THEMES

Immigrations, luttes contre les frontières

8 décembre 2016 - Beni , Luce F.

Ces graines qu’ils sèment

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Ces histoires (...) sont les témoignages de ce que nous avons vu, en stop, d’une frontière à l’autre du Mexique. Ce sont des récits, des fictions, des reportages, des réflexions. Elles émanent d’un point de vue, le nôtre, de ce que nous avons été capables de voir et de comprendre. Nous sommes conscients de leurs limites.

Sommaire :
- Fragments d’une lutte (une journée avec des paysans du Chiapas qui ont récupéré leurs terres expropriées)
- De la résignation à la colère (pourquoi les flics qui rackettent les touristes sont les mêmes que ceux qui tirent sur les étudiants d’Ayotzinapa)
- Les dames de la cantine (récit-rencontre avec des cuisinières et des migrants en quête de rêve américain)
- Au nom du pair (puzzle littéraire qui démarre par un meurtre à la messe et parle de ces curés qui plongent les mains dans le cambouis social)
- Violence(s) (nouvelle où l’on apprend à survivre sur les routes de l’exil...)

22 janvier 2016 - B. Traven / Ret Marut

Dans le Brouillard

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« Et il goûtait l’existence d’un homme consciencieux, paisible et totalement satisfait.
C’était un rêve. Peut-être, ce qui le rendait si enchanteur était qu’il se trouvait hors de portée, inaccessible. Car, en réalité, Karl Veek avait toujours été soldat aussi loin qu’il puisse s’en souvenir, au moins depuis trois ans. Il ne pouvait se rappeler avoir jamais fait autre chose qu’attendre l’ennemi, ici, dans la tranchée, son fusil à la main. De temps en temps, obéissant à des ordres n’admettant pas de critiques, il devait fixer sa baïonnette et livrer l’assaut à une position de l’ennemi, en chassant résolument toute pensée de son esprit. Sauf celle-ci : tout homme se dressant sur mon chemin, qui porte un uniforme différent du mien, me tuera si je ne le tue pas le premier. »

Ret Marut, März (Berlin/Munich), 1916.

20 février 2015 - Gloria Anzaldúa

La conscience de la mestiza

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Bercée dans une culture, prise en sandwich entre deux cultures, enjambant les trois cultures et leurs systèmes de valeurs, la mestiza subit une lutte de la chair, une lutte des frontières, une guerre intérieure. [...]

La nouvelle mestiza s’en sort en développant une tolérance pour les contradictions, une tolérance pour l’ambiguïté. [...] Elle a une personnalité plurielle, elle opère selon un mode pluraliste —rien n’est expulsé, le bon le mauvais et le laid, rien n’est rejeté, rien n’est abandonné. Non seulement elle nourrit des contradictions, mais elle transforme l’ambivalence en quelque chose d’autre.

Le travail de la conscience mestiza est de défaire la dualité sujet-objet qui la tient prisonnière [...]. La réponse au problème entre le peuple blanc et les peuples de couleur, entre le genre masculin et le genre féminin, passe par guérir la déchirure qui est au fondement même de nos vies, de notre culture, de nos langues, de nos pensées. Déraciner massivement la pensée dualiste de la conscience individuelle et collective constitue le début d’une longue lutte, mais une lutte qui pourrait, c’est notre plus grand espoir, nous porter vers la fin du viol, de la violence, de la guerre.

[La version originale de ce texte a été publiée en 1987 sous le titre « La conciencia de la mestiza. Towards a New Consciousness » dans le livre de Gloria Anzaldúa : « Borderlands/La Frontera : The New Mestiza » (1987, San Francisco, Aunt Lute Books).]

22 juin 2013 - Sans Papiers Ni Frontières

Quelques textes autour de la lutte contre les Centres d’Identification et d’Expulsion

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Depuis longtemps déjà, plusieurs quotidiens nationaux et locaux crient au scandale à propos des conditions de vie auxquelles sont soumis les retenus des CIE [Centres d’Identification et d’Expulsion]. À moins de vivre dans une bulle, tous sont informés de l’infâme réalité de ces lieux. Mais pas seulement. Les voix qui se lèvent ne se réduisent pas à la dénonciation de l’invivabilité, à la demande d’une amélioration des conditions hygiénico-sanitaires, aux accusations de violences auxquelles sont soumis les détenus. De plusieurs côtés parvient l’évocation de la fermeture des CIE, pas seulement la campagne LasciateCIEntrare (Laissez-nous rentrer) lancée par quelques journalistes de gauche, mais dans quelle direction vont ces propositions abolitionnistes ? Certainement pas vers un monde sans frontières. En outre, même si ces propositions légalistes de fermer les CIE passaient d’absurdes à écoutées, pensons-nous qu’il soit opportun d’attendre que cela arrive ? Si l’État décide de fermer les CIE, il ne le ferait qu’après s’être donné de nouveaux et plus fidèles instruments pour le contrôle et la répression des flux migratoires. L’unique manière de créer une faille irréparable dans le système d’oppression qui génère les CIE est celui de brûler définitivement et d’un coup la possibilité de l’existence même de ces lieux, et de multiplier les rapports subversifs qui se créent dans les fissures de la forteresse sociale.

13 décembre 2012 - Anonyme

La Croix-Rouge collabore aux expulsions

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Partout s’érigent des frontières qui font le tri entre celles et ceux qui seront chassés et les autres : lors des contrôles dans les transports, lors des rafles policières dans les rues, aux guichets d’agences d’intérim ou de banques qui les balancent aux flics. Partout se dressent des entreprises qui s’enrichissent sur ces expulsions : des compagnies aériennes transportent les sans-papiers retenus, des hôtels servent de prison, des associations aident les flics à gérer proprement les expulsions dans les centres de rétention, des entreprises fournissent la bouffe, des multinationales du BTP construisent et modernisent ces camps.

Cette brochure - la première d’une série autour de quelques vautours de la machine à expulser - se veut une petite contribution à la lutte contre les frontières et l’enfermement.

Liberté pour toutes et tous, avec ou sans papiers !

5 novembre 2012 - Anonyme

Paroles de retenus depuis la prison pour étrangers de Vincennes

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Nous avons (...) entretenu un contact régulier avec des retenus pendant plusieurs mois. Cette pratique nous est en effet apparue comme essentielle dans le cadre d’une lutte contre les centres de rétention (...).

Être régulièrement en contact avec les retenus permet tout d’abord de faire sortir leur parole de ces lieux d’enfermement, sans la médiation des associations qui collaborent à l’intérieur ou de celle des flics. (...) Relayer la parole des retenus est un moyen d’estomper le flou entretenu autour de ces lieux et d’être au courant des luttes à l’intérieur, nous laissant la possibilité de les soutenir.

Le contact avec les retenus nous permet de plus de les informer des luttes à l’extérieur, ainsi que de celles dans les autres CRA. C’est donc une source de motivation réciproque, qui brise le mur entre l’intérieur et l’extérieur et permet de se sentir moins isolés, dedans comme dehors.

Enfin, ces conversations régulières et les récits qui en ressortent nourrissent tout simplement notre critique de l’enfermement, des frontières, et du système qui va avec.

27 juillet 2011 - fermetureretention AT yahoo . fr

Bonjour, 15 jours !

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Si nous avons tenu à publier ces récits d’audiences c’est qu’ils démontrent que le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) n’est pas comme certains le laissent entendre le « garant des libertés », ni le symbole d’une justice « indépendante » et « impartiale », comme ne le sont pas non plus les juges des autres juridictions. Il est en revanche ce qui permet à l’Etat de donner par le droit une caution aux expulsions. Or, le problème n’est pas que des personnes soient expulsées dans un cadre légal ou constitutionnel, mais le fait même que ces personnes soient expulsées.

contact : fermeturetention AT yahoo.fr

27 août 2010 - Collectif

Retour sur la récente flambée sécuritaire, réactionnaire et raciste à Belleville

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Le 20 juin 2010, avait lieu dans le quartier de Belleville (Nord-Est de Paris) une manifestation pour la « sécurité  », organisée par diverses associations censées représenter la « communauté asiatique » pour demander aux autorités le renforcement d’un arsenal répressif qui nous pourrit déjà la vie (plus de flics, de caméras, de sanctions etc.). Durant cette manifestation, des échauffourées ont éclaté dans le quartier entre des centaines de manifestants contre la police, accusée de mal faire son travail, puis après le départ programmé de celle-ci, contre quelques gamins isolés et identifiés par la vindicte populaire comme des « voleurs » à punir par des critères tels que la tenue vestimentaire et la couleur de peau.

Les quelques textes recueillis ici sont des analyses de la situation dans le quartier, sur fond de tensions communautaires, ainsi que des tracts et affiches diffusés et collées aux alentours par quelques anarchistes antagonistes. En réaction à ces évènements d’abord, mais aussi dans l’espoir d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la guerre sociale ici comme ailleurs, pour que la haine se retourne contre ceux qui nous dominent au quotidien, qu’il s’agisse des flics et des patrons ou de tout autre représentant officiel ou informel de l’autorité capitaliste, étatique, communautaire, religieuse et patriarcale ; qu’elle ne serve plus à nourrir les intérêts des ennemis de la liberté pour tous par le biais de la guerre entre exploités.

Sommaire
- Réflexions à chaud sur les émeutes réactionnaires de Belleville (texte publié le soir du 20 juin 2010, quelques heures après la fin de l’émeute, sur le site "Base de Données Anarchistes")
- A Belleville comme ailleurs... (texte trouvé en juin 2010 sous forme de tract et d’affiche sur les murs et dans les rues de Belleville)
- Non, vraiment, t’aimes ton quartier ? (tract trouvé dans les rues de Belleville à Paris, juillet 2010)
- Aprés la vague... (texte d’analyse sur la situation à Belleville, son histoire, et retour sur les événements récents ainsi que sur l’agitation anarchiste autour de ceux-ci)
- Au hasard des promenades murales (photographies de quelques inscriptions murales apparues depuis le 20 Juin)
- Qui sommes-nous ?

21 juillet 2010 - Anonyme

Aux Errants

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Personne n’émigre pour le plaisir — c’est une vérité très simple que beaucoup veulent cacher. Si une personne laisse de bon gré sa terre et les siens, on ne l’appelle pas un migrant mais un touriste ou un voyageur. La migration, c’est un déplacement forcé, c’est errer à la recherche de meilleures conditions de vie.

Sommaire :
- La création du clandestin, la création de l’ennemi
- L’accueil d’un camp de concentration
- Un nouveau déracinement
- Guerre civile
- Deux issues possibles
- Une machine qu’on peut briser

"Aux errants" a été édité la première fois en juin 2002 par Stranieri Ovunque (Turin) puis traduit de l’italien et publié dans Cette Semaine en août-septembre 2002.

25 février 2010 - anonymes

Sur l’intérêt des manifs sauvages

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A partir de quelques exemples de "balades" parisiennes contre la machine à expulser (entre décembre 2009 et février 2010), une petite description de comment peuvent se passer des manifestations sauvages est donnée :
Le principe est de faire tourner de bouches à oreilles (c’est-à-dire en évitant les moyens de flicage moderne que sont internet et le téléphone portable) un lieu et une heure pour partir se balader. S’en suit pendant une heure ou deux une déambulation de plusieurs dizaines de personnes dans les quartiers populaires : banderole, occupation de la chaussée, mégaphone, slogans, diffusion massive de tracts et discussions avec les voisins et les passants, collage massif d’affiches, nombreux tags venant redécorer les murs...

Reprenons la rue !

23 décembre 2009 - anonymes

A chacun le sien...

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Avant de vous assommer avec des listes fastidieuses de vautours trouvées dans le domaine public (presse, rapports d’ONG, Journal Officiel, tracts, rapport de la Cour des Comptes) et compilées par thèmes, nous avons décidé de vous engloutir de quelques dates historiques sur la banalité des camps, puis de brèves données juridiques et techniques sur le dispositif actuel.

Se battre contre la « machine à expulser » peut offrir une perspective commune à beaucoup d’exploités et d’enragés : lutter contre un monde qu’on ne veut pas intégrer et qui nous offre une place toujours plus étroite (à travers des boulots de galériens, des logements pourris, une survie extra-légale misérable et l’enfermement) entre le marteau et l’enclume.

27 novembre 2009 - anonymes

À l’assaut des centres de rétention

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– Toucher au cœur - À propos des rackets sur les immigrés.
– À l’assaut de Ceuta et Melilla.
– Beau comme des centres de rétention qui flambent.
– À ceux qui ne sont pas restés au chaud pendant la tempête.

Ces 4 textes sont tirés de la revue À Corps Perdu n°1, décembre 2008.

15 novembre 2009 - fermetureretention AT yahoo . fr

Histoires de révoltes dans les Centres de Rétention en Europe [2005-2009]

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Cette brochure présente les révoltes dont nous avons eu connaissance dans les prisons pour étrangers de divers pays d’Europe et de pays « coopérants » (Turquie, Libye).

Les luttes dans les centres de rétention et les lieux d’enfermement en général restent trop souvent étouffées entre 4 murs. Au-delà des contextes particuliers propres à chaque pays, et donc au-delà des conditions de rétention, ces révoltes qui ont lieu partout témoignent du fait que le véritable enjeu est celui de la liberté pour tous et toutes. A chacun/e d’entre nous d’envisager comment y participer...

27 octobre 2009 - fermetureretention AT yahoo . fr

Centres de rétention : Récits de révoltes et de solidarité - été 2009

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Une semaine de grève de la faim au centre de rétention de Vincennes, deux jours dans celui du Mesnil-Amelot mais avec une confrontation plus violente, une partie d’un bâtiment incendiée par les retenus, des mobilisations en solidarité à l’extérieur, des expulsions empêchées… Voilà ce que raconte cette nouvelle publication de récits de retenus enfermés au centre et de personnes solidaires dehors.

En effet, depuis janvier 2008, des personnes téléphonent régulièrement aux retenus de certains centres de rétention et publient leurs témoignages. Ceci, pour faire connaître ce qui se passe à l’intérieur à travers leurs propres récits, mais aussi afin de créer des solidarités à l’extérieur, de partager des pratiques de résistance.

Cette brochure ne pouvait faire l’impasse sur le premier anniversaire de la révolte de Vincennes du 22 juin 2008 qui succéda à la mort de Salem Essouli : un centre de rétention détruit par le feu, c’est autant de capacité de stockage en moins pour l’Etat et donc un rouage de la machine à expulser qui s’enraye entrainant une baisse significative du nombre de rafles et des expulsions sur Paris les mois suivants. Mais c’est aussi 10 personnes inculpées qui ont besoin de toute notre solidarité.

fermeturetention AT yahoo . fr

28 août 2009 - anonymes

De plages en cages...

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« Les migrations sont la conséquence des inégalités entre les pays occidentaux qui se pavanent de toutes leurs richesses, pendant que le reste de la planète crève la dalle. Même si, on ne le dit jamais assez, la grande majorité des mouvements migratoires s’effectuent d’un pays du « Sud » à un autre. Mais les migrants, avec ou sans papiers, sont aussi « ici », car la raison économique crée les besoins d’une main d’œuvre flexible à souhait, composant une catégorie de travailleurs nécessaire pour maintenir la pression (salaires, droits, conditions de travail) sur l’ensemble des salariés. Les sans-papiers forment ainsi les régiments de prolos qui permettent pour nombre de secteurs d’effectuer une confortable « délocalisation-sur-place » (BTP, restauration, services, agriculture...). Les migrations – et les politiques migratoires – sont une question de travail autant que le travail est une question de migrations : on se souvient des exodes rurals massifs du début de l’industrialisation (au sacrifice d’une agriculture vivrière raisonnée), on a aussi en tête l’organisation méthodique des mouvements pendulaires quotidiens (le « métro-boulot-dodo »), au cœur de l’« organisation scientifique du travail ». Rappelons que le travail est cette « évidence » dont dépend, vitalement, la célèbrissime « reproduction du capital », celle-là même qui voudrait faire tourner en rond ce monde. Au-delà des manœuvres électoralistes, les chiffres et les pratiques des expulsions constituent surtout une menace supposée efficace pour maintenir dans la docilité cette main d’œuvre. »

1er juin 2009 - Anonyme , La Mouette enragée

De Sangatte à Coquelles - Situation et interventions (1999-2004)

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À l’occasion de la préparation d’un camp international « No Border » à Calais fin juin 2009, il a semblé intéressant de refaire circuler le texte de La Mouette enragée sur l’évolution de la gestion étatique des migrant-e-s du camp pour étranger-e-s de Sangatte jusqu’au centre de rétention administrative de Coquelles, initialement paru dans le bouquin collectif Politiques migratoires. Grandes et petites manœuvres (éd. carobella, 2005) – suivi par un article précisant le contexte contemporain dans le Calaisis, publié en février 2009 dans Courant Alternatif, la revue de l’Organisation Communiste Libertaire.

12 mai 2009 - Anonyme

La Grande Loterie des Camps

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Dans un monde basé sur la misère, la guerre et les désastres écologiques, certains se rassurent par l’idée qu’il reste des âmes suffisamment charitables pour s’occuper des damnés de la Terre. Au nom de la « solidarité » et de la « fraternité », ces institutions humanitaires auxquelles on peut donner un sou de temps en temps (déductible des impôts, faut pas charrier), essayeraient au moins de soigner les blessures et d’atténuer les souffrances de ce monde, à défaut de le changer. Telle est du moins l’image qu’elles vendent à coups de matraquage publicitaire et d’appels doucereux à la compassion.
C’est sans doute pour cela que plusieurs d’entre elles n’ont pu résister à l’envie de participer à la grande kermesse du ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale lancée le 22 août dernier. Après plusieurs péripéties et un long suspens, comme il sied à toute tombola bien organisée, les résultats ont enfin été annoncés le 10 avril 2009 : Cimade, France Terre d’Asile, Assfam, Forum Réfugiés, Ordre de Malte et Collectif Respect en sont les heureux gagnants.

10 mai 2009 - Anonyme

Ratonnades

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A travers une chronologie et divers textes, cette brochure met en évidence la mécanique de « ratonnade en boucle » qui se situe en trois temps : Il y a le flic qui tue, le plus souvent un maghrébin ou un noir, le plus souvent jeune, et le plus souvent habitant d’un quartier populaire ; ensuite, il y a les médias qui portent la version policière et des représentant-e-s de l’Etat, où la victime devient le /la coupable : « la police a fait son travail... » ; puis il y a la justice qui prononce un non-lieu ou fait traîner l’affaire, pour finalement, le plus souvent innocenter l’assassin. Pendant ce temps, la colère gronde, le quartier est mis sous régime spécial, les dispositifs d’exceptions se répètent invariablement des « couvre- feux » aux « plans banlieues ». L’expédition punitive se poursuit, la gestion néo-coloniale des quartiers s’illustre dans toute sa splendeur... et les révolté-e-s sont réprimé-e-s avec une toute autre sévérité par cette même justice par ailleurs si clémente...

20 avril 2009 - Le vaisseau des morts

Aux Insoumis de la pacification sociale

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Parce que l’exploitation, l’enfermement, le contrôle, l’isolement ou la domination ne sont pas que des mots, on peut se briser les os courbé sur une machine à coudre, comme derrière une chaîne de montage ; on peut tourner en rond dans une cage en attendant d’être ligoté dans un charter, comme compter les jours en attendant le prochain parloir derrière l’hygiaphone ; on peut aller chercher des mômes à l’école avec l’angoisse de se faire arrêter à la sortie, comme les y abandonner pour regarder tranquillement sa télé ; on peut s’entasser à dix dans une cave, comme on peut se croire chanceux dans une cage à poule ; on peut échapper à la rafle des flics pour retomber dans les filets de la communauté, comme on peut esquiver le contrôle de la BAC pour finir sous la coupe de ses grands frères ; on peut interpeller les petits voleurs en faisant le vigile, comme on peut dénoncer les incendiaires de poubelle de derrière sa fenêtre.

Pour briser les chaînes de la résignation et de la peur, peu importe l’époque, il est toujours la même heure, et il est plus que temps…

6 avril 2009 - Anonyme

Les Indésirables

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Gli indesiderabili/Les indésirables a été publié la première fois en mars 2000 en italien et en français.

"Il y a de plus en plus d’indésirables dans le monde. Il y a trop d’hommes et de femmes pour qui cette société n’a prévu qu’un rôle : celui de crever. Morts pour le monde ou pour eux-mêmes, la société ne les désire qu’ainsi.
Sans travail, ils servent à pousser ceux qui en ont un à accepter n’importe quelle humiliation afin de le préserver. Isolés, ils servent à faire croire aux citoyens se prétendant tels qu’ils ont une réelle vie commune (entre les paperasseries de l’autorité et les rayons des marchandises). Immigrés, ils servent à alimenter l’illusion d’avoir des racines chez des prolétaires seuls avec leur néant au bureau, dans le métro ou devant la télévision. Clandestins, ils servent à rappeler que la soumission salariale, n’est pas le pire - il existe aussi le travail forcé et la peur qui serre le ventre à chaque contrôle de routine. Expulsés, ils servent à renforcer, sur tous les réfugiés économiques de l’hécatombe capitaliste, le chantage du bannissement vers une misère sans retour. Prisonniers, ils servent à menacer avec le spectre de la punition ceux qui ne veulent plus de cette misérable existence. Extradés en tant qu’ennemis de l’Etat, ils servent à faire comprendre que dans l’Internationale de la domination et de l’exploitation il n’y a aucun espace pour le mauvais exemple de la révolte.
Pauvres, isolés, étrangers partout, incarcérés, hors-la-loi, bannis : les conditions de ces indésirables sont de plus en plus communes. Commune peut alors devenir la lutte, sur la base du refus d’une vie chaque jour plus précarisée et artificielle. Citoyens ou étrangers, innocents ou coupables, clandestins ou réguliers : ces distinctions des codes étatiques ne nous appartiennent plus. Pourquoi la solidarité devrait-elle respecter ces frontières sociales, alors que les pauvres sont continuellement trimbalés de l’une à l’autre ?

Nous ne sommes pas solidaires de la misère, mais de la vigueur avec laquelle les hommes et les femmes ne la supportent pas."

20 mars 2008 - anonymes

Chronologie des derniers évènements dans les centres de rétention

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Sommaire

•1• Chronologie des derniers évenements dans les centres de rétention. (20 décembre 2007 - 8 mars 2008)

•2• Ils disent que c’est un centre de rétention, mais c’est une prison. Interview de « X se disant Samir » à la sortie du centre de rétention de Lyon. Mars 2007

9 mars 2008 - anticra

Sans papiers : S’organiser contre l’expulsion...

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Un guide pratique et juridique, écrit à partir d’expériences de luttes de ces dernières années, pour s’organiser contre les expulsions :
- De l’arrestation à l’aéroport, connaître et utiliser les procédures juridiques pour tenter d’obtenir la libération des personnes interpellées.
- S’organiser collectivement pour mettre la pression sur la préfecture, les tribunaux, les consuls...

NB : cette version du guide date de 2012, et bien qu’étant la dernière version disponible, elle n’est plus suffisamment à jour pour être diffusée. Certains passages restent intéressants et peuvent être inspirants, mais l’ensemble ne peut plus être utilisé comme un guide pratique fiable.

6 juillet 2006 - Xavier Rothéa

France, pays des droits des Roms ?

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Cet ouvrage de Xavier Rothéa (qui mène depuis plusieurs années des recherches universitaires sur l’histoire contemporaine des populations romanies) a été publié par les éditions Carobella ex-natura en 2003 , au moment où la loi sur la sécurité intérieure (dite « loi Sarkozy ») a été adoptée par l’Etat français (cette loi prévoit entre autres dispositifs répressifs un durcissement de la criminalisation des « gens du voyage »).

Sommaire :
- Introduction
- Identité et affirmation
- Entre mythes, stéréotypes et négationnisme : l’antiromisme
- La criminalisation des “errants” et des itinérants au 19e siècle
- Loi de 1912 : le carnet anthropométrique obligatoire pour les nomades
- L’internement des Roms pendant la seconde guerre mondiale
- Loi de 1969 : la volonté administrative de sédentarisation
- Lois Besson : le grand malentendu
- 2002 : vers une nouvelle législation d’exception
- Conclusion
- Bibliographie, sites internet, etc.

4 décembre 2005 - Richard Monvoisin

Le Sarkozy sans peine

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Nicolas Sarkozy est en 2005 le personnage politique préféré des français : « courageux », « efficace », il s’est taillé une réputation de spécialiste des dossiers brûlants. En 2003, il réussit, là où ses prédécesseurs se sont cassés les dents, à créer le Conseil Français du Culte Musulman, et se forge d’un coup une quadruple réputation de négociateur, d’homme à poigne, d’ami de l’Islam et d’homme-providence sur le prétendu problème des banlieues.

Il faudra attendre quelques mois encore pour feuilleter le livre-confidence « la République, les religions l’espérance », co-signé avec MM. Collin & Verdin : une œuvre qui se veut « contribution majeure à la réflexion sur les valeurs fondatrices de la République et l’avenir de la laïcité française » (sic !). En fait, un carnet faussement intime qui expose, outre sa démarche, sa foi et ses grands thèmes de « combat ».

Mais si le ton se veut sincère et le propos de bon sens, les opinions distillées sont inquiétantes : remise en cause de la laïcité, instrumentalisation des cultes et thèmes les plus réactionnaires défilent à grands coups d’amalgames, de clientélisme et de leviers populistes.

L’objectif de cette brochure est d’analyser dans les propos de M. Sarkozy sur quoi reposent ses opinions, et en quels actes elles peuvent être amenées à se traduire. Analyse nécessaire car lorsque l’on apprend qu’en voulant miser sur la religion pour combattre la délinquance, le ministre de l’Intérieur a intronisé la frange fondamentaliste de l’Islam en France, et qu’on découvre cela dans un ouvrage co-écrit par la fine fleur fondamentaliste, - catholique cette fois -, on n’a plus aucun doute sur le fait que Nicolas Sarkozy, potentiel futur chef de l’État, n’est vraiment pas un modéré.

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

23 mai 2004 - Collectif

Le mythe de l’insécurité

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4 petits textes au menu de cette brochure :

- A propos de l’insécurité pose quelques premiers doutes par rapport à la guerre sécuritaire ambiante

- Le mythe de l’insécurité (ou comment on construit des classes dangereuses) décortique le discours et les pratiques sécuritaires

- Le coût d’Etat sécuritaire évoque le juteux marché qui vit de la paranoïa sécuritaire

- Répression des Roms et des Romnis amène un éclairage sur le thème des Rom-ni-s, victimes parmi d’autres des lois sécuritaires.

7 mai 2004 - Titam.tiza

L’Organisation Internationale pour les Migrations : une organisation contre les migrant-e-s

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Historique et actualité de l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), qui "gère" les flux migratoires notamment au sein des pays riches (mais pas seulement).

18 avril 2004 - Titam.tiza

Medzitlija : Ces réfugié-e-s dont personne ne veut

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L’histoire de près de 700 Rroms fuyant le Kosovo, ou comment l’Union européenne confirme son racisme anti-roms et sa volonté d’empêcher au maximum l’immigration des populations défavorisées.