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SHAC Attack !
En campagne contre l’expérimentation animale : La lutte contre HLS (1999-2003) Historique et perspectives

Cibler des entreprises en mode droits des animaux

"Un petit groupe de gens a réussi là où Karl Marx, les Brigades Rouges et le groupe Baader-Meinhof ont tous échoué."
- The Financial Times sur la campagne Stop Huntigdon Animal Cruelty (SHAC = Stop à la Cruauté Animale de Huntingdon).

En 1997, Channel 4 (chaîne de télé britannique, N.D.T.) a diffusé un documentaire télé sur le laboratoire d’expérimentation animale de Huntingdon Life Sciences à Cambridge, dénonçant aussi bien les nombreux abus commis sur les animaux utilisés pour les tests que diverses infractions aux règles. Le gouvernement a tapé sur les doigts du labo et n’est pas allé plus loin.
Au même moment, le mouvement des droits des animaux en Grande-Bretagne sortait d’un combat victorieux pour fermer l’éleveur de beagles Consort. Une campagne vigoureuse pour fermer Hillgrove Farm, le dernier éleveur commercial de chats pour la vivisection au Royaume-uni, battait également son plein, et la campagne pour fermer Shamrock Farm, le plus important importateur de primates pour la vivisection en Europe, débutait tout juste.
Après de dures batailles les campagnes contre Hillgrove et Shamrock ont finalement été couronnées de succès. Dans la foulée, il a été décidé par certaines des personnes ayant pris part à ces luttes de ne plus se contenter de faire simplement fermer la chaîne de fourniture d’animaux, et de passer au niveau supérieur pour s’attaquer à une composante majeure de l’industrie de la vivisection – Huntigdon Life Sciences (HLS), une entreprise connue publiquement et le plus grand complexe de tests sur animaux en Europe. S’appuyant sur les avantages donnés par le documentaire de Channel 4 et le succès que représentait la victoire de Hillgrove, Stop Huntingdon Animal Cruelty (SHAC) a été constitué en 1999 comme une campagne purement bénévole et émanant de la base, avec le but explicite de faire fermer HLS...

Soumettre une entreprise à sa volonté

Il était vital pour les grandes sociétés de maintenir les activistes dans l’ignorance de leurs méthodes de travail réelles. Mais en regardant de plus près on s’aperçoit que leur armure est pleine de failles, et si l’on trouve le bon point de rupture il est alors possible de mettre à genoux même la plus plus puissante des entreprises.
Pendant longtemps les campagnes ont consisté à se ruer sur toutes les vitrines d’une entreprise et à s’attaquer à tout ce qui tombait sous la main. Malheureusement, ce qui tombait souvent sous la main était précisément ce que l’entreprise voulait que nous attaquions ; ces leurres délibérément mis en place pour attirer l’attention des activistes, pendant que les vraies activités continuaient sans faiblir derrière des portes closes.
Ce que SHAC et les autres campagnes suivant sa ligne font désormais est l’opposé complet. Avant d’annoncer une entreprise comme cible, une recherche attentive est menée. On façonne un aperçu de l’entreprise, on obtient des copies de son bilan annuel, on compile des listes de ses filiales, bureaux, sites de recherche et de production. Ses activités et leurs faiblesses sont identifiées. Les larbin-e-s des relations publiques et l’encadrement de base, payé-e-s pour prendre les coups, sont ignoré-e-s. Ce qui compte, ce sont ceux/celles qui prennent réellement les décisions ; les gens au sommet et celles/ceux qui tirent les ficelles en coulisses, voilà les vraies cibles.
Tout comme le fait HLS lui-même, la campagne a fait porter une grande partie de ses efforts sur toutes les entreprises secondaires qui soutiennent la boîte et lui permettent de rester en vie, afin de les faire se désengager. Chacune de ces démarches est devenue une campagne à part entière, et chaque fois que l’une d’elle s’effondre elle fait vaciller un peu plus HLS vers le bord du gouffre.
L’expérience a montré que c’était une approche extrêment fructueuse, qui a mené à de nombreuses victoires. C’en est arrivé à un point où même un appel téléphonique d’un activiste de SHAC à une entreprise, leur faisant savoir que leur implication dans HLS a été découverte, suffit souvent à leur y faire mettre un terme.
Avec HLS lui-même chaque aspect distinct de l’entreprise est visé, car l’unique but est sa fermeture pure et simple sans échappatoire. Cependant, la majorité des cibles secondaires ne requiert pas ce genre de campagne, le but n’étant pas de les faire fermer mais simplement de briser leurs liens avec HLS. Ça nécessite une approche plus ciblée, où l’entreprise liée est analysée et visée sur ses points les plus faibles.

Chaque entreprise peut être dissociée en cinq aspects :
1. Dirigeant-e-s.
2. Travailleur-euse-s de base.
3. Communications.
4. Bureaux.
5. Apparitions publiques.
Chacun d’eux requiert une stratégie différente, mais des attaques sur chacun des fronts feront chanceler la cible. Les entreprises n’ont pas l’habitude de faire face à des campagnes fonctionnant de cette manière, qui sont effectivement très dures à contrer – surtout si une diversité de modes d’action mêlant militantisme à visage découvert et actions clandestines se met en place. Les grandes entreprises sont trop étalées pour se protéger partout à la fois, alors que les entreprises plus petites offrent une jolie cible bien localisée où les goulots d’étranglement vitaux sont faciles d’attaque.

Le levier d’action, très puissant, que nous avons en tant qu’activistes, c’est qu’ils/elles ne savent jamais ce que nous ferons ensuite, et que si nous agissons tou-te-s de manière unie et cohérente nous pouvons neutraliser des parties de leur infrastructure qu’ils/elles ne peuvent pas se permettre de perdre. Ça se résume principalement à trois choses :
1. Leur instiller une peur permanente.
2. Leur coûter financièrement.
3. Traîner leur nom dans la boue.

Ne perdez pas votre temps à faire appel à leur bon fond – ça n’existe pas parmi les gens qui comptent vraiment dans une entreprise. Ce à quoi vous pouvez faire appel c’est combien d’argent vous allez leur coûter, comment vous allez leur détruire le moral, et comment ils/elles ne vont jamais savoir quand et vers où vous allez vous tourner ensuite avec une nouvelle tactique dévastatrice et emmerdante contre laquelle elles/ils ne pourront rien.
Ça ne coûte rien d’approcher d’abord une entreprise, en leur disant que vous prévoyez une campagne contre elles/eux. Mais soyez très strict sur ce que vous voulez réellement d’elles/eux. Dites leur qu’il y a peu de marge pour la négociation, et qu’une fois que le message selon lequel leur entreprise est visée atteindra le grand public plus rien ne pourra être fait pour le retirer, à moins d’annoncer une victoire significative ou une concession qui a vraiment du sens. Les actions peuvent démarrer au moment où vous négociez, car cela montre que vous êtes sérieux/ses quand vous parlez.
Cependant, il est utile de donner à la cible une possibilité de sortie, un échappatoire. Ça dépend de la campagne, ça peut être possible ou ne pas l’être. Mais si ça l’est, où si ça peut être rendu possible en vous faisant passer pour un interlocuteur raisonnable, alors c’est un outil très utile pour conclure la campagne avec succès.

1) Dirigeant-e-s

Par-dessus tout, ce sont elles/eux qui sont habilité-e-s à définir la politique de l’entreprise et de ses filiales, malgré ce qu’elles/ils peuvent dire à ce sujet. Peu importe si c’est juste une de leurs filiales éloignées qui est en faute, ils ont toujours le pouvoir de dire stop. Ils/elles peuvent faire rentrer dans le rang n’importe qui en dessous d’eux/elles.

2) Travailleurs/euses de base

Les cadres dirigeant-e-s sont tout à fait au courant des dégâts que peuvent faire des personnes depuis l’intérieur, et s’ils/elles réalisent que leur propre force de travail s’oppose à eux/elles dans ce conflit, vous avez alors un outil puissant. Beaucoup de travailleur-euse-s elles/eux mêmes auront des sympathies pour vos objectifs, et n’aimeront pas le sale côté de l’entreprise pour laquelles elles/ils travaillent. Dans le passé, ça a permis à une mine d’informations d’arriver jusqu’à nous. Lors de certaines campagnes, ce sont en effet les actions d’employé-e-s évéillé-e-s aux mauvais comportements de leur boîte qui ont porté les coups permettant de gagner.
L’exposition au public de secrets internes est une arme très puissante, qui est souvent sous-utilisée. Des secrets qui pourraient ne pas sembler importants aux yeux des opposant-e-s peuvent être des informations très sensibles d’un point de vue commercial. Dans certains cas les dévoileur-euse-s de secrets peuvent faire s’effondrer le cours des actions d’une entreprise. Ça peut ne pas sembler significatif aux gens qui font campagne contre elle, mais du point de vue de la boîte ça peut être un coup mortel.

3) Communications

Les entreprises, petites et grandes, font souvent passer tous les messages à travers un numéro de téléphone central. C’est un goulot d’étranglement naturel – bouchez le et vous aurez un gros effet coup de poing, surtout si c’est leur numéro principal pour faire des affaires. Les entreprises ont aussi tendance à posséder toute une sous-section de numéros. N’essayez pas seulement leurs numéros diffusés publiquement, mais ceux un ou deux chiffres en-dessous ou au-dessus. Ça vous donnera également souvent des détails intéressants, et parfois des lignes directes avec les dirigeant-e-s.
Les e-mails sont très faciles à viser, car vous pouvez envoyer un mail à des tas de personnes en même temps. Au bout d’un moment ils/elles vous bloqueront, mais ça se contourne avec un peu d’astuce. Les inscrire à des listes mail et à des pages de liens gratuits peut générer d’immenses amas de messages en provenance d’autres personnes, tout en vous épargnant du temps et de l’effort. Nous avons eu connaissance d’une cible dont tout le système de mail a fini par planter, ce qui l’a gravement affectée, la plus grande partie du système de communication interne et de mise en réseau étant effectuée par mail. C’est aussi pour les employé-e-s un message clair comme quoi c’est vous qui vous êtes en train de gagner la campagne. Après le ciblage des dirigeant-e-s, c’est probablement la tactique la plus efficace, mais elle a besoin d’être mise en oeuvre de manière consistante et il faut continuer à maintenir la pression. Quand vous recevez un appel à une action de ce type dans votre boître mail, ne vous contentez pas d’envoyer un seul message, coup de fil ou fax, sans y repenser par la suite. Continuez à le faire, jour après jour, jusqu’à ce qu’elles/ils cèdent.

4) Bureaux

C’est encore mieux de les rencontrer sur leur propre territoire en rentrant dans leurs bureaux et en parlant directement avec la hiérarchie. Demandez à voir un-e responsable et apportez des vidéos et de la littérature à leur offrir. C’est une tactique qu’ils/elles haïssent profondément. C’est une chose d’avoir un mur entre eux et vous, mais une fois que vous êtes dans leur espace de travail ils/elles ne peuvent plus vous ignorer, et en plus ça les empêche de travailler correctement. Faites le de manière répétée et elles/ils devront se mettre à payer pour renforcer les mesures de sécurité ; au départ, vous vous apercevrez en effet que la sécurité dispose la plupart du temps d’un budget faible et se feinte facilement. Une sécurité renforcée contribue à créer une atmosphère de travail déplaisante, ce qui ne peut qu’aider à susciter de l’intérêt pour votre cause et encourage les gens à s’en prendre à leurs patron-ne-s.

5) Apparitions publiques

Des activistes qui s’enchaînent sur leurs stands lors de conférences, ou un lâcher de banderolles les accusant pendant des évènements publics, sont des choses dont ils/elles ne peuvent pas se cacher. Ça leur coûte en termes d’affaires et d’image publique, et ça nuit à leur marque de fabrique. HLS a maintenant cessé d’aller à certaines conférences parce qu’elles/ils savent qu’ils ne pourront pas échapper à une humiliation publique – et ça veut dire en définitive qu’ils/elles perdent une partie de leur chiffre d’affaires.
Et ça ne vaut pas que pour les entreprises. Les directeurs/trices de boîtes siègent souvent dans les collectivités locales et les organisations caritatives – quelques visites dans ces endroits et les directrices/teurs comprendront que ce n’est pas seulement le nom de leur entreprise qui est traîné dans la boue, mais leur nom aussi. C’est à ce moment là que beaucoup de campagnes sur le long terme arrivent à une conclusion rapide.

S’occuper des filiales et des partenaires commerciaux
N’abandonnez jamais !

Une fois que vous avez choisi votre cible, n’abandonnez jamais. Même si pendant un temps vous avez l’impression que ça ne mène à rien, laissez simplement ce constat vous stimuler pour mettre en oeuvre des méthodes de campagne plus inventives et efficaces et passer à l’action. Abandonner vous donne une image négative et laisse croire aux autres entreprises qu’elles peuvent vous vaincre.
Dans le passé trop de campagnes ont fini comme ça, et ça a un effet extrêmement préjudiciable sur la campagne et les gens impliqués. La seule vraie manière de gagner, c’est de ne pas lâcher le morceau et de refuser de se laisser aller, sans tenir compte de ce qu’elles/ils vous balancent en représailles. Si vous montrez le moindre signe de faiblesse vos ennemi-e-s vont sauter dessus, et ça rendra les autres victoires bien plus dures à accomplir. La psychologie de votre réussite a autant d’importance que celle utilisée pour retourner leur peur contre elles/eux. N’abandonnez jamais !
Ce point appelle une réponse double. D’abord, les filiales font toutes partie de la même entreprise tentaculaire et ça veut dire qu’elles ont toutes une voix. Si on met la pression sur les autres filiales, c’est pour s’assurer que les dirigeant-e-s captent bien le message : les activistes sont sérieux/ses. C’est une chose pour les grand-e-s dirigeant-e-s d’ignorer les slogans des contestataires, c’en est une autre d’ignorer les plaintes de leurs propres responsables qui veulent savoir pourquoi elles/ils s’en prennent plein la gueule.
La deuxième raison c’est que les entreprises sont faites de divisions séparées les unes des autres qui souvent ne s’aiment pas entre elles. Il y a une compétition pour les ressources et les promotions. Bien que ce soit quelque chose qu’on voit rarement, il arrive qu’en coulisses les contestations donnent carrément des armes aux différentes factions dans l’entreprise, nous permettant ainsi de diviser pour mieux régner. Ça oblige les directeurs/rices des filiales liées à HLS à surveiller leurs arrières, dans la peur que leurs concurrent-e-s saisissent l’occasion de leur sauter à la gorge et leur fassent perdre de précieuses ressources ainsi que des augmentations de salaires.
Même si vous n’aboutissez pas à une victoire du premier coup, une campagne bien menée et qui frappe fort peut avoir des effets majeurs. Ça fait réfléchir la cible à deux fois à si elle veut encore travailler avec HLS dans le futur, et si le coût engendré par les affaires manquées et la sécurité supplémentaire en vaut vraiment la peine. De plus, ça envoie un message fort au reste de l’industrie confirmant que vous être sérieux/ses.
Avec cette campagne-ci les résultats sont allés bien au-delà de HLS uniquement. Des multinationales comme Novartis ont remis en question la pertinence du Royaume-uni comme lieu pour la recherche animale, tandis que des entreprises japonaises ont supprimé des financements d’un montant d’un milliard de livres sterling destinés à la recherche. Les deux citent la campagne contre HLS comme une des raisons. Le résultat, c’est que le Royaume-uni est de plus en plus considéré comme un endroit où éviter d’entreprendre des recherches basées sur les animaux.

Les Mondes de la Finance et du Commerce

Il a souvent été demandé pourquoi SHAC s’en est pris à des entreprises comme les assureuses/eurs, les banquiers/ères, les administratrices/eurs, les actionnaires, les agent-e-s de change, les traders... d’HLS, au lieu de se concentrer sur les boîtes directement impliquées dans la maltraitance animale.
Le réponse, c’est qu’on a besoin de penser à l’entreprise elle-même, par juste à pourquoi on mène des actions contre elle. Une fois la cible choisie il faut lui ôter tous les appuis qui la soutiennent. Du point de vue de la boîte, ses administrateurs/trices, ses assureuses/eurs et sa cotation en bourse sont tous des aspects importants, dont la perte rend le fonctionnement très difficile. Une bonne campagne, en plus de perturber les tâches normales de l’entreprise, crée un climat de suspicion et d’instabilité parmi les créanciers/ères et les client-e-s, climat dont il est dur de venir à bout.
Les client-e-s deviennent réticent-e-s à investir, et ne débourseront pas des millions pour un contrat s’il y a un gros doute sur la possibilité pour la boîte de le mener à bien. Les gros-se-s investisseuses/eurs n’investissent que dans les entreprises présentes sur un marché des valeurs prestigieux et avec des administrateurs/trices reconnu-e-s. Il est dur pour les boîtes qui ne bénéficient pas de ça d’attirer ces investisseurs/euses, ce qui entâche encore plus leur crédibilité, et une fois entraîné dans ce cercle vicieux il est dur de remonter la pente. Un autre effet est que, étant donné la manière dont fonctionne le système, ça rend beaucoup plus dur d’obtenir des prêts. Les prêts sont une partie vitale du processus d’expansion et d’attraction de nouveaux marchés. Ils sont nécessaires pour se moderniser et rester au sommet. Pour des entreprises de la taille d’HLS, les prêts sont étroitement liés au cours des actions en bourse – un cours très bas veut dire que les prêts arrivent très difficilement. Au fur et à mesure qu’HLS lutte pour remplacer les boîtes qui le soutiennent, il perd la bataille pour la crédibilité aux yeux des financiers/ères qui peuvent réellement compter pour son futur. Dorénavant, personne dans les principaux marchés financiers ne rentrera en contact avec HLS, et pour une entreprise qui se bat pour sa survie c’est une situation mortelle. Le succès est vital. C’est mieux de se concentrer sur une seule entreprise, de gagner une victoire sur elle, et de s’en servir comme exemple à brandir devant d’autres. Une fois qu’une entreprise a perdu, c’est bien plus facile de créer un effet boule de neige sur les autres. Même s’il est possible que vous vous retrouviez avec une profusion de cibles à attaquer, sélectionnez les une par une. Elles vont toutes en parler entre elles, et le message comme quoi vous ne plaisantez pas va circuler de lui-même.

L’Internationalisme en Action !

La réussite engendre aussi une prise de conscience globale – et une prise de conscience globale engendre davantage de réussite. La campagne contre HLS captive l’imagination collective et a maintenant des organisations soeurs dans des dizaines de pays à travers le monde. Ça veut dire que quand une nouvelle cible est choisie elle est touchée à une échelle internationale, ce qui augmente grandement l’impact de la campagne et aide à unifier le mouvement en général. Quand HLS a déménagé ses actions et ses prêts aux Etats-Unis afin d’échapper à l’activisme du Royaume-uni, la campagne SHAC aux Etats-Unis leur a enlevé et, à leur grand effroi, a réduit en miettes tout ce qu’ils pouvaient mettre en place.
Cet aspect global de la lutte a été un point significatif de la campagne contre HLS. C’est particulièrement important quand les cibles n’ont pas de siège social dans le pays. Les sièges sociaux sont vitaux car c’est là que les vraies décisions se prennent. La présence d’activistes près de chez elles/eux a une grande influence et les encourage à prendre la décision de se désengager vis-à-vis d’HLS. Ça veut dire aussi qu’ils/elles ne peuvent pas tout simplement échapper à l’attention de SHAC en changeant de pays. HLS a essayé et ils se sont fait humilier. De même l’entreprise pharmaceutique Yamanouchi, après avoir fermé son grand centre de recherche au Royaume-uni, s’est aperçu qu’il n’y avait pas de refuge pour elle en Hollande.

Fin (pour HLS !)

Désormais, après les 10 ans ou à peu près qui viennent de s’écouler (en 2003, N.D.T.), les exploiteurs/euses d’animaux et les autres entreprises de destruction s’attendent à des contestations directes de notre part, et sont prêt-e-s et capables de les gérer. Ce qu’ils/elles ne sont pas capables de gérer, c’est la perte du soutien dont elles/ils ont besoin pour rester dans leur bizness. Quand ces soutiens se font éjecter, les entreprises se retrouvent dans une position où il est relativement facile de les éliminer des affaires. Les promesses des gouvernant-e-s et de la police ne sont pas des substituts à nos tactiques de guerre économique, ni à la peur d’être tenu personnellement et directement responsable du fait de soutenir la maltraitance animale sous une forme ou une autre.
La campagne contre HLS s’est aventurée sur un terrain complètement nouveau ; la courbe a été exponentielle, et continue à l’être. Une campagne et des actions consistantes et déterminées, qui revoient continuellement leurs stratégies et leurs tactiques et produisent une littérature brillante et professionnelle, ont pris la police et le gouvernement au dépourvu tout en gardant le public de notre côté.
Un dur travail et un engagement acharné se sont révélés payants, puisque HLS est devenue une marque de fabrique associée à la maltraitance animale et que les autres entreprises tremblent de peur à l’idée d’y être publiquement associées.
Tout ce dont nous avons eu besoin c’est de reconnaître que nous devons aller de l’avant, saisir de nouvelles opportunités et adopter de nouvelles formes d’action. Ça ne veut pas dire non plus qu’il y a besoin de beaucoup de monde. Quelques individu-e-s concentré-e-s et du temps consacré à faire de recherches approfondies permettent d’ouvrir la voie à une campagne efficace et victorieuse. Le point crucial est d’arrêter de penser comme des contestataires, mais de nous mettre à la place de la cible et de découvrir ses points faibles. Une entreprise est composée de nombreuses personnes et a de nombreuses structures qui la soutiennent. Si on choisit les bonnes, la plupart d’entre elles s’effondrent.

Depuis le début de la campagne contre HLS beaucoup de choses ont changé dans le monde du droit des animaux, mais, comme l’a même récemment admis leur directeur général, HLS est sur les rotules. Les médias et le gouvernement font des déclamations autour de la campagne, mais ça ne change que très peu de choses. En effet la mauvaise pub s’est révélée un outil très utile, car elle aide à faire tourner le mot aux entreprises et à leur montrer ce qu’elles ont à craindre concrètement quand elles sont sous le feu des projecteurs. Durant les quatre dernières années SHAC s’est trompé à un certain nombre de reprises mais a appris de ses erreurs, et ses stratégies et tactiques se sont affinées. Les entreprises peuvent peut-être bien continuer à marcher mais elles découvrent qu’il est vraiment dur de se cacher...

Huntingdon Life Sciences et la Campagne contre Marsh...

Marsh Inc., l’une des plus grandes compagnies d’assurance au monde, a agi en faveur de HLS. Ce fut l’une des plus dures campagnes lancées par SHAC, il a fallu près d’un an pour obliger Marsh à annoncer qu’ils cessaient leur implication avec HLS. La victoire a établi SHAC comme une force avec laquelle il fallait compter, avec comme résultat que désormais les autres entreprises regardent comment s’est déroulée la campagne contre Marsh, et décident en conséquence qu’elles ne sont pas prêtes à se prendre la même chose dans la tronche.
A la suite de Marsh, les comptables de HLS Deloitte & Touche ont clairement vu la douleur qui avait lui avait été infligée ; il ne leur a fallu que 10 jours pour se retirer et aucune grande entreprise de comptabilité ne rentrera désormais en contact avec HLS, même tout au bout d’une longue perche. Ça a instauré comme méthode de campagne l’effet domino, grâce auquel un dur travail sur une entreprise donnée mène à des victoires plus faciles sur les autres.
Voici ci-dessous une chronologie de la campagne contre Marsh, afin de donner une idée de l’intensité de la pression mise sur Marsh et de montrer comment cette victoire fondamentale a été obtenue. La campagne a démarré en Février 2002 et a pris fin en Décembre 2002.
Les pays impliqués comprenaient : l’Autriche, l’Australie, la République Tchèque, La France, la Hollande, l’Italie, l’Allemagne, La Nouvelle Zélande, Le Portugal, l’Afrique du Sud, Le Royaume-uni et les Etats-unis.

Février - Août Au Royaume-uni Marsh s’est fait briser les fenêtres de ses bureaux. A certains points, il y avait presque tous les jours des manifs et occupations à leurs bureaux pour les déranger dans leur travail, des manifs sur leurs toits, des représailles à leurs domiciles, des campements installés devant les maisons de plusieurs directeurs/trices, de même que des campagnes de tractage dans leurs villages pour leur mettre la honte. De plus leurs client-e-s et les gens qui leur louaient leurs bureaux ont été ciblé-e-s, les compagnies d’assurance travaillant avec elles/eux attaquées, leurs voitures recouvertes de peinture, et des évènements sponsorisés par elles/eux ruinés.
Mars - Juin Les cadres de Marsh à Boston reçoivent la visite de plusieurs manifs devant chez eux/elles, dont plusieurs à 3 heures du matin.
4 Mars A Boston, des activistes organisent une manif devant les bureaux de Marsh dans le cadre d’un week-end d’action. Également, à Chicago, des activistes perturbent le fonctionnement de l’immeuble où se situent les bureaux de Marsh. A San Antonio l’activité de leurs bureaux est perturbée avec des bombes puantes et des tracts.
5 Mars Sous le couvert de l’obscurité, des activistes recouvrent les bureaux de Marsh d’autocollants et mettent de la colle dans leurs serrures.
10 Mars Les maisons de plusieurs cadres de Marsh se font recouvrir d’autocollants anti-HLS au milieu de la nuit.
11 Mars Des activistes de Chicago rendent visite chez eux aux cadres de Marsh avec des mégaphones, des trompes, des cornes de brume, des autocollants, et tapent des poings sur les portes. Pendant la nuit des gens peignent à la bombe des slogans "Tueur (ou tueuse, Note du traducteur) de chiots" sur la maison d’un-e cadre. Au Texas, 3 bureaux de Marsh sont recouverts d’autocollants et de tracts.
25 Mars Perturbations à l’immeuble de Marsh à Chicago. Des notes internes de Marsh sont rendues publiques, elles détaillent "les mesures préventives qui devraient être prises au sein de chaque bureau" en réponse à la campagne SHAC. Elle mentionne également un numéro vert joignable 24h sur 24, mis en place pour les employé-e-s de Marsh qui ont été perturbé-e-s !
29 Mars Des activistes de Seattle recouvrent de tracts les bureaux de Marsh.
5 Avril Des Activistes se barricadent dans les bureaux de Marsh à San Francisco.
8 Avril Des fruits pourris, qui ont été laissés à l’intérieur des bureaux de Marsh à Boston, empestent tout l’endroit d’une odeur infecte.
9 Avril A Chicago, un-e cadre reçoit une visite de nuit tardive à son domicile.
21 Avril – 28 Avril Les maisons de deux cadres de Marsh à New York se font dévaster. Les portes, vases, lampes et miroirs des vestibules de leurs maisons à Central Park et Park Avenue sont transformé-e-s en tas de verre pilé. Des actions sont organisées devant les bureaux et les maisons des employé-e-s de Marsh à San Francisco, au Texas et à Chicago. Leurs quartiers sont tapissés d’affiches informant les voisins que des tueurs/euses de chiots habitent dans leur communauté.
14 Mai A San Francisco, les cadres de Marsh découvrent au réveil leurs quartiers tapissés d’affiches informant les voisins que des tueurs/euses de chiots habitent dans leur communauté.
7 Juin Un-e cadre de Marsh à Chicago se fait recouvrir sa maison de peinture rouge et éclater ses fenêtres.
11 Juin A San José, Californie, un-e cadre de Marsh se fait peinturlurer sa maison de slogans "Tueur (ou tueuse, N.d.T.) de chiots" et "ordure".
17 Juin Un-e cadre de Marsh à Boston se fait recouvrir la façade de sa maison de litres de peinture rouge.
1er Juillet A Sacramento, Californie, un-e cadre de Marsh se fait peinturlurer sa maison de slogans "Tueur (ou tueuse) de chiots" et "ordure".
3 Juillet Un-e cadre de Marsh à Boston reçoit la visite d’une manif devant chez lui/elle à 7 heures du matin. Plus tard ce soir là, deux cadres de Marsh ont droit à une veillée aux chandelles tard dans la nuit.
7 juillet Des activistes déploient une banderole et tractent dans le quartier d’un-e cadre de Marsh en Californie.
10 Juillet Des fumigènes de gros calibre sont déclenchés dans deux bureaux de Marsh à Seattle. Les bureaux sont tous les deux évacués et les autorités bloquent l’accès aux pâtés de maisons.
15 Juillet Des banderoles hissées par des ballons d’hélium sont lâchées devant trois bureaux de Marsh à San Francisco.
24 Juillet Des banderoles anti-Marsh sont déployées au-dessus de la voie express à Chicago.
26 Juillet Des activistes de San Francisco organisent une fête de rue anti-Marsh dans le quartier des affaires.
1er Août Pendant le PGA Tournament (tournoi national de golf aux États-Unis, N.D.T.) une cellule de l’Animal Liberation Front (ALF) détruit un cours de golf à Long Island, dont est membre un-e directeur/trice honoraire de Marsh.
5 Août Des activistes manifestent devant les maisons et bureaux de cadres de Marsh, pendant un week-end d’action régional au Texas.
9 Août - 11 Août Des activistes de Boston manifestent devant les maisons et bureaux de cadres de Marsh, dans le cadre d’un week-end d’action régional.
17 Août Une cadre de Marsh au Texas se fait tapisser sa maison d’autocollants et d’affiches informant ses voisin-e-s qu’elle est une tueuse de chiots.
26 Août Nouvelles visites à domicile pour Marsh au Royaume-uni.
27 Août Un autre jour de visites à domicile pour Marsh au Royaume-uni.
28 Août Manif à domicile à 6 heures du matin chez un-e cadre de Marsh. Il/elle ne va pas au travail. Les manifestant-e-s reviennent à 4 heures de l’après-midi pour toucher les gens qui passent à l’heure de pointe.
1er Septembre Les directrices/teurs de Marsh en Nouvele-Zélande ont droit à une visite à leur domicile.
2 Septembre Des activistes manifestent à l’emplacement des bureaux, des domiciles et des lieux de culte des cadres de Marsh. De plus, les maisons des détectives privé-e-s de Marsh reçoivent des visites à domicile.
3 Septembre Le directeur de Marsh Hamish Ritchie se fait briser ses fenêtres.
5 Septembre Manif bruyante tard dans la nuit au domicile du directeur de Marsh Chrisopher Pearsons. Plus tard courant septembre, il a été signalé qu’une manif avait eu lieu devant la maison de Pearson le jour des funérailles d’un membre de la famille.
7 Septembre Des activistes visitent les bureaux de Marsh à travers le Royaume-uni. Certains sont envahis et d’autres subissent des manifs bruyantes à l’extérieur. C’était une pratique courante avec Marsh que des personnes restent immobiles toute la journée à l’extérieur des bureaux à frapper sur des tambours, crier et hurler, utiliser des sirènes et des cornes de brume, et à faire tellement de bruit qu’il était impossible de travailler.
7 Septembre Tard dans la nuit, un-e détective privée de Marsh se fait réveiller par un appel téléphonique.
14 Septembre Une cellule italienne de l’ALF défonce un club de golf où Marsh sponsorise un tournoi. Le terrain de golf subit des dégâts supplémentaires.
17 Septembre Des activistes de Long Island manifestent au domicile d’un-e directrice/eur honoraire de Marsh.
21 Septembre A Long Island, l’ALF repeint la maison d’un-e directeur/trice honoraire de Marsh avec des slogans pendant que les vigiles dorment à proximité dans leurs voitures.
22 Septembre Des cadres de Marsh reçoivent des manifs à leur domicile en Californie.
23 Septembre Un blocus téléphonique commence contre un hôtel en Nouvelle-Zélande qui héberge un événement sponsorisé par Marsh. Il y a aussi des manifs anti-Marsh au Portugal et en Nouvelle-Zélande.
En Nouvelle-Zélande des personnes entrent dans des bureaux et collent des autocollants partout. Devant un autre bureau, 15 personnes distribuent des tracts contenant l’adresse personnelle des employé-e-s. Des manifs anti-Marsh on lieu dans quatre villes d’Allemagne le même jour. Les bureaux sont assiégés toute la journée.
24 Septembre Dans le cadre d’un week-end d’action contre Marsh en Italie, des manifs ont eu lieu devant 3 bureaux et 3 ont été envahis, tandis qu’un blocus téléphonique d’une semaine se mettait en place.
25 Septembre Des activistes investissent les bureaux de Marsh à Liverpool.
28 Septembre Des mémoriaux en hommage aux animaux sont laissés devant les maisons et les clubs de santé des cadres de Marsh en Californie.
29 Septembre Des activistes se scindent d’une manif nationale contre HLS et vont rendre visite aux directeurs/trices de Marsh chez elles/eux.
30 Septembre A une heure du matin, des activistes arrivent au domicile du directeur de Marsh Hamish Ritchie, crient dans des mégaphones et font sonner des cornes de brume.
3 Octobre Une attaque internet contre Marsh débute. Des activistes mettent en place une chat room sur internet où, chaque fois qu’un mot est tapé, un email est envoyé à Marsh. Marsh en a reçu plus de 200.000 grâce à l’action et a dû faire face de ce fait à des problèmes informatiques. Pour plus de détails, voir : www.huntingdonsucks.com
10 Octobre Perturbation de la foire des métiers à l’université de Londres. Des activistes assiègent le stand de Marsh avec des slogans, des mégaphones, des affiches et des tracts.
19 Octobre SHAC reçoit une lettre d’un-e employé-e de Marsh revendiquant qu’un groupe d’employé-e-s sympathise avec la campagne et inflige des dégâts à la propriété de l’entreprise. A un moment durant la campagne, une machine a café a pris feu et a entraîné l’évacuation du bureau tout entier.
24 Octobre Des activistes perturbent une fête dans un country club de Long Island, aux Etats-unis, ou les directrices/teurs de Marsh se sociabilisent avec d’autres parieurs de haut vol. S’ensuit une autre mainf à l’extérieur.
27 Octobre Des autocollants portant le nom et l’adresse du directeur de Marsh William White Cooper sont collés partout dans son quartier. Des manifs ont lieu devant les bureaux de Marsh à Exeter. Marsh obtient la mise en place d’un arrêté visant à neutraliser les gens et à les maintenir à l’écart de ses bureaux, mais il est constamment ignoré durant les semaines suivantes et les gens s’évertuent à faire vivre à Marsh un véritable enfer. Le conseil municipal d’Exeter, client de Marsh, est également visé et prend un arrêté identique.
28 Octobre Une conférence de deux jours à Londres est assiégée par des activistes pour protester contre le fait qu’un-e des directeurs/trices de Marsh est invité-e à y parler.
30 Octobre Des activistes font de l’information aux personnes assistant à une présentation de Marsh, dans le cadre d’une foire des métiers à l’université. En plein milieu de la présentation, des activistes se lèvent et la sabotent.
1er Novembre Des activistes manifestent devant des bureaux de Marsh en Italie.
4 Novembre Des activistes de Long Island organisent des actions aux domiciles et au club de golf de cadres de Marsh.
5 Novembre Une cellule de l’ALF revendique des slogans bombés partout dans le village de Julian Atinkson, directeur de Marsh au Royaume-uni.
6 Novembre La maison de la/le directrice/teur de Marsh en Nouvelle-Zélande est attaquée par l’ALF. Sa voiture se fait peinturlurer, des slogans sont bombés partout et d’autres directeurs/trices de Marsh reçoivent des visites au Royaume-uni.
7 Novembre La veille des élections, les bureaux de vote de cadres de Marsh sont recouverts avec des affiches informant les gens du quartier que des tueurs/euses de chiots vivent parmi elles/eux.
8 Novembre Hamish Ritchie, directeur de Marsh, "se retire" d’une autre entreprise dans laquelle il est impliqué (HALMA), pour lui épargner les troubles liés à une semaine d’action prévue contre elle. A Philadelphie des activistes organisent une action devant les bureaux de Marsh.
9 Novembre A Long Island, le quartier, le supermarché et la station essence d’un-e directeur/trice honoraire de Marsh sont recouverts d’affiches informant la ville qu’il s’agit d’un-e sale tueur/euse de chiots !
10 Novembre Des directrices/teurs de Marsh à travers le Sud-est de l’Angleterre reçoivent des visites à domicile, malgré une énorme présence policière pour neutraliser et maîtriser la manif.
11 Novembre Les Fronts de Libération des Animaux et de la Terre (ALF et ELF) s’offrent une visite au club de golf d’un/une directrice/teur honoraire de Marsh à Long Island et recouvrent la boutique, les bâtiments adjacents et les enseignes de slogans à la peinture.
17 Novembre Au Portugal, le SHAC local rend visite aux bureaux de Marsh. Dans tout le Royaume-uni les bureaux de Marsh subissent des manifs. Durant la soirée des activistes découvrent que Hamish Ritchie et sa femme siègent au conseil d’adinistration de l’English National Ballet. Une séance du spectacle mondialement connu "Casse-noisettes" est envahie et interrompue. Quelques jours plus tard, Ritchie et sa femme finissent par se résigner et le Ballet confirme que leur accord de sponsoring avec Marsh ne sera pas renouvelé.
21 Novembre Des activistes organisent une manif devant la British Insurance Brokers Association (association d’assureurs/euses britanniques) par rapport à ses liens avec Hamish Ritchie de Marsh.
22 Novembre Plusieurs directrices/eurs de Marsh se font briser leurs fenêtres et des visites ont lieu aux domiciles de directeurs/trices de Marsh en Autriche.
23 Novembre Divulgation d’un rapport confidentiel émanant de la direction de la sécurité de Marsh au Royaume-uni. Il révèle que jusqu’en Septembre 2002 Marsh avait eu des milliers de mails et de lettres d’insultes, jusqu’à 400 appels téléphoniques malveillants par jour, des textos envoyés aux employé-e-s sur leur portable, 244 manifs devant des bureaux, plusieurs fausses bombes et colis suspects, 42 employé-e-s bombardé-e-s de spams et de lettres de menace ; 26 directeurs/trices avaient eu des visites à leur domicile, 58 fois en tout, plusieurs voitures endommagées, des fenêtres brisées ; des évènements d’entreprise avaient été sabotés et des documents subtilisés et divulgués !
26 Novembre Le directeur de Marsh en Nouvelle-Zélande vend sa maison et déménage après des visites, des tractages et de la casse à son domicile. 10 directrices/eurs de Marsh au Royaume-uni reçoivent des visites – certain-e-s aux premières heures du jour.
28 Novembre Des cadres de Marsh à Cincinnatti reçoivent des visites aux mégaphone chez elles/eux tard dans la nuit.
1er Décembre Le fils du directeur de Marsh appelle SHAC et affirme que des engins incendiaires ont été trouvés dans la maison familiale. Des activistes allemand-e-s rendent visite à des directrices/eurs de Marsh chez eux/elles et manifestent devant leur maison. Environ 24 visites à domicile ont lieu en un jour à l’encontre de Marsh et d’autres directeurs/trices collabos de HLS. L’ALF rapporte qu’en Hollande les fenêtres de Marsh ont été brisées, leurs serrures engluées, et que de l’acide a été jeté partout dans l’allée principale.
5 Décembre Les fenêtres de Marsh à Southampton sont murées.
9 Décembre Des affiches et des autocollants sont collés partout sur un bureau de Marsh en Allemagne.
10 Décembre Des manifs s’enchaînent partout dans le monde devant les bureaux de Marsh, dans le cadre d’un week-end d’action global. On rapporte également qu’un/une directeur/trice allemand-e de Marsh a été bombardé-e de spams et de mails inutiles, en guise de cadeau de Noël avant l’heure.
12 Décembre Des activistes texan-e-s organisent des manifs à domicile contre des cadres de Marsh.
13 Décembre Manifs anti-Marsh dans trois villes allemandes.
14 Décembre Visites au domicile des directrices/eurs de Marsh dans le Surrey.
17 Décembre Manifs devant les bureaux de Marsh à Londres – il y en a tous les mercredis depuis quelques mois.
Date inconnue en Décembre La police affirme qu’un-e activiste tente de mener à bien une attaque incendiaire sur la propriété du directeur de Marsh, Christopher Pearson.
18 Décembre Marsh annonce rompre tout lien avec HLS. Victoire !

Entreprises collabos de HLS dans l’état français

Infos récoltées sur http://www.shac.net pour les petit-e-s elfes espiègles...

Fournisseurs

* AIR FRANCE-KLM (transport de primates destiné-e-s à l’expérimentation)
Site de la campagne Air Souffrance : http://www.airsouffrance.fr

Clients

*ABBOTT
Abbott France S.A.
10 rue d’Arceuil
Silic 233
94528 Rungis Cedex, France
Telephone : (33 1) 456 02 500
Facsimile : (33 1) 456 0 2443
  Diagnostics
Abbott France
12, Rue de la Couture
BP 50203
94518 Rungis Cedex, France
Telephone : (33 1) 456 02 500
Facsimile : (33 1) 456 00 498

*ACTELION
21 Bd de la Madeleine
75001 Paris
France
Phone : +33 1 58 62 32 32
Fax : +33 1 58 62 32 22

*ASTRAZENECA
224, Avenue de la Dordogne BP 41
Dunkerque Cedex 2
F-59944
Tel :+33 (0)3 28 58 48 00
Fax :+33 (0)3 28 60 77 82

1 Place Renault
Rueil Malmaison Cedex
F-92844
Tel :+33 (0)1 41 29 40 00
Fax :+33 (0)1 41 29 40 01

18 Rue de Montbazon
Monts
F-37260
Tel :+33 (0)2 47 21 10 10
Fax :+33 (0)2 47 26 68 82

Parc Industriel Pompelle Chemin de Vrilly BP 1050
Reims Cedex 2
F-51689
Tel :+33 (0)3 26 61 68 68
Fax :+33 (0)3 26 85 58 64

Astra Tech France
7, rue Eugène & Armand Peugeot
Rueil-Malmaison Cedex
F-92563
Tel :+33 (0)1 41 39 02 40
Fax :+33 (0)1 41 39 02 44

*BRISTOL MYERS SQUIBB
3, rue Joseph Monier
BP 325 - 92506
Rueil-Malmaison Cedex

*DOW
Marco Polo B - 790 avenue Dr Donat
B.P. 1220
06254 Mougins Cedex
Fax : 04.93.95.60.12
6, rue Jean-Pierre Timbaud - Bat A
Montigny le Bretonneux - 78067 St Quentin en Yvelines Cedex
Fax : 01.30.23.13.00

*INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE (INRA)
147 rue de l’université
75338 Paris Cedex 07
Phone : +33(0)1 42 75 90 00
Fax : +33(0)1 47 05 99 66

*GLAXO SMITHKLINE
Marly-le-Roi
100 route de Versailles
78163 Marly-le-Roi cedex
Tél. : 01 39 17 80 00
Fax : 01 39 17 17 58

25 avenue du Québec ZA de Courtaboeuf
91140 Les Ulis
Tél. : 01 69 29 60 00
Fax : 01 69 07 48 92

Jean-François Chambon
112 avenue Kleber
75784 Paris Cedex 16
Tél. : 01 47 55 74 84
Fax : 01 47 55 74 83

Evreux
23 rue Lavoisier
27000 Evreux
Tel. : 02 32 23 55 00
Fax : 02 32 23 55 58

Terras 1
ZI du Terras
53101 Mayenne cedex
Tel. : 02 43 30 22 00
Fax : 02 43 00 98 58

1, rue de l’Abbaye
76 960 Notre-Dame-de-Bondeville
Tel : 02.35.14.34.00
Fax : 02.35.14.33.10

637, rue Aulnois
59 230 Saint-Amand-Les-Eaux
Tel : 03.27.28.64.00
Fax : 03.27.48.83.15

*MAKHTESHIM & AGAN
2 Rue Troyon,
92316 - sevres cedex
Tel : (33)-1-4190-1696
Fax : (33)-1-4662-6497

*MERCK
3 Avenue Hoche
75114 Paris Cedex 08

*MONSANTO
Andard Corn States International
ZA Le Réseau
49800 Andard
Phone : 02 41 80 46 46
Fax : 02 41 80 40 04

Monsanto SAS
Centre de Recherche de Boissay
28310 Toury
Phone : 02 37 90 10 17
Fax : 02 37 90 69 09

Seminis
22 Ruelle Simon
Guerbigny, France 80500

Z.A. La Montgervalaise
35520 La Mézière
Phone : 02 99 13 06 60
Fax : 02 99 13 06 69

Europarc du Chêne
1 Rue Jacques Monod
69673 Bron Cédex
Phone : 04 72 14 40 40
Fax : 04 72 14 41 41

Europarc du Chêne
1 Rue Jacques Monod
69673 Bron Cédex

Domaine de Mercie
82170 MONBEQUI
Phone : 05 63 26 17 00
Fax : 05 63 26 17 09

Seminis
Mas de Rouzel Chemin de Canaux
C.S. 17270
Nimes Cedex 2, France 30918
BP 21 - Croix de Pardies
40305 Peyrehorade Cedex
Phone : 05 58 73 60 99
Fax : 05 58 73 09 29

Route de Crest
26740 Sauzet
Phone : 04 75 91 83 08
Fax : 04 75 46 77 32

8 rue François Mauriac
41310 St Amand Longpré
Phone : 02 54 82 36 36
Fax : 02 54 82 91 82

Service Production
ZI du Cairat - 20 Route du Théron
11800 Trèbes
Phone : 04 68 78 80 80
Fax : 04 68 78 63 91

*PFIZER
Siège : 23-25 avenue du Docteur Lannelongue
75668 Paris Cedex 14
Tél. : 01 58 07 30 00
Fax : 01 58 07 30 01

ZI Pocé-sur-Cisse
BP 109
37401 Amboise Cedex
Tél. : 02 47 23 77 78
Fax. : 02 47 23 79 80

Capsugel Ploërmel
Z.I. Camagnon - BP 320
56803 Ploërmel Cedex
Tél. : 02 97 72 10 00
Fax. : 02 97 72 15 00
  Capsugel Colmar
Site de production
10, rue Timken
68027 Colmar Cedex
Tél. : 03 89 20 57 09
Fax. : 03 89 41 48 11

23-25 avenue du Dr. Lannelongue
75668 Paris Cedex 14
Tél. : 01 58 07 30 00
Fax : 01 58 07 30 01

*PHENOMENEX SAS
Parc des Grillons
BAT 3 - 60 Route de Sartrouville
78232 Le Pecq Cedex
Tel : 01 30 09 21 10
fax : 01 30 09 21 11
Email : franceinfo@phenomenex.com
web : www.phenomenex.com

*SANOFI AVENTIS
54 rue de la Boétie,
Paris 75009
Tel. : +33 (0)1 53 77 40 00
Fax : +33 (0)1 53 77 41 33 

*SYNGENTA
20 rue Marat
78212 - Saint Cyr l’Ecole Cedex
Ph : + 33 1 39 42 20 00
Fax : + 33 1 39 42 20 10

12, chemin de L’Hobit - BP 27
31790 Saint Sauveur
Ph : ++33 5 62 79 98 00
Fax : ++33 5 62 79 99 90

408 rue George Latapie
60490 Ressons-sur-Matz
Ph : + 33 3 44 42 56 11
Fax : + 33 3 44 42 62 11

*TEVA
TEVA Classics France
Pharmaceutical and Innovative products
Immeuble le Palatin 1
1 cours du Triangle de l’Arche
92936 Puteaux (Paris)

La Defense Cedex 12
France
Tel : +33-1-55-91-7800

Do or Die