THEMES
23 octobre 2012 - Attila Kotànyi , Raoul Vaneigem
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L’urbanisme n’existe pas : ce n’est qu’une « idéologie », au sens de Marx. L’architecture existe réellement, comme le Coca-cola : c’est une production enrobée d’idéologie mais réelle, satisfaisant faussement un besoin faussé. Tandis que l’urbanisme est comparable à l’étalage publicitaire autour du Coca-cola, pure idéologie spectaculaire. Le capitalisme moderne, qui organise la réduction de toute la vie sociale en spectacle, est incapable de donner un autre spectacle que celui de notre propre aliénation. Son rêve d’urbanisme est son chef-d’oeuvre.
Extraits d’Internationale situationniste n°6, août 1961.
23 mai 2012 - Mathieu Rigouste
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Ce texte est extrait de "Vengeance d’Etat - Villiers-le-Bel : des révoltes aux procès" édité en 2011 aux éditions Syllepse.
Le 25 novembre 2007, Lakhamy et Moushin, deux adolescents de Villiers-le-Bel, décèdent suite à la collision de leur moto avec une voiture de police. Plusieurs nuits de révoltes éclatent, laissant s’exprimer la colère de centaines d’habitants qui refusent de croire à la version policière d’un accident. Des dizaines de policiers sont blessés, notamment par des tirs d’armes à feu.
La répression judiciaire succède à la pacification policière. Trois séries de procès ont lieu, apportant chacun leur lot de condamnations. Le 21 juin 2010, s’ouvre le procès des tireurs présumés.
Un procès pour l’exemple, au terme duquel cinq habitants de Villiers-le-Bel seront condamnés à des peines allant de 3 à 15 ans de prison, en l’absence de preuves, et essentiellement sur la base de témoignages anonymes.
15 octobre 2009 - anonymes
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Cette compilation de textes traduits de l’anglais ne prétend pas à être exhaustive, mais veut donner un aperçu de la forte lutte contre les Jeux Olympiques de 2010 à Vancouver et le projet capitaliste qu’ils accompagnent. Les traductions de ces textes glanés sur internet ont été reprises ou corrigées. Les images et dessins proviennent intégralement des divers tracts, brochures et fascicules diffusés à l’occasion de cette lutte contre les JO.
« Pour saper le projet des Jeux Olympiques, les attaques et les interruptions doivent continuer d’aller au-delà du spectacle des Jeux. »
sommaire
>>> Les autochtones et 2010
>>> Sans conclusions. Tentatives anarchistes récentes dans le sud de la côte pacifique du Canada
>>> Riot 2010 ? Riot now ! Attaquer les Jeux Olympiques et leur projet : Canada, Grèce et Italie
>>> Frapper l’entièreté de la cible olympique
>>> Sports Action : actions directes contre les Jeux Olympiques
28 août 2009 - anonymes
« Les migrations sont la conséquence des inégalités entre les pays occidentaux qui se pavanent de toutes leurs richesses, pendant que le reste de la planète crève la dalle. Même si, on ne le dit jamais assez, la grande majorité des mouvements migratoires s’effectuent d’un pays du « Sud » à un autre. Mais les migrants, avec ou sans papiers, sont aussi « ici », car la raison économique crée les besoins d’une main d’œuvre flexible à souhait, composant une catégorie de travailleurs nécessaire pour maintenir la pression (salaires, droits, conditions de travail) sur l’ensemble des salariés. Les sans-papiers forment ainsi les régiments de prolos qui permettent pour nombre de secteurs d’effectuer une confortable « délocalisation-sur-place » (BTP, restauration, services, agriculture...). Les migrations – et les politiques migratoires – sont une question de travail autant que le travail est une question de migrations : on se souvient des exodes rurals massifs du début de l’industrialisation (au sacrifice d’une agriculture vivrière raisonnée), on a aussi en tête l’organisation méthodique des mouvements pendulaires quotidiens (le « métro-boulot-dodo »), au cœur de l’« organisation scientifique du travail ». Rappelons que le travail est cette « évidence » dont dépend, vitalement, la célèbrissime « reproduction du capital », celle-là même qui voudrait faire tourner en rond ce monde. Au-delà des manœuvres électoralistes, les chiffres et les pratiques des expulsions constituent surtout une menace supposée efficace pour maintenir dans la docilité cette main d’œuvre. »
4 mars 2009 - Anonyme
Nous avions l’intention, initialement, d’analyser le rôle de l’art dans la transformation, au bénéfice du capital, du quartier ouvrier délabré de Lower Manhattan, à New York. Au cours de nos recherches et de nos discussions, nous avons réalisé que ce qui était arrivé à Lower Manhattan ne relevait pas de l’incident isolé, mais faisait partie d’un processus caractéristique d’accumulation du capital avec l’art comme protagoniste majeur, entraînant la transformation générale de l’espace urbain. Nous pensons que la culture agit de façon globale, comme l’un des éléments de la régénération des centres-villes, en s’adaptant par divers moyens aux différents lieux. Il semble qu’il existe deux stratégies en la matière : l’art en tant que facteur de gentrification manipulé par l’Etat comme à Lower Manhattan ; et l’art comme nouvelle base pour l’accumulation du capital dans les quartiers ravagés par le déclin de l’industrie traditionnelle.
Cette traduction de l’article « The Occupation of Art and Gentrification » a été effectuée au cours de l’automne 2007. Ce texte fut publié en anglais pour la première fois en 1989 dans le recueil « No Reservation », édité à Londres, et republié en février 2009 dans le dossier "Gentrification, urbanisme et mixité sociale" du journal anarchiste Non Fides n°3.
4 janvier 2009 - Julius
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Texte écrit à chaud par un camarade français, de passage à Bristol (en Angleterre) lors des émeutes du quartier Saint-Paul en septembre 1986.
En Grande-Bretagne, malgré l’offensive de l’Etat et des défaites sérieuses comme celle de la grève des mineurs, l’esprit d’insoumission reste vivant. Aussi, quel plaisir d’être au bon endroit, au bon moment, pour prendre part aux réjouissances !
1er septembre 2008 - Pierre Mazet
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Le Sillon alpin, c’est d’ici 2020, une "continuité urbaine" de plus de
200 kilomètres et de 2 millions d’habitants, de Genève à Valence, via
Annecy, Chambéry et Grenoble, planifiée par les conseils généraux et
l’Etat, autour du développement des hautes technologies ; ce que les
vieux manuels de géographie nommaient une "conurbation". (Exemples : la Ruhr autour de la houille et de la métallurgie, la Route 128 autour de l’informatique).
Bien que ce projet de méga-technopole concerne d’abord la région Rhône- Alpes, il illustre de façon saisissante comment au nom du
despotisme économique, les décideurs politiques organisent la
destruction du territoire. Ainsi le Sillon alpin se prolonge déjà d’un
"Sillon rhôdanien", également autour des hight-tech (semi-conducteurs,
R.F.I.D), tandis que de Château-Gombert à Sophia-Antipolis prolifèrent
les premières zones d’un "techno-littoral".
Les économistes estiment que d’ici trente ans, 80% de la population
mondiale s’entassera dans de telles "continuités urbaines", le long
des côtes et des fleuves ; c’est-à-dire que rien n’est moins spontané,
ni davantage planifié par les décideurs que ces entassements
mégalo-technopolitains.
Il faut , pour résister à ces projets, les connaître et les faire connaître, le plus tôt et le mieux possible:c’est à quoi ce texte entend contribuer
15 janvier 2008 - Mike Davis
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Sous le règne de l’Émir-PDG Cheikh Mohammed el Maktoum, son despote éclairé âgé de 58 ans, Dubaï est devenue la nouvelle icône globale de l’ingénierie urbanistique d’avant-garde. Le multimilliardaire « Cheikh Mo » comme le surnomment les occidentaux résidents à Dubaï a une ambition explicite et totalement dénuée d’humilité : « Je veux être le Numéro Un mondial. »
« Quiconque n’essaie pas de transformer le futur restera prisonnier du passé. » Mais le futur qu’el Maktoum construit à Dubaï — sous les applaudissements des milliardaires et des multinationales du monde entier — s’apparente plutôt à un cauchemar émergé du passé : la rencontre d’Albert Speer et de Walt Disney sur les rivages de l’Arabie.
Mais les premiers signes de rébellion sont apparus à l’automne 2004, lorsque plusieurs milliers de travailleurs asiatiques défilèrent courageusement sur l’autoroute à huit voies Sheikh Zayed en direction du ministère du Travail. Ils y furent acueillis par la police anti-émeute et par des fonctionnaires brandissant des menaces d’expulsion massive. L’année 2005 fut marquée par des manifestations et des grèves de moindre envergure en signe de protestation contre le non paiement des salaires ou la dangerosité des conditions de travail.
12 juillet 2006 - Guy Debord , Internationale lettriste
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Ces quelques textes abordant la dérive situationniste et la question de la psychogéographie datent de la période de l’Internationale lettriste (en l’occurrence 1954-1956). Publiés à l’époque dans Les Lèvres Nues et dans Potlatch, les voici regroupés dans une même brochure par les éditions turbulentes.
28 juin 2006 - Evgueni Zamiatine
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Écrite en 1920, Nous Autres est la première "contre-utopie" d’importance avant Le meilleur des mondes d’Huxley (1931) et 1984 d’Orwell (1948)...
Zamiatine allie une critique féroce du totalitarisme mathématique, rationnaliste et machiniste à une écriture particulièrement poétique et sensible...
22 novembre 2005 - Collectif
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Les témoignages, analyses et images rassemblés dans cette brochure ont pour but d’alimenter la mémoire collective des luttes... en l’occurrence, celle d’une opposition aux projets destruction d’un parc et de construction d’un grand stade en pleine ville.
6 juillet 2005 - François Fourquet , Lion Murard
Recherche sur les équipements collectifs. La ville moderne, commerciale et industrielle, se développe dans l’histoire comme moyen de production qui ne produit aucune marchandise spécifique. Qui ne fait que "distribuer" du capital sur le territoire urbain.
9 juin 2005 - Désurbanisme
Le numéro 19 de Désurbanisme, pour la première fois sur internet.
Il est assez lourd à télécharger, mais il est toujours possible de le commander en version papier !
17 mai 2005 - Anonyme
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Février 2005. Rennes, faculté de Villejean.
Irruption d’un nouveau bâtiment.
12 mai 2005 - Jean-Pierre Garnier
Jean-Pierre Garnier démonte les stratagèmes politiques qui rendent la ville cause et solution de tous les maux, et la démocratie policière le seul horizon, ce qui permet de focaliser l’attention sur la "dure réalité urbaine", et non plus sur les problèmes causés par la société techno-capitaliste - de mauvaises réponses à une question mal posée.
7 juin 2003 - Anonyme
Lettre à un-e voisin-e, dans un quartier genevois que l’on nettoie de squats et de toute vie "populaire".