les m&#233;tropoles europ&#233;ennes, depuis un demi-si&#232;cle, le triomphe de la pens&#233;e &#034;social-d&#233;mocratie&#034; tant dans l'institution comme dans les groupuscules du protestataire r&#233;v&#232;le ainsi son imposture. Les demi-solutions des programmes populistes n'ont pas tir&#233; le prol&#233;tariat des griffes des lois du capitalisme monopoliste. Au contraire, elles ont agi &#224; leur dynamisme. La d&#233;connexion entre les richesses accapar&#233;es et les pauvret&#233;s n'a jamais &#233;t&#233; aussi violente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exploitation intensive s'est consid&#233;rablement aggrav&#233;e dans la haute productivit&#233;, les cadences infernales mais aussi la pr&#233;carit&#233; et l'ins&#233;curit&#233; de l'existence de millions de prol&#233;taires. La politique institutionnelle se r&#233;sume d&#233;sormais pour les prol&#233;taires &#224; pl&#233;bisciter le choix entre le pire et moins pire ; ou &#224; s'exclure du jeu. Mondialement, la classe prol&#233;tarienne est aujourd'hui seule face &#224; l'alternative socialisme ou barbarie, que soul&#232;vent les d&#233;veloppements et les pourrissements du capitalisme. Partout o&#249; elle se r&#233;volte, elle doit empoigner les armes, des ruelles de Gaza aux barriadas de Bogota, du Chiapas aux cit&#233;s-banlieues de nos m&#233;galopoles europ&#233;ennes... Partout les masses d&#233;bordent les cadres p&#233;rim&#233;s des vieilles structures. Les partis et les syndicats institutionnalis&#233;s sont toujours plus r&#233;duits &#224; l'impuissance de leur inad&#233;quation face aux nouveaux espaces et &#224; leur globalisation. Partout le prol&#233;tariat socialise les nouvelles r&#233;sistances, dans l'auto-&#233;ducation et l'auto-organisation, dans la recherche de son autonomie politique. Bien s&#251;r cela ne va pas sans de nombreuses errances. Les fausses croyances et les vrais int&#233;grismes se r&#233;pandent telle une nouvelle l&#232;pre. Pourtant le souffle de la lib&#233;ration prend corps, il est plus fort. Partout o&#249; les prol&#233;taires se r&#233;voltent, ils retrouvent le sens de la violence r&#233;volutionnaire. Les fusils et &#224; d&#233;faut les pierres. Et on voudrait nous faire croire que le temps des gu&#233;rillas est pass&#233;. Que la lutte arm&#233;e est de l'histoire ancienne ! On voudrait nous faire croire que tout cela ne change rien pour les r&#233;volutionnaires ici. Qu'il faut poursuivre inlassablement jusqu'&#224; l'absurde les routines du gradualisme r&#233;visionniste. Qu'il faut distiller de la parlote en conserve sur les pr&#233;tendus lendemains nsurrectionnels et les patiences de leur pr&#233;paration. La seule pr&#233;paration authentique &#224; la r&#233;volution est l'action r&#233;volutionnaire. Jamais le l&#233;galisme, le pacifisme et les concessions quotidiennes n'ont rapproch&#233; de la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule l'action r&#233;volutionnaire r&#233;solue, l'accomplissement des t&#226;ches telles qu'elles s'imposent v&#233;ritablement &#224; nous et la subversion des consignes de casernes font surgir l'esprit de la r&#233;volution. Les pr&#233;misses de l'&#233;lan r&#233;volutionnaire en devenir d&#233;montrent la centralit&#233; des liens ind&#233;fectibles entre les luttes pour l'autonomie de classe, la lib&#233;ration par les armes et l'internationalisme prol&#233;tarien. Ce n'est qu'un d&#233;but...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a raison de se r&#233;volter !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oser lutter, oser vaincre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 juin 1998&lt;br&gt;
Jo&#235;lle Aubron &lt;br&gt;
Nathalie M&#233;nigon &lt;br&gt;
Jean-Marc Rouillan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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