THEMES

Critiques du travail

8 octobre 2013 - Lucy Parsons

Aux vagabonds, aux chômeurs, aux déshérités, aux miséreux...

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Originalement publié dans le numéro du 4 octobre 1884 du journal anarchiste Alarm, ce texte fut distribué sous forme de tract par l’International Working People’s Association, organisation anarchiste dont le but était de reprendre là ou la première AIT (1864-1877) s’était arrêtée, et à laquelle appartenaient Albert Parsons (compagnon de Lucy), August Spies, et d’autres anarchistes emprisonnés et exécutés à la suite de la tentative insurrectionnelle de Haymarket à Chicago en 1886. D’origine afro-américaine, mexicaine et indienne Creek, Lucy nait en 1853 et grandit dans un ranch au Texas où elle est esclave, elle participera toute sa vie au combat anarchiste, jusqu’à sa mort dans l’incendie de sa maison à Chicago le 7 mars 1942.

21 juillet 2013 - B. Traven / Ret Marut

Chaîne de montage

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« L’Indien était en train de confectionner de petits paniers au moyen de toutes sortes de fibres qu’il avait ramassées dans l’immense forêt entourant le village de toutes parts. Ces matériaux avaient été non seulement soigneusement préparés par le vannier mais aussi richement colorés au moyen de teintures extraites par lui de diverses plantes, écorces et racines, voire de certains insectes, selon un procédé connu de lui seul et des siens. »

Chaîne de montage, ou la rencontre d’un touriste américain porté sur les affaires et d’un paysan indien, artisan à ses heures, dans le Mexique rural de la première moitié du XXème siècle.

Ecrite dans un langage accessible à tous, cette nouvelle est une lecture idéale pour les plus jeunes.

17 juin 2013 - Un homme de lettres anonyme

La mécanique des lettres

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Travailler, bosser, taffer, gagner sa vie.
Rencontrer, se lier, s’associer, mettre du sien.
Vivre avec son temps. Gagner du temps.
Moderniser, rationaliser, automatiser.
Compter, gagner, rentabiliser.
Synonymes ?
L’exemple de La Poste.

26 novembre 2012 - prole.info

A bas les restaurants

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« Y’en a marre ! Ce sera le dernier client chiant. Le dernier connard de gérant. La dernière engueulade avec un collègue. Le dernier plat puant de moules. La dernière fois que tu te brûles ou te coupes parce que tu es dans le speed. La dernière fois que tu te promets que tu donnes ta démission demain et que tu te retrouves à promettre la même chose, deux semaines plus tard. Un restaurant est un endroit misérable. »

« Notre lutte n’est pas contre le geste de couper des légumes, de laver la vaisselle, de verser de la bière ni même de servir de la nourriture à d’autres personnes. Elle est contre la façon dont tous ces actes se rassemblent dans un restaurant, séparés d’autres actes, pour faire partie de l’économie et faire croître le capital. Le point de départ et de fin de ce processus est une société de capitalistes et de personnes obligées de travailler pour eux. Nous voulons une fin à cela. Les luttes des travailleurs de restaurant visent ultimement à créer un monde sans restaurants et sans travailleurs. »

Abolish Restaurants a été publié en 2006 sur le site américain prole.info. Déjà traduit dans une dizaine de langues, nous avons voulu diffuser ce texte en version française.

Pour toutes remarques, suggestions et sollicitations, ou bien si vous souhaitez diffuser ce bouquin (imprimé à plusieurs milliers d’exemplaires), un petit mail à vinaigre... Ce pamphlet est également disponible sur internetdown.org

12 octobre 2012 - Penelope Rosemont

La Psychopathologie du Travail

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« La dépersonnalisation et l’aliénation de nos plus profonds désirs nous sont inculquées dès l’enfance par l’école, la religion, le cinéma, la télévision, et atteignent bientôt un point où le désir individuel n’est plus seulement un système de contradictions, mais une marchandise comme toute les autres. La « vraie vie » semble toujours être juste un peu au-delà de ce qu’un salaire hebdomadaire et une carte de crédit peuvent offrir, de manière à ce qu’elle soit reportée indéfiniment. »
[Extrait de « Une brève fulmination contre le travail », in Surrealist Experiences : 1001 Dawns, 221 Midnights (2000). Publié dans le journal américain Green Anarchy N°15, Hiver 2004.

18 mai 2012 - Non Fides

Contre le travail et ses apôtres

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Dans ce renforcement somme toute récent du culte populaire du travail, de nombreuses charognes politiques ont une bonne part de responsabilité, syndicats, partis et organisations dites « radicales » en tête.
Car l’ouvriérisme n’est pas pour rien dans la démocratisation de ce culte : les batailles pour le droit au travail (ça résonne comme un échos à la vieille rengaine « Mais il y a des gens qui sont morts pour que tu aies le droit de vote !! ») ont commencé avec la constitution de ce qui s’appelle encore aujourd’hui le Mouvement Social, lui-même ayant pris part à l’enterrement des mouvements insurrectionnels caractérisés par le cassage en règle de machines et d’usines. Aussi, après la "mort" de l’exploité révolté, surgit une autre « figure », avec la bonne imagerie du prolo musclé, qui sue courbé sur sa machine, plein de ténacité face à l’adversité et la douleur, les parades d’ouvriers pour le premier mai avec force banderoles « sauvez nos emplois et nos salaires », « sauvez notre profession », « l’industrie automobile doit survivre », ou encore « pour la défense de la métallurgie en Lorraine », « 3000 euros par mois dès maintenant c’est possible ! » et autres hymnes bien puants incitant à être fier de sa condition. Une imagerie où la faucille ne sert plus à égorger le contre-maître, ni le marteau à défoncer le métier à tisser, mais à représenter le travail dans toute sa splendeur.

Extrait de Non Fides N°IV, juillet 2009.

16 avril 2012 - Collectif

Servitude écologique

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Comme la plupart des idéologies, l’écologisme tente de tout ramener à un problème de mauvaise gestion et évite de toucher aux réelles causes des problèmes. Jamais ses défenseurs ne font le lien entre comment les hommes sont traités et comment tout ce qui les entoure est traité. Comme toute idéologie, l’écologisme sépare toutes les questions, refuse de voir la cohérence qui existe entre l’exploitation de l’homme par l’homme et l’exploitation de la “nature” par l’homme. C’est pourtant le même rapport de domination, d’exploitation, de destruction.

25 février 2012 - Jack London

La Force des Forts

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« Voila comment nous quittâmes la caverne pour l’arbre. »

À travers cette fable, Jack London nous ramène plusieurs milliers d’années en arrière dans une tribu confronté à l’apparition de la propriété, de la religion, des forces de police... tout ce qui fait nos sociétés modernes se retrouve concentré dans cette courte nouvelle.

C’est aussi une lecture idéale pour les tout petits.

17 janvier 2012 - Collectif

De l’esclavage au salariat, deux facettes d’une même exploitation

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Cette brochure est un recueil de textes divers qui analysent de manière critique le passage de l’esclavage à l’exploitation salariée. Ils tirent leurs réflexions de contextes différents, que ce soit la Russie en 1861 ou les Etats-Unis en 1988. Ils tentent de montrer que l’abolition de l’esclavage n’a pas été qu’une tentative humaniste mais a surtout été une manière de changer le mode d’exploitation de ceux qui devinrent de véritables esclaves salariés tout en présentant une soupape de sécurité en réponse à des troubles croissants.

20 septembre 2011 - Fredy Perlman

La reproduction de la vie quotidienne

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Avec ce texte de Fredy Perlman, nous vous proposons une analyse de qualité de l’aliénation et de la reproduction sociale de l’économie dans la vie quotidienne à travers le travail et la marchandise.

« L’activité quotidienne des esclaves reproduit l’esclavage. Par leur activité quotidienne, les esclaves ne se reproduisent pas seulement physiquement eux-mêmes et leurs maîtres, ils reproduisent également les instruments par lesquels leurs maîtres les oppriment, ainsi que leurs propres habitudes de soumission à l’autorité du maître. Pour les hommes vivant dans une société fondée sur l’esclavage, le rapport maître-esclave semble à la fois naturel et éternel. Pourtant, les hommes ne naissent pas maîtres ou esclaves. L’esclavage est une forme sociale spécifique à laquelle les hommes sont soumis exclusivement dans des conditions matérielles et historiques déterminées. L’activité quotidienne concrète des salariés reproduit le salariat et le capital. Par leurs activités quotidiennes, les hommes « modernes », comme les membres d’une tribu ou les esclaves, reproduisent les habitudes, les relations sociales et les idées de leur société, ils reproduisent la forme sociale de la vie quotidienne. De même que le système tribal et l’esclavage, le système capitaliste n’est ni la forme naturelle, ni la forme définitive de la société humaine. Comme les formes sociales précédentes, le capitalisme est la réponse spécifique à des conditions matérielles et historiques données. [...] Les conditions matérielles et historiques expliquent l’origine de la forme capitaliste, mais pas la raison pour laquelle cette forme perdure alors que la situation initiale a disparu. »

29 juin 2011 - Paul Lafargue

Le droit à la paresse

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« Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes, ont sacro-sanctifié le travail. »

Le droit à la paresse de Paul Lafargue reste, plus d’un siècle après sa publication, un classique de la critique du travail et de l’exploitation...

26 janvier 2010 - Collectif 1984

Plaidoyer pour que les mineurs du monde entier se reconnaissent dans les souffrances des caissières de grand magasin

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Ce plaidoyer, publié initialement en 1996, veut s’attaquer aux mille et un mécanismes qui sont le plus souvent mis en avant pour nous empêcher de nous reconnaître comme faisant partie d’une seule et même classe sociale, nous qui travaillons pour (sur)vivre et qui sommes soumis-es à ce titre, à un même dénominateur commun : l’exploitation.

Cette vérité toute simple est aujourd’hui tout bonnement « imprononçable » : on ne peut plus dire l’exploitation. L’évoquer, c’est la plupart du temps voir son interlocuteur balayer la question d’un revers de main fatigué, en arguant de la « complexe réalité » pour finalement noyer le poisson de l’exploitation dans les eaux confusionnantes des « différences culturelles », des « conditions particulières dans le tiers-monde », des soi-disant progrès dans les pays dits socialistes, de la charge plus ou moins lourde du labeur, ... toutes choses qui aboutissent à démanteler la communauté d’intérêts qui nous relie.

30 septembre 2009 - Jean

Pourquoi je démissionne du syndicat

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En 1981, Jean était syndiqué CGT à Saulnier-Duval, l’une des principales usines métallurgiques de la région nantaise, au sein de laquelle il subsistait encore des rétifs parmi les damnés de la chaîne de montage, plus de dix ans après Mai 68. D’où l’ambiance faite de réticences au travail, de coulages larvés de la production, parfois même de sabotages. Avec quelques autres complices, Jean diffusa largement cette lettre ouverte devant bon nombre d’usines en Loire-Atlantique, en commençant par Saulnier-Duval, et après avoir expliqué les raisons de sa démission en assemblée générale, sous les cris de haine des staliniens.

30 juin 2009 - Leopold Roc , Os Cangaceiros

La domestication industrielle

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Ce texte revient sur deux siècles d’une industrialisation menée à grand train dans le processus d’expansion du capitalisme moderne, de son accompagnement par l’idéologie du progrès et du travail, ses multiples apôtres et relais, notamment parmi les souteneurs auto-proclamés de ceux et celles qui devaient faire les frais de cette domestication, les classes laborieuses. Il nous parle de la perte progressive d’autonomie, des diverses résistances à la construction de la société carcérale dans laquelle nous vivons, et contre laquelle d’autres se sont battus avant nous. Il nous rappelle aussi que, des luddites d’Angleterre aux révoltes insurrectionnelles qui ont traversées l’Histoire, la destruction du Capital ne sera possible que si des exploités décident de se lever et d’en finir avec ce qui nous détruit.

10 avril 2009 - Jacques Mucchielli , Léo Henry

Demain l’usine

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« Lundi après-midi, tu n’arrêtes pas de tourner la tête vers la pendule de l’atelier. Tu te demandes si tu oseras le faire. Si tu arrêtes le travail et que la plupart des autres continuent, est-ce que tu ne vas pas te faire virer ? Et si tout le monde hésite comme toi, est-ce que ça va marcher ? Tu retournes le problème dans ta tête comme si c’était un simple cas de conscience, une affaire entre toi et toi seule. Comme si c’était la même chose que ne pas chauffer toutes les pièces de ta maison pour faire des économies d’énergie.

Mais ce n’est pas la même chose. Tu n’es pas un individu seul, ta décision n’a rien de personnel. Elle change quelque chose, parce qu’elle ne fait pas de toi juste quelqu’un de plus, un chiffre parmi ce nombre qui n’a jamais aucune prise sur rien. Aujourd’hui tu peux décider, tu peux faire partie d’une force collective, tu peux avoir prise sur ta réalité, sur ta situation.

À l’heure dite il y a un instant de flottement. Tous lèvent la tête de leurs machines, vous vous regardez en hésitant. Il te semble que le bruit des autres ateliers s’est atténué. Un ouvrier se lève de sa chaise à quelques mètres de toi. Et, lentement, chacun abandonne son poste sans rien dire, dans un silence incroyable. Tu te rends compte que tu es debout toi aussi, que tu te diriges vers la pointeuse. Tu ne t’es pas levée la première. Mais je me suis levée. »

Demain l’usine est une nouvelle extraite de Yama Loka Terminus – dernières nouvelles de Yirminadingrad , de Léo Henry & Jacques Mucchielli, paru à L’Altiplano en juin 2008.

16 février 2009 - George Woodcock

La tyrannie de l’horloge

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Maintenant, le mouvement de l’horloge donne la cadence aux vies humaines : les humains sont asservis à la conception du temps qu’ils ont eux mêmes produite et sont maintenus dans la peur, comme Frankenstein par son propre monstre. Dans une société saine et libre, une telle domination arbitraire de la fonction humaine par l’horloge ou la machine serait hors de question.

8 février 2009 - John Holloway

1968 et les portes ouvertes sur de nouveaux mondes

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1968, pourquoi parler de 1968 ? John Holloway évoque l’explosion de cette révolte contre le travail abstrait dont l’écho résonne encore aujourd’hui.

15 janvier 2009 - Nanni Balestrini

Le Salaire

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« Qu’est-ce que c’est, le salaire d’un ouvrier. Moi, ma feuille de paie, je ne la lisais jamais, parce que je m’en foutais pas mal. Mais sur la feuille, il y a toutes les cases dans lesquelles le patron divise la paie qu’il donne à l’ouvrier. En gros, deux parties : la première partie, c’est le salaire de base, il correspond aux heures de travail qu’on a faites à l’usine. Ça devrait être le seul salaire. En réalité, il est toujours très bas, c’est-à-dire qu’il ne suffit jamais au minimum vital de l’ouvrier. Alors, il y a l’autre partie du salaire, la partie mobile. Dans la partie mobile, il peut y avoir plusieurs cases : prime de production, prime d’assiduité, prime de rendement, indemnités variées, et caetera.
Toutes ces divisions ne servent qu’à lier le salaire de l’ouvrier à la production du patron. Le salaire au rendement, par exemple, c’est la paie pour le nombre de pièces que produit l’ouvrier. Moyennant quoi, l’ouvrier doit toujours être zélé et obéir aux ordres de ses chefs. Parce que c’est eux qui établissent cette partie variable de son salaire, qui lui est absolument indispensable pour vivre. Et qui permet au patron de maintenir un contrôle politique sur la classe ouvrière, de faire qu’elle accepte de collaborer à sa propre exploitation.
Et c’est la raison pour laquelle, quand, nous, on demande des augmentations sur le salaire de base, le patron et les syndicats veulent toujours nous les donner sur la partie variable.
 »

12 novembre 2008 - Emile Pouget

Le Sabotage

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C’est au nom des prescriptions de cette morale spéciale que les ouvriers doivent trimer dur et sans trêve au profit de leurs patrons et que tout relâchement de leur part, dans l’effort de production, tout ce qui tend à réduire le bénéfice escompté par l’exploiteur, est qualifié d’action immorale.

Par contre, c’est toujours en excipant de cette morale de classe que sont glorifiés le dévouement aux intérêts patronaux, l’assiduité aux besognes les plus fastidieuses et les moins rémunératrices, les scrupules niais qui créent l’honnête ouvrier, en un mot toutes les chaînes idéologiques et sentimentales qui rivent le salarié au carcan du capital, mieux et plus sûrement que des maillons de fer forgé.

Pour compléter l’oeuvre d’asservissement, il est fait appel à la vanité humaine : toutes les qualités du bon esclave sont exaltées, magnifiées et on a même imaginé de distribuer des récompenses - la médaille du travail ! - aux ouvriers-caniches qui se sont distingués par la souplesse de leur épine dorsale, leur esprit de résignation et leur fidélité au maître.

De cette morale scélérate la classe ouvrière est donc saturée jusqu’à profusion.

Depuis sa naissance, jusqu’à la mort, le prolétaire en est englué : il suce cette morale avec le lait plus ou moins falsifié du biberon qui, pour lui, remplace trop souvent le sein maternel ; plus tard, à la "laïque", on la lui inculque encore, en un dosage savant, et l’imprégnation se continue, par mille et mille procédés, jusqu’à ce que, couché dans la fosse commune, il dorme de son éternel sommeil...

9 novembre 2008 - Michael Seidman

L’individualisme subversif des femmes à Barcelone, années 1930

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L’historien Michael Seidman essaye dans ce texte de démontrer comment les révolutionnaires espagnol-e-s n’ont pas réussi, en 1936, à dépasser les contradictions inhérentes au travail comme forme d’organisation sociale dominante.

Quand la révolution a éclaté à Barcelone en juillet 1936, les révolutionnaires ont eu besoin de toute l’aide et de l’appui qu’ils pourraient obtenir, aussi bien des travailleurs que des travailleuses qu’ils prétendaient représenter. À la radio et dans d’autres médias, les partis et syndicats ont fait des appels pour obtenir l’appui des femmes dans la lutte contre les nationalistes de Droite (...) De nombreuses femmes ont refusé de se sacrifier pour le bien de la lutte et ont défendu leurs besoins personnels, pas ceux de la république ou la révolution.

27 juin 2008 - Emile Pouget , Non Fides , R.T.O. , S.I.P.N.

Réflexions sur le Travail

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Au sommaire :
- Travailler, pour quoi faire ? (Non Fides)
- La Délation en entreprise (Non Fides)
- Et après, que nous reste-t-il ? (Non Fides)
- Les Patrons sont ils indispensables ? (anonyme)
- Il y a des choses qui explosent la boite crânienne (Non Fides)
- Courtois, Accueillant, Dynamique, Organisé, Rigoureux (Non Fides)
- Benzoriders (R.T.O)
- On aimerait faire grève (SIPN)
- A propos d’une idée ignoble appelée compétition (Non Fides)
- La grève générale (Emile Pouget)

La bande dessinée "Les patrons sont ils indispensables ?" n’est visible que dans le fichier PDF de la brochure.
Vous pouvez télécharger la brochure au format PDF page par page lisible sur votre écran sur le site de Non Fides.

8 avril 2008 - Collectif

Manifeste du sabotage en entreprises

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Cette brochure a été réalisée dans le seul but d’en finir avec le travail obligatoire, et avec le capitalisme de manière plus générale...

Au sommaire :
- Le sens des maux
- Contre la bêtise du travail au bureau, vive le mauvais esprit !
- Sabotage dans les entreprises américaines
- Guide de survie au boulot
- La France d’en bas contre-attaque
- Comment virer son patron
- L’informatique dans l’entreprise
- Quelques exemples de sabotage en entreprise
- Bibliographie

19 novembre 2007 - Mouvement pour les occupations

A propos des retraites et de l’utilité à faire grève

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Quelques remarques pour élever le débat dans les AG et les manifs à propos du système des retraites... Peut être utile lorsque le sujet ressort pendant un mouvement social, par exemple.

L’argumentaire part de lieux communs pour poser la question du système salarié qui implique celui des retraites.

25 février 2007 - H.S.

Bangladesh, une révolte ouvrière

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Révolte ouvrière dans un de ces pays d’Asie où les conditions d’exploitation et de survie ne sont plus supportables... Où l’on en vient à incendier l’usine elle-même...

Texte tiré de Echanges et Mouvement (http://mondialisme.org)

18 février 2007 - Bob Black

L’abolition du travail

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Ce texte définit en quoi le travail est un crime contre l’humanité en lui-même ou à travers ses conséquences. Pour l’abolir, Bob Black propose une révolution ludique...

« Les employés, enrégimentés toute leur vie, happés par le travail au sortir de l’école et mis entre parenthèses par leur famille à l’âge préscolaire puis à celui de l’hospice, sont accoutumés à la hiérarchie et psychologiquement réduits en esclavage. Leur aptitude à l’autonomie est si atrophiée que leur peur de la liberté est la moins irrationnelle de leurs nombreuses phobies. »

sommaire :
- NUL NE DEVRAIT JAMAIS TRAVAILLER
- MISÈRE DU SALARIAT
- L’ESCLAVAGE VOLONTAIRE
- PRODUIRE, POURRIR, MOURIR
- L’ABOLITION DU TRAVAIL
- LA RÉVOLUTION LUDIQUE

8 février 2007 - A. Vega , Cajo Brendel

17 juin 1953, insurrection ouvrière en Allemagne de l’Est

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Les 16 & 17 juin 1953 éclate une insurrection ouvrière à Berlin-Est, qui se répand rapidement dans toute l’Allemagne de l’Est.
A l’origine : des ouvriers du bâtiment qui travaillent sur la Stalinallee et qui dénoncent l’augmentation des cadences dans les usines et les chantiers, à salaire constant.

Un des événements majeurs du xxème siècle, où le capitalisme d’Etat du "bloc de l’Est" perd, aux yeux de beaucoup, sa façade dite "communiste"...

sommaire
1/ Emeute à Berlin. Les journées de Berlin-Est racontées par des anarchistes qui y prirent part. Contre-courant n°11, 1953.
2/ L’insurrection ouvrière en Allemagne de l’Est. Lutte de classe contre le bolchevisme. Cajo Brendel, Echanges & Mouvement, 1980.
3/ Signification de la révolte de juin 1953 en Allemagne Orientale. A. Vega, Socialisme ou Barbarie n°13, mars 1954.

10 août 2006 - Alfredo M. Bonanno

Détruisons le travail

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Ce texte prend position contre le travail, pas seulement pour une réduction du temps de travail ou pour une meilleure organisation du travail. Il n’envisage l’activité humaine qu’à travers le dépassement de la société du travail.

« Le travailleur risque en permanence de tomber dans un piège difficilement repérable qui le contraint à négocier quelques arrangements au détriment de sa combativité devenue seulement potentielle. De tels arrangements, qui autrefois étaient définis par les travailleurs, faisant donc partie du grand mouvement de lutte contre le travail, sont aujourd’hui des aspects du travail caractérisé par la récupération et le contrôle. Si nous devons jouer avec notre vie et dans notre vie, nous devons apprendre à le faire et fixer nous-mêmes les règles du jeu, ou alors définir ces règles de sorte qu’elles soient claires pour nous et qu’elles soient des labyrinthes incompréhensibles pour les autres. »

30 avril 2006 - Anonyme

La fête de l’aliénation !

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A Paris, le 1er mai 1977, une grande banderole est déroulée au-dessus de la manif traditionnelle : "Fête de l’aliénation".

31 janvier 2006 - Raoul Vaneigem

Eloge de la paresse affinée

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Publié en 1996, ce texte rend indirectement hommage, plus d’un siècle après, au fameux "Droit à la paresse" de Paul Lafargue...

« La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux ».

10 mai 2005 - Josu Montero

Points de fuite

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"Celui qui a le pouvoir fabrique la réalité à sa mesure, et il le fait par le moyen de la culture. La culture devient tout cet ensemble plus ou moins complexe d’éléments dont la mission est de légitimer cette société ; elle est chargée de la reproduire, de la perpétuer." (extrait)

15 juin 2003 - Krisis

Manifeste contre le travail

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Le groupe Krisis existe depuis quinze ans et publie - en dehors du monde universitaire et de la gauche traditionnelle - la revue Krisis / Contributions à la critique de la société marchande (en langue allemande). Dans le cadre de cette revue s’élabore une critique actualisée du capitalisme avec, en son centre, tout ce pan de la critique marxienne de la marchandise, de la valeur, du travail et de l’argent que le marxisme classique a délaissé.

Le groupe Krisis propose ici un texte complet, approfondi, qui en 17 points remet en cause l’idole Travail.

Traduction française féminisée.

8 juin 2003 - Saloua Chaker

La "macdonaldisation" du travail du sexe

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L’étude ethnographique d’une société de téléphone rose permet de mettre au jour les nouvelles formes du travail du sexe et de la domination. L’usage des technologies s’y conjugue à une logique économique néo-libérale et mondialisée. On y repère les nouvelles formes dérégulées de l’exploitation au travail, génératrices de souffrances.

Ré-édition 2007

13 février 2003 - Anonyme

La culture du travail

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Pourquoi le chômage nous fait si peur ? D’où vient la culture du travail ? Comment s’exprime-t-elle aujourd’hui, quel est son avenir ? Avons-nous besoin du travail pour s’épanouir, pour s’intégrer, pour êtres reconnu-e-s socialement, pour s’enrichir, pour meubler notre temps, pour participer à la vie politique ? Quelques points de vue.