THEMES

Prison, justice, répression

12 octobre 2017 - Marina

Lettre depuis la maison d’arrêt des femmes de Fleury Mérogis

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Avril 2016, pendant plus d’un mois des prisonnières s’organisent pour refuser collectivement de remonter de promenade, tambouriner contre les portes le soir, écrire une pétition et des lettres.

La lettre qui suit, écrite à la toute fin de ce mouvement par une de ses participantes offre un bel aperçu des conditions de détention à l’intérieur de cette taule.

17 mai 2017 - anonymes

Solidaires dans les luttes, solidaires face à la repression

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Le 18 mai 2016, à Paris, en plein mouvement contre la loi Travail, une voiture de police est attaquée par une manifestation sauvage et termine en flammes. Le jour-même, et les semaines et mois qui suivront, la répression fera son sale travail.

Ce recueil de textes, effectué en avril 2017, retrace les événements et notamment les initiatives de solidarité avec les personnes inculpées dans cette affaire.

Sommaire :

  • Introduction
  • Récit et répression
  • Tracts, textes et affiches
  • Images et défense
  • Solidarité et actions directes
  • Annexes

26 novembre 2016 - Pierre Kropotkine

L’organisation de la vindicte appelée Justice

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Publié initialement en 1901 dans Les Temps nouveaux, le texte « L’organisation de la vindicte appelée Justice » donne un aperçu historique des relations entre l’État et « l’institution pour la vengeance sociétaire, nommée Justice », puis critique la Justice avec une perspective anarchiste.

La vindicte sociétaire organisée, appelée Justice, est une survivance d’un passé de servitude, développée d’une part par les intérêts des classes privilégiées et d’autre part par les idées du droit romain et celles de vengeance divine qui font tout aussi bien l’essence du christianisme que ses idées de pardon et sa négation de la vengeance humaine.
L’organisation de la vengeance sociétaire sous le nom de Justice est corrélative dans l’histoire avec la phase État. Logiquement aussi, elle en est inséparable.

14 septembre 2016 - Z (revue)

Ceci n’est pas une bavure

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En 2013, au moins onze personnes ont été tuées au cours d’une opération policière. Le constat est le même qu’en 1983 : dans la très grande majorité des cas, les victimes sont des héritiers de l’immigration. Ni dérapages fortuits ni bavures, ces meurtres sont l’aboutissement d’une violence quotidienne exercée au nom du maintien de l’ordre. Face à cet état de fait, certains s’organisent pour le faire reconnaître et enrayer la machine. État des lieux depuis les Minguettes et ses alentours.

Texte paru initialement en mai 2014 dans le n°8 de la revue Z.

21 avril 2015 - Collectif

« Toutes les valeurs de cette société sont des prisons de haute sécurité »

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Si la nouvelle loi sur les prisons de type C est une nouvelle offensive dégueulasse de ce monde carcéral contre l’irréductible esprit de révolte qu’aucune loi ni répression ne pourra jamais étouffer, elle n’est pas plus que cela. Sur le modèle des Quartiers de Haute Sécurité en France ou du régime FIES en Espagne, elle n’est qu’une pierre ajoutée à l’édifice de la lutte des autorités contre les prisonniers de la guerre sociale. Tout particulièrement dans un contexte comme celui de la Grèce, où la lutte armée et la proposition de l’attaque diffuse, permanente et décentralisée, obtiennent l’appui d’un mouvement large et l’approbation tacite de plusieurs parties de la population. Il s’agit aussi pour l’État grec d’une partie de son offensive contre le mouvement révolutionnaire et la révolte diffuse qui l’agite depuis les débuts de leur « crise » et un certain mois de décembre 2008. Ce qui nous intéresse ici n’est donc pas l’énième loi scélérate du pouvoir, mais le souffle de rage qu’elle a provoqué, qu’elle provoque encore et qu’elle provoquera probablement jusqu’à la destruction de son idée même.

Sommaire  :
• Quelques chiffres
• Carte des prisons grecques
• Introduction
• Quelques slogans entendus dans les rues de Grèce
• Contre les prisons de haute sécurité
• Intervention dans la prison de Korydallos
• Jusqu’à la destruction de la dernière prison…
• Contre les prisons de type C
• Communiqué des prisonniers de la taule de Koridallos
• Première déclaration des détenus de type C
• Deuxième déclaration des détenus de type C
• Refus de remonter en cellule au bouclage à Koridallos
• Troisième déclaration des détenus de type C
• Grèves de la faim dans les prisons grecques
• Déclaration de début de grève de la faim du DAK
• Manif solidaire à Athènes
• Déclaration du DAK
• Les membres de la CCF mettent fin à leur grève de la faim
• Appel international du DAK
• Chronologie non exhaustive de luttes entre les murs
• Chronologie récente à l’extérieur
• Annexe : Pour en finir avec le Prisonnier Politique

2 avril 2015 - Collectif

En finir avec le placard

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Tous les prisonniers ne sont pas des hommes.
Tous les prisonniers ne sont pas hétérosexuels.
Tous les prisonniers ne sont pas cisgenres.
À quoi sert de lutter pour la libération des prisonnier.e.s politiques et l’abolition de la prison si nous n’en finissons pas avec tous les placards ?

***

Sommaire :
- Introduction (Soledad et associées)
- Les gouines et les pédés veulent savoir… : Une interview avec des prisonnières politiques lesbiennes (interview de Linda Evans, Laura Whitehorn et Susan Rosenberg par le QUISP / Queers United in Support of Political Prisoners)
- Trois décennies de solidarité queer et de luttes radicales : une histoire riche (Bob Lederer)
- Des militant.e.s queers se joignent à une large action de désobéissance civile… (Simon Nkoli Queer Crusaders en solidarité avec les prisonnier.e.s politiques)
- One herstory of Out of Control Lesbian committee to support women political prisoners and POWs, 1986-2008 (B 8 / Rita D. Brown et Jane Segal, 2008)

Les textes sont extraits de : Matt Meyer, dir., Let Freedom Ring. A Collection of Documents from the Movements to Free US Political Prisoners, Oakland (Californie), PM Press, 2008.

17 novembre 2014 - Collectif

Les "Cinq de Lucasville"

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« La mutinerie de Lucasville [Ohio, USA, avril 1993] a une place toute particulière dans l’histoire des luttes menées par les prisonnier.e.s aux États-Unis en raison des déclarations des mutins affirmant appartenir, tous, à la "race de prisonniers". Cette volonté de résolument dépasser les divisions raciales et les formes de hiérarchisation des délits et des crimes qui existent en prison fait la particularité de la mutinerie de Lucasville. »

Sommaire :

- Vive les mutins !
- La mutinerie de Lucasville, un récit….
- Répression et condamnations
- George Katzes, 28 ans de prison, et ce n’est pas fini…
(par Jackie Bowers, soeur de George Katzes)
- Supermax (par Bomani Shakur)
- George, Bonami, Jason, Hasan et Namir, les « Cinq de Lucasville »
- Ressources & références
- Conseils pour écrire aux prisonnier.e.s
(par l’ABC Dijon et Soledad & associées)
- Lexique

6 octobre 2014 - Genzô Wakabayashi

Marseillaise huée : toutes les occasions sont bonnes pour accroître le discours répressif

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Mardi 14 octobre 2008 au Stade de France, lors du match de football opposant l’équipe de France à celle de la la Tunisie, l’hymne national français a été hué. Le lendemain, l’ensemble de la classe politique française s’offusquait à l’unisson dans des relents patriotiques et nationalistes...

« Abrutis, stupide, imbéciles, honteux, scandaleux, irresponsables, les termes pour définir les sifflets envers la Marseillaise ainsi que ceux et celles qui les ont "commis" sont assez clairs. Surtout, ne pas chercher à comprendre pourquoi l’hymne national a pu être sifflé. »

16 juin 2014 - Anarchist Black Cross Bielorussie , Ihar Alinevich

Sur la route de Magadan

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Ce livre écrit par mon fils, parle de faits se produisant à l’heure actuelle en Biélorussie. Il évoque les choix qu’une personne doit faire entre vivre et mourir, être libre ou emprisonné, et entre garder son âme et se trahir. Tout ce qui lui est arrivé s’est passé dans une vie réelle, en plein XXIe siècle, dans un pays qui se veut civilisé et européen, juste avant et après les élections présidentielles de 2010. L’idée de ce livre est apparue en 2011, lors de l’unique entretien qui nous a été accordé dans le centre de détention du KGB. On ne pouvait communiquer qu’en regardant derrière son dos mais nous étions tellement heureux de le voir avec mon mari... Tout ce qui est arrivé et continue à arriver à Ihar ressemble fortement à la situation décrite par Anatoliy Rybakov dans le livre Les Enfants de l’Arbat. Et, même si Sasha Pankratov a été arrêté en 1930, l’histoire se répète. J’ai proposé à Ihar d’écrire sur tout ce qui lui arrivait pour ne pas oublier, pour laisser la mémoire à l’histoire. Nous pensons tous que l’illégitimité, l’arbitraire, les répressions ne vont jamais nous arriver à nous ou à nos proches. Il est donc très important que cette situation devienne le patrimoine de toute la société.

Sommaire :
Note des traductrices et des traducteurs
Introduction. Ihar
Contexte. L’affaire des anarchistes
Sur la route de Magadan
Complément
Épilogue

15 août 2013 - Collectif

Comment survivre et résister dans les quartiers de haute sécurité

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Comment survivre, en prison, lorsqu’on est isolé-e en permanence ou – seulement... - 23 heures sur 24 ? Comment garder la notion du temps, le goût de soi et des autres, l’envie de vivre ? Comment résister ? Comment aider un proche qui subit de telles conditions de détention ?

La folie, le suicide et la mort lente entre quatre murs, voilà le lot commun des personnes placées dans les quartiers de haute sécurité. Mais certain-e-s semblent avoir des capacités extraordinaires à survivre et à résister. Et s’il s’agissait de mieux connaître les techniques de coercition utilisées dans ces quartiers pour mieux les combattre ? Et s’il n’était finalement que peu question de capacités individuelles, mais surtout de techniques à acquérir et de luttes collectives ?

Cette brochure réunit des textes de prisonnier-e-s états- unien-ne-s placé-e-s dans des quartiers de haute sécurité à qui on a tout simplement posé la question : « Comment survivre et résister dans de telles conditions ? »

Sommaire :
- Introduction (par Soledad & associées)
- La conscience de soi contre l’isolement (par Paul A. Redd)
- Garder le contrôle (par Laura Whitehorn)
- Huit stratégies de survie (par Walter Daily)
- Manuel de survie pour les détenus placés à l’isolement et les victimes de la répression carcérale (par Khalfani Malik Khaldun)
- Pour aller plus loin…

30 juillet 2013 - Des solidaires

Répression et solidarité

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Le 20 décembre 2012, les flics, aidés dans leur tâche par un procureur, expulsent le squat Villa Amalias à Athènes. Les semaines qui suivent verront d’autres expulsions et perquisitions se tenir et de nombreuses et diverses actions de solidarité seront organisées pour faire face à une vague de répression contre les lieux auto-organisés encore jamais vue en Grèce...

22 juin 2013 - Sans Papiers Ni Frontières

Quelques textes autour de la lutte contre les Centres d’Identification et d’Expulsion

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Depuis longtemps déjà, plusieurs quotidiens nationaux et locaux crient au scandale à propos des conditions de vie auxquelles sont soumis les retenus des CIE [Centres d’Identification et d’Expulsion]. À moins de vivre dans une bulle, tous sont informés de l’infâme réalité de ces lieux. Mais pas seulement. Les voix qui se lèvent ne se réduisent pas à la dénonciation de l’invivabilité, à la demande d’une amélioration des conditions hygiénico-sanitaires, aux accusations de violences auxquelles sont soumis les détenus. De plusieurs côtés parvient l’évocation de la fermeture des CIE, pas seulement la campagne LasciateCIEntrare (Laissez-nous rentrer) lancée par quelques journalistes de gauche, mais dans quelle direction vont ces propositions abolitionnistes ? Certainement pas vers un monde sans frontières. En outre, même si ces propositions légalistes de fermer les CIE passaient d’absurdes à écoutées, pensons-nous qu’il soit opportun d’attendre que cela arrive ? Si l’État décide de fermer les CIE, il ne le ferait qu’après s’être donné de nouveaux et plus fidèles instruments pour le contrôle et la répression des flux migratoires. L’unique manière de créer une faille irréparable dans le système d’oppression qui génère les CIE est celui de brûler définitivement et d’un coup la possibilité de l’existence même de ces lieux, et de multiplier les rapports subversifs qui se créent dans les fissures de la forteresse sociale.

12 novembre 2012 - Collectif

Quelques archives de la lutte pour la défense libre

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Défense libre ?
L’une des revendications du mouvement pour la défense libre a été l’accès des justiciables à leur dossier dans les procédures correctionnelles et la possibilité de mener sa défense sans l’aide d’un avocat. Formellement, ce combat a été gagné en novembre 1982. Cette brochure, en livrant des documents de l’époque permet de mieux comprendre les enjeux de cette lutte et de s’interroger, aujourd’hui, sur les stratégies de défense. Car le mot d’ordre « Défense libre ! » reste d’actualité.

5 novembre 2012 - Anonyme

Paroles de retenus depuis la prison pour étrangers de Vincennes

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Nous avons (...) entretenu un contact régulier avec des retenus pendant plusieurs mois. Cette pratique nous est en effet apparue comme essentielle dans le cadre d’une lutte contre les centres de rétention (...).

Être régulièrement en contact avec les retenus permet tout d’abord de faire sortir leur parole de ces lieux d’enfermement, sans la médiation des associations qui collaborent à l’intérieur ou de celle des flics. (...) Relayer la parole des retenus est un moyen d’estomper le flou entretenu autour de ces lieux et d’être au courant des luttes à l’intérieur, nous laissant la possibilité de les soutenir.

Le contact avec les retenus nous permet de plus de les informer des luttes à l’extérieur, ainsi que de celles dans les autres CRA. C’est donc une source de motivation réciproque, qui brise le mur entre l’intérieur et l’extérieur et permet de se sentir moins isolés, dedans comme dehors.

Enfin, ces conversations régulières et les récits qui en ressortent nourrissent tout simplement notre critique de l’enfermement, des frontières, et du système qui va avec.

24 septembre 2012 - anonymes

Gênes G8 2001 - C’est l’État qui saccage. C’est le capital qui dévaste

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Le 13 juillet 2012, le procès contre les manifestants inculpés lors des manifs du G8 à Gênes en 2001 s’est conclu par une sentence d’un siècle de taule. Ce dossier a pour but de donner des informations sur ce procès et sur le climat dans lequel il s’est déroulé. Un procès où tout s’est joué autour du nouvel usage arbitraire et politique du délit de "dévastation et saccage" qui dorénavant accroît lourdement les possibilités de répression judiciaire "démocratique".
Ce dossier veut faire circuler la traduction d’extraits de différents textes et réflexions du mouvement après une condamnation qui oblige à se confronter, sans indulgence, à la répression étatique et à l’emprisonnement de camarades.

12 septembre 2012 - Collectif

Punks versus État socialiste : RDA, années 80

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« Une perspective sans perspective, un paysage d’apocalypse qui ne me laissait entrevoir aucun espoir de réaliser mes désirs ou mes aspirations, mais qui m’offrait à la place l’amitié indestructible de l’Union soviétique, l’unité du Peuple et du Parti, l’unité du Parti et de l’état, et le futur comme un présent sans fin. »

Voir aussi :
Expériences est-allemandes dans les années 80
(Too much future vol.1)

1er juillet 2012 - Collectif

Se battre contre l’isolement, c’est se battre contre la prison

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Cette brochure vise à rendre visible la réalité ignoble du quartier de haute sécurité de la prison de Bruges, ainsi que la résistance qui y existe depuis sa mise en service, et qui continue, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Pour Ashraf, Farid et Kiket, ainsi que pour tous les autres individus en lutte.

Sommaire :
- Un jour dans le module d’isolement de Bruges
- La Justice et l’État, tous deux tortionnaires, se serrent la main
- Le module d’isolement s’étend vers d’autres prisons
- Une fois qu’on a pris goût à la rébellion, on ne s’en débarrasse plus si facilement
- Un monde sans prisons
- Extraits de lettres de prison

3 juin 2012 - Belgrado Pedrini

Nous fûmes les rebelles, nous fûmes les brigands...

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C’est l’histoire d’un jeune homme autodidacte de 18 ans qui s’engage dans la lutte révolutionnaire. Le parti fasciste est alors installé aux commandes de l’Etat italien depuis près d’une dizaine années. C’est l’histoire d’un anarchiste qui s’arme contre lui bien avant 1943, année du débarquement anglo-américain en Sicile, de la chute provisoire de Mussolini et des débuts officiels de la Résistance. Bien avant la fin de la trêve entre le fascisme brun et le fascisme rouge. Celle qui a par exemple conduit le Parti communiste italien, inféodé à Togliatti, à proposer à ses militants d’infiltrer les indispensables structures de masse créées par les fascistes pour un jour les retourner à son propre service.
Un jour… L’attente dans une nuit sans fin, en cette période qui précède le second conflit mondial. Des poignées d’hommes courageux et déterminés sont pourtant prêts à risquer le tout pour le tout plutôt que de continuer à survivre sous un tel régime. Comme sous n’importe quel régime d’ailleurs, dès lors qu’il est placé sous le règne de l’Etat, de l’exploitation ou de la marchandise.

Introduction à l’édition française de Nous fûmes les rebelles, nous fûmes les brigants, novembre 2005.

23 mai 2012 - Mathieu Rigouste

Retour sur la bataille de Villiers-le-Bel

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Ce texte est extrait de "Vengeance d’Etat - Villiers-le-Bel : des révoltes aux procès" édité en 2011 aux éditions Syllepse.

Le 25 novembre 2007, Lakhamy et Moushin, deux adolescents de Villiers-le-Bel, décèdent suite à la collision de leur moto avec une voiture de police. Plusieurs nuits de révoltes éclatent, laissant s’exprimer la colère de centaines d’habitants qui refusent de croire à la version policière d’un accident. Des dizaines de policiers sont blessés, notamment par des tirs d’armes à feu.

La répression judiciaire succède à la pacification policière. Trois séries de procès ont lieu, apportant chacun leur lot de condamnations. Le 21 juin 2010, s’ouvre le procès des tireurs présumés.

Un procès pour l’exemple, au terme duquel cinq habitants de Villiers-le-Bel seront condamnés à des peines allant de 3 à 15 ans de prison, en l’absence de preuves, et essentiellement sur la base de témoignages anonymes.

27 avril 2012 - anonymes

Mauvaises intentions #3

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Il nous importe de partager des expériences et de construire un discours collectif et une solidarité la plus large possible face à la répression. Partager ses expériences, c’est aussi tenter de comprendre et d’expliquer certaines limites de l’antirépression qui reste un moment auquel il est difficile d’échapper.

Recueil de textes- avril 2012
contact : solidaritesinculpesAAAriseup.net
soutien financier : billet ou chèque à l’ordre de "Les" à envoyer à Mauvaises Intentions, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris


Infokiosques.net, pour sa part, propose le DOSSIER "Mauvaises Intentions", où se trouvent archivés - de la manière la plus exhaustive possible - les textes, analyses, comptes-rendus d’actions glanés sur les sites d’informations "alternatifs"...

31 décembre 2011 - Maré Almani

Qu’est-ce que le terrorisme ?

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La multiplicité de sens assignés à ce terme est suspecte. La sensation ici n’est pas de se trouver en présence des malentendus habituels liés à l’incapacité des mots à exprimer une réalité dont la complexité dépasse les symboles qui voudraient la représenter. Au contraire, l’impression est celle de se retrouver face à un confusionnisme intéressé, à une relativisation d’interprétations créée artificiellement, dans l’intention de vider les idées de leur sens, de neutraliser la force pratique, de banaliser toute la question en réduisant à du bavardage toute réflexion qu’on pourrait mener à son propos.
Traduit de Diavolo in corpo, n°3 (Turin), novembre 2000.

23 décembre 2011 - Alfredo M. Bonanno

Et nous serons toujours prêts à nous emparer encore une fois du ciel

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Originellement écrit en mars 1984, ce texte d’Alfredo M. Bonanno parle de bien des sujets, à commencer par celui des lois autour de l’amnistie en Italie dans les années 1970 et 1980. Mais Bonanno va plus loin et aborde aussi des questions comme l’implication des anarchistes dans les luttes, la violence et la lutte armée. Autant de choses qui restent encore aujourd’hui d’actualité.

7 septembre 2011 - Collectif

Lettres depuis la prison de Silvia, Billy, Costa et Marco

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A la suite de rappels relatifs aux arrestations et incarcérations de Silvia, Billy, Costa et Marco, plusieurs de leurs lettres de prison sont ici réunies avec l’objectif de visibiliser leurs luttes depuis derrière les barreaux...

Face à l’enfermement, la correspondance est un des moyens les plus importants pour rester actif-ve-s, pour continuer à participer aux luttes en développant un lien entre dedans et dehors. La solidarité est notre arme !

27 juillet 2011 - fermetureretention AT yahoo . fr

Bonjour, 15 jours !

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Si nous avons tenu à publier ces récits d’audiences c’est qu’ils démontrent que le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) n’est pas comme certains le laissent entendre le « garant des libertés », ni le symbole d’une justice « indépendante » et « impartiale », comme ne le sont pas non plus les juges des autres juridictions. Il est en revanche ce qui permet à l’Etat de donner par le droit une caution aux expulsions. Or, le problème n’est pas que des personnes soient expulsées dans un cadre légal ou constitutionnel, mais le fait même que ces personnes soient expulsées.

contact : fermeturetention AT yahoo.fr

17 juillet 2011 - Collectif

Femmes trans en prison

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Cette brochure tente de mettre à jour la situation des femmes trans en prison.

« Le directeur est venu dans ma cellule et m’a dit "Tu as un pénis ou un vagin ?" J’ai dit "un pénis". Il m’a dit "voyons voir", alors j’ai dû lui montrer. Et puis il a dit "On ne va pas te soigner, ici. Il est plus que probable que tu finisses par te tuer." Il a eu un sourire narquois, il est sorti et voilà. »
« Le sergent est passé derrière moi, m’a touché les seins, m’a pincé les tétons avec ses doigts, les a fait rouler et m’a touché les fesses, les a serré, les a claqué. J’ai porté plainte et ils sont venus me dire que je ne quitterais jamais la prison vivante. »
« Ils ont mis cet homme dans ma chambre. Il m’a dit : "Voilà pourquoi tu es dans ma chambre : pour être ma femme." C’est ce qu’ils veulent tous ici, ils veulent une jolie transgenre. C’est leur cerise sur le gâteau. »
« Je me sens femme dans une prison d’hommes. J’ai des seins, un traitement hormonal, pas de pénis, mon nom officiel est féminin. Je devrais être dans une prison pour femmes. »

La transphobie en prison n’est que le reflet exacerbé de la transphobie générale de la société. De même, les personnes trans en prison ne font que subir, d’une manière exacerbée par la transphobie, les mauvais traitements infligés aux prisonnierEs en général.

4 juin 2011 - Collectif

Réflexions autour d’un tabou : l’infanticide

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Aujourd’hui et ici, dans nos sociétés occidentales modernes, des femmes de tous les âges et tous les milieux sont emprisonnées sous l’accusation d’infanticide - nous parlons ici de néonaticide. Leurs vies et leurs personnalités sont décortiquées par des spécialistes de toute sorte, elles sont malmenées dans les médias et maltraitées par l’opinion publique.
Comment peut-on croire qu’il y ait parmi nous, les femmes, des « anomalies sociales » à soigner ou à enfermer ; les autres femmes n’auraient rien à voir avec cette histoire de souffrance et de solitude, elles ne seraient pas traversées par les mêmes contraintes liées à la maternité et à la domination des hommes sur les femmes ?
Nous, les huit femmes qui avons écrit cette brochure, de situations et d’âges divers, affirmons que tout le monde, femmes et hommes, dans cette société, est concerné par cette histoire. En analysant ce qui nous formate dans la sexualité et ce qui nous contraint dans la maternité, nous voulons en finir avec le tabou de l’infanticide.

Ouvrage collectif paru en juillet 2009.

27 mai 2011 - Anonyme

Comme un chien enragé

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Pour écrire un texte comme celui-ci, je suis bien obligé de partir de ma propre expérience, de partir du particulier pour discuter de l’universel. Je suis actuellement incarcéré en détention préventive à la prison de la Santé, à Paris. J’espère ici réussir à donner un bon aperçu de cette vie de chien, une plongée en apnée dans l’univers carcéral. Je suis pour la destruction totale de tous les lieux d’enfermement quels qu’ils soient, et avant mon incarcération, je participais déjà aux luttes anticarcérales et avais donc développé un certain intérêt pour la condition du prisonnier, et pourtant la prison telle que je la vis aujourd’hui est assez éloignée de la façon dont je pouvais me la représenter concrètement vue de l’extérieur. Ce texte tend donc à s’inscrire dans la modeste perspective de faire visiter cette taule, sans compromis et à titre de contre-information, à tous ceux que cela intéresse, mais surtout pour tous ceux qui luttent contre la taule et pour qui, une meilleure connaissance de ce qu’est réellement la prison ne pourra qu’aider à mieux la combattre et à comprendre les mécanismes qui s’y jouent. Ce texte est donc basé sur mon expérience personnelle ainsi que sur des témoignages et informations recueillies auprès d’autres détenus à la maison d’arrêt de la Santé, qui n’est qu’une taule comme une autre. Il s’adresse à tous ceux, forcément révolutionnaires, qui souhaitent la destruction de tous les lieux d’enfermement, mais aussi aux proches de détenus et aux détenus eux-mêmes.

15 mars 2011 - Catherine Baker

Pourquoi faudrait-il punir ?

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"La punition est-elle nécessaire à la justice ?
Le droit pénal, par définition, est fondé sur la peine. Une peine est une souffrance qu’on inflige. Est-ce bien de faire du mal à quelqu’un ?
Est-ce intelligent ? Utile ? À qui ?
Personne n’ose plus dire que la prison permet aux bandits de s’amender. Elle ne sert qu’à une seule chose qu’elle réussit d’ailleurs fort bien : punir. Même les plus timides réformateurs se heurtent à cette évidence, adoucir les cruautés de l’incarcération s’oppose forcément à son principe : elle est une peine, elle est faite et uniquement faite pour punir le coupable, pour lui être pénible.
Pourquoi punir ?
"

Le texte intégral est téléchargeable ici : http://tahin-party.org/baker.html

26 octobre 2010 - Collectif

Ya du baston dans la taule

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Une histoire partielle et partiale des luttes anticarcérales en deux temps : un premier volume constitué de récits de mutinerie, où les mutins nous offrent leur point de vue, et deux volumes consacrés à une chronologie de ces luttes des années 1820 à nos jours. Mettant l’accent sur les luttes collectives, ces brochures répondent à l’envie de lire l’histoire à travers des événements cristallisant les rapports de force qui caractérisent chaque situation de détention. De la réappropriation des lieux à la prise de parole, chacun de ces mouvements représente un obstacle potentiel dans les rouages toujours plus huilés de la machine carcérale. Des mouvements qui, comme les détenus, restent étouffés derrière les murs des prisons, pour en nier la portée. Mais l’union faisant la force et décuplant les volontés, de la sujétion au statut du sujet il y a un fossé que la lutte collective aide parfois efficacement à franchir.

Volume 1 : Récits de mutins et d’une mutine
Volume 2 : Chronologie des mutineries dans les lieux de détention français (1820-1987)
Volume 3 : Chronologie des mutineries dans les lieux de détention français (1988-2010)

18 mai 2010 - anonymes

Face à l’outil antiterroriste, quelques éléments pratiques

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Voilà quelques éléments juridiques, historiques et politiques sur l’outil antiterroriste en France. Histoire de mieux comprendre en quoi ça consiste. Afin de savoir à quoi s’attendre quand on en vient à le subir (tenter de moins se faire avoir, mieux préparer sa défense). Et puis, peut-être aussi pour être plus fins dans les critiques que l’on peut faire de cet outil.

sommaire
1. Petite histoire de l’émergence du terme “terroriste” dans la loi française
2. Structure globale de la “lutte antiterroriste”
3. Services responsables de la prévention et de la répression du terrorisme
4. Définition juridique de l’acte “terroriste”
5. Spécificités de la procédure antiterroriste

9 mai 2010 - anonymes

Analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste

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Ces quelques pages traitent du dossier d’instruction judiciaire sur ce qui fut, en janvier 2008, la première affaire traitée par une juridiction antiterroriste concernant ce que policiers, juges et médias nomment « la mouvance anarcho-autonome », plus spécifiquement dans cette histoire « la mouvance anarcho-autonome francilienne ».

... Transmettre quelques infos sur les tactiques des flics et sur leurs possibilités techniques. L’objectif étant bien-sûr d’inciter d’autres à en faire de même car collectiviser ces infos ne peut que nous renforcer afin d’être prudents dans nos actes politiques sans tomber dans la paranoïa.

6 décembre 2009 - Collectif

Contribution aux discussions sur la répression antiterroriste

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Ce texte est issu d’un processus de discussions collectives. Loin de se limiter à une critique de la défense publique des « inculpés de Tarnac », il affirme des positions sur les formes de luttes actuelles.
Nous pensons continuer ce débat et élargir cette élaboration collective.

27 novembre 2009 - anonymes

À l’assaut des centres de rétention

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– Toucher au cœur - À propos des rackets sur les immigrés.
– À l’assaut de Ceuta et Melilla.
– Beau comme des centres de rétention qui flambent.
– À ceux qui ne sont pas restés au chaud pendant la tempête.

Ces 4 textes sont tirés de la revue À Corps Perdu n°1, décembre 2008.

15 novembre 2009 - fermetureretention AT yahoo . fr

Histoires de révoltes dans les Centres de Rétention en Europe [2005-2009]

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Cette brochure présente les révoltes dont nous avons eu connaissance dans les prisons pour étrangers de divers pays d’Europe et de pays « coopérants » (Turquie, Libye).

Les luttes dans les centres de rétention et les lieux d’enfermement en général restent trop souvent étouffées entre 4 murs. Au-delà des contextes particuliers propres à chaque pays, et donc au-delà des conditions de rétention, ces révoltes qui ont lieu partout témoignent du fait que le véritable enjeu est celui de la liberté pour tous et toutes. A chacun/e d’entre nous d’envisager comment y participer...

27 octobre 2009 - fermetureretention AT yahoo . fr

Centres de rétention : Récits de révoltes et de solidarité - été 2009

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Une semaine de grève de la faim au centre de rétention de Vincennes, deux jours dans celui du Mesnil-Amelot mais avec une confrontation plus violente, une partie d’un bâtiment incendiée par les retenus, des mobilisations en solidarité à l’extérieur, des expulsions empêchées… Voilà ce que raconte cette nouvelle publication de récits de retenus enfermés au centre et de personnes solidaires dehors.

En effet, depuis janvier 2008, des personnes téléphonent régulièrement aux retenus de certains centres de rétention et publient leurs témoignages. Ceci, pour faire connaître ce qui se passe à l’intérieur à travers leurs propres récits, mais aussi afin de créer des solidarités à l’extérieur, de partager des pratiques de résistance.

Cette brochure ne pouvait faire l’impasse sur le premier anniversaire de la révolte de Vincennes du 22 juin 2008 qui succéda à la mort de Salem Essouli : un centre de rétention détruit par le feu, c’est autant de capacité de stockage en moins pour l’Etat et donc un rouage de la machine à expulser qui s’enraye entrainant une baisse significative du nombre de rafles et des expulsions sur Paris les mois suivants. Mais c’est aussi 10 personnes inculpées qui ont besoin de toute notre solidarité.

fermeturetention AT yahoo . fr

5 octobre 2009 - Comité anti-expulsion , Coordination internationale contre l’enfermement et l’univers carcéral , l’Envolée journal , l’Envolée radio , Secours rouge

Notre planète est une prison

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«  Aujourd’hui, la lutte contre toutes formes de répression et contre l’instauration d’une société carcérale devient un aspect fondamental de chaque forme de résistance, parce que chacun d’entre nous s’y trouve confronté dans toute sa violence dès que s’ébauche une perspective collective de changement social ou une simple rébellion. Parce que le capital et ses États déploient tous leurs moyens pour maintenir leur domination.  »

Texte collectif rédigé en novembre 2003.

15 septembre 2009 - Les Enrageuses

Lavomatic - lave ton linge en public

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Des pistes de réflexion sur la justice et la prise en charge des violences de genre dans les milieux anti-autoritaires (et aussi des ras-le-bol...).

Sommaire :

- Les Enrageuses
- Quelques réflexions en guise d’introduction
- Point de départ

1ère partie : À propos de la violence

- Pour réfléchir à un concept
- Quelques évidences
- Quelques questions

Éléments théoriques
- Autour de ce qui peut être considéré comme violent
- Binarité et réciprocité
- Au-delà d’une vision binaire

Dans l’espace et le temps
- Terrains propices aux violences de genre et leur invisibilisation
- Avec le temps va... tout s’en va ?

2ème partie : À propos de la justice

Réflexions anti-carcérales dans une perspective féministe
- Autogestion et responsabilisation
- Nous ne sommes ni des juges ni des flics

Personnel et politique
- Les Grandes Luttes... prioritaires ?
- Le rapport aux « monstres »

Et maintenant ?

10 août 2009 - anonymes

L’apparence de la certitude
L’ADN comme « preuve » scientifique et judiciaire

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« On a rarement rappelé le fait que la preuve par l’ADN n’est, tout simplement, pas infaillible. Il y a, à cela, une raison évidente. En venant contester la valeur technique de la preuve par l’ADN, on se place sur le même terrain que la science et la justice. On paraît admettre que, si la preuve par l’ADN pouvait être absolument fiable, il n’y aurait plus de raison de la contester. On semble réduire la critique de l’ADN à une querelle d’expertise au lieu de la replacer dans le contexte plus global de la critique radicale de la science et de la justice en tant qu’auxiliaires de la domination capitaliste.

Mais, d’un autre côté, peut-on déserter entièrement le terrain que se sont choisi la science et la justice pour se donner ainsi une apparence d’infaillibilité ? Refuser d’entrer dans ce débat, c’est paraître entériner le discours dominant sur l’irréfutabilité de la preuve ADN. Le but de ce texte est donc de porter l’attaque sur cet aspect des choses sans pour autant l’isoler d’une critique plus générale : l’exploration du terrain de la preuve scientifique et judiciaire sera un moyen de jeter une lumière crue sur le fonctionnement de la justice et de la science combinées pour mieux servir la répression. »

3 août 2009 - anonymes

Du sang, de la chique et du mollard !
Sur l’ADN

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Je perds en moyenne plusieurs dizaines de cheveux par jour,
je ne sais trop combien de poils,
plein de bouts de peau,
quand je parle je postillonne,
je pisse et je chie,
parfois je saigne,
parfois même je fume des clopes.
Au cours d’une journée, je vais dans plusieurs endroits différents,
je rencontre plein de gens
et je suis proche d’une multitude d’objets.
Je dépose un nombre impressionnant de traces Adn
dans ces lieux, sur ces personnes, sur ces objets.
Je recueille au passage involontairement un certain nombre de traces Adn laissées par d’autres gens
et je peux aussi volontairement déplacer des traces Adn d’autres personnes que moi.
Alors, me dire que je suis coupable de quelque chose parce qu’il y a mon Adn quelque part, n’est pas un argument très convaincant.

2nde version - septembre 2009

30 juillet 2009 - anonymes , L’Envolée

“Ouvrez la bouche”, dit le policier

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Comprendre en quoi l’usage de l’ADN dans la machine judiciaire et ailleurs fait surgir d’autres logiques bien plus menaçantes qu’un fichier central à la Big Brother. Cracher sur l’ADN donc, pour ne pas le cracher, ou le plus tard possible.

Deux textes extraits du journal anticarcéral L’Envolée :
> Fichage über Alès. (nov. 2006)
> « Ouvrez la bouche ! » dit le policier. (nov. 2008)

22 juillet 2009 - anonymes

La prison à la maison ?
Quelques notes sur le contrôle judiciaire...

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Le contrôle judiciaire a été créé en 1970. Présenté à l’époque comme une alternative à la détention provisoire, il permet au juge de garder une personne sous la main de la justice en attente du procès sans pour autant remplir les prisons. Souvent présenté comme une façon d’échapper à la prison, il permet à l’État d’avoir le contrôle sur une personne suspectée. En ce sens, il constitue une autre forme de sanction, qui vient s’ajouter à l’incarcération et étend les possibilités de la justice pour contrôler et punir.

12 mai 2009 - Anonyme

La Grande Loterie des Camps

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Dans un monde basé sur la misère, la guerre et les désastres écologiques, certains se rassurent par l’idée qu’il reste des âmes suffisamment charitables pour s’occuper des damnés de la Terre. Au nom de la « solidarité » et de la « fraternité », ces institutions humanitaires auxquelles on peut donner un sou de temps en temps (déductible des impôts, faut pas charrier), essayeraient au moins de soigner les blessures et d’atténuer les souffrances de ce monde, à défaut de le changer. Telle est du moins l’image qu’elles vendent à coups de matraquage publicitaire et d’appels doucereux à la compassion.
C’est sans doute pour cela que plusieurs d’entre elles n’ont pu résister à l’envie de participer à la grande kermesse du ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale lancée le 22 août dernier. Après plusieurs péripéties et un long suspens, comme il sied à toute tombola bien organisée, les résultats ont enfin été annoncés le 10 avril 2009 : Cimade, France Terre d’Asile, Assfam, Forum Réfugiés, Ordre de Malte et Collectif Respect en sont les heureux gagnants.

27 mars 2009 - Collectif , Les Chemins de nulle part

Même pas sage... même pas mal !

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« On les appelle enfants. Quand enfant devient trop ridicule, on parle des adolescents. La loi dit les mineurs. Des mots pour créer une séparation en fonction de l’âge. Des mots qui masquent et justifient l’oppression.  »

À l’heure où la dernière loi sur la prévention de la délinquance mijote au parlement, la jeunesse est de plus en plus prise en étau. Elle est encadrée par des dispositifs sécuritaires, publicitaires, culturels, toujours plus visibles, qui viennent compléter / renforcer les vieux modes de contrôle comme le travail, la famille, l’école – ou s’y substituer parfois. Ces dispositifs sont portés par un même mouvement qui, tout en utilisant la jeunesse comme emblème idéal de la marchandise, présente une partie d’entre elle comme bouc émissaire. Ils servent à faire intégrer dès le berceau ce que la grande majorité a déjà accepté et, parallèlement, à former des citoyens finis infoutus de se révolter. Les mouvements récents, des lycéens contre la loi Fillon, des émeutiers de novembre 2005 et celui contre le CPE et son monde, ont montré que les pouvoirs ne sont pas arrivés à leurs fins.
Les textes rassemblés ici, certains anciens, d’autres récents, tous d’actualité, aimeraient mettre un peu d’air dans une atmosphère empuantie par la propagande.

30 janvier 2009 - anonymes

Mauvaises intentions #2

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« Comment parler de cette répression qui nous touche dans nos façons de lutter, parce qu’elle vise des modes d’organisation et des pratiques dans lesquels nous nous reconnaissons ? Comment ne pas se considérer comme des martyrs ni comme des victimes ?
On peut tenter de faire d’une situation de répression un moment de lutte, sur lequel nous devrions être capables de trouver des prises. Choisir le discours que nous voulons porter, défendre des pratiques de lutte inscrites dans leur contexte social.
On a choisi de parler de ces arrestations, avec la certitude qu’elles s’inscrivent dans une réalité politique plus vaste, qu’elles sont liées à la question du système dans lequel on est, à son contrôle, à ses taules... Parce que d’une répression “spécifique” surgissent des questions plus larges qui touchent tout un chacun, l’aspect défensif de l’anti-répression doit s’allier à d’autres batailles. Quand plusieurs personnes se retrouvent en prison, accusées de l’incendie du centre de rétention de Vincennes, cela devrait logiquement entraîner une solidarité au moins de la part de tous ceux qui participent à la lutte contre les centres de rétention et aux côtés des sans-papiers. Il y a un enjeu, au sein même de cette lutte, à être solidaire des inculpés et à se battre pour leur libération.
 »

Recueil de textes publics - janvier 2009
contact : solidaritesinculpesAAAriseup.net


Infokiosques.net, pour sa part, propose le DOSSIER "Mauvaises Intentions", où se trouvent archivés - de la manière la plus exhaustive possible - les textes, analyses, comptes-rendus d’actions glanés sur les sites d’informations "alternatifs"...

25 janvier 2009 - Anonyme

ADN : Au-Delà du "Non"

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On assiste déjà aux tentatives d’assimiler toute la lutte autour des sans-papiers à une atteinte à l’autorité de l’État (que ce soit l’hébergement de personnes sans-papiers ou le mouvement contre les centres de rétention), et on se souvient que le prélèvement ADN a commencé à faire parler de lui avec le fichage des faucheurs d’OGM. Ces deux exemples prouvent, s’il en était besoin, que les pratiques policières qui s’expérimentent aujourd’hui au nom de la lutte antiterroriste ont vocation à être appliquées à la gestion de tout mouvement qui s’oppose d’une manière ou d’une autre aux autorités...

23 juin 2008 - Collectif

Compile classe... contre classe

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SOMMAIRE

- Textes sur les événements
Rappel des faits
Que crève la démocratie !
La rupture tranquillou
La démocratie quelle connerie
A fond la caisse
Le problème ce n’est pas la luciole mais bien la nuit
Le geste était simple, plein en lui-même
Il fallait se décider à lutter contre le système

- Textes contre la démocratie
Démocratie (définition anarchiste)
Démocratie (définition mordicante)
Des chiens de garde à plus savoir quoi en flammer
Mort à la démocratie
Discours de Durruti
La démocratie n’est pas la dictature, mais la prépare et s’y prépare
Le capitalisme moderne est sage
Réflexions sur quelques mythes électoraux
L’élection est un exercice vain
La prison

- Bibliographie

- Play list de la compile

les morceaux sont en téléchargement libre au format mp3 et ogg, ainsi que le livret avec les paroles des chansons sur le "reposito" d’internetdown.org.

16 juin 2008 - anonymes , un ami de Ludd

À l’air libre - S’opposer à la répression

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- "À l’air libre. Notes sur la répression et ses contours"
- "S’opposer à la répression. Réflexe conditionné ou mouvement volontaire ?"

2 textes italiens des dernières années qui tentent d’amener une analyse critique sur les luttes "anti-répression" en Italie.

Ces derniers temps, l’Etat italien utilise à tour de bras l’outil antiterroriste local, à savoir l’accusation d’"association subversive, et mène régulièrement des coups de filets anti-anarchistes...

Comment résister à la pression ? Comment continuer la lutte subversive ?... Quelques pistes dans ces deux textes.

19 mai 2008 - anonymes

Mauvaises intentions #1

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Rien d’étonnant à ce que l’Etat veuille fusionner ces deux peurs : peur du « terrorisme », peur des « anarchistes ». C’est à nouveau chose faite depuis quelques mois. Si l’idée de constituer ce dossier de presse nous est chère, c’est qu’il s’agit de démonter, une bonne fois pour toute, ce mécanisme qui incarcère directement un petit nombre et qui souhaite museler le plus grand nombre.

Dossier de presse & recueil de textes publics - mai 2008
contact : solidaritesinculpesAAAgmail.com


Infokiosques.net, pour sa part, propose le DOSSIER "Mauvaises Intentions", où se trouvent archivés - de la manière la plus exhaustive possible - les textes, analyses, comptes-rendus d’actions glanés sur les sites d’informations "alternatifs", ainsi que les articles policiers de la "grande presse" se rapportant à l’"outil antiterroriste" et à la "mouvance anarcho-autonome"...

8 mai 2008 - Bobby Sands

Un jour dans ma vie

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Quand l’humiliation est quotidienne, le froid incessant, les corps endoloris, et la liberté un mot imprononçable, c’est souvent de prison dont il est question. Celle de Bobby Sands a l’odeur de la guerre d’Irlande, le goût du pas si lointain et du pourtant déjà occulté. Chroniques d’enfermement, ce texte révèle la bataille politique que les prisonniers continuent de mener jusqu’à épuisement derrière les barreaux, à coup de solidarité et d’increvables espoirs.

20 mars 2008 - anonymes

Chronologie des derniers évènements dans les centres de rétention

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Sommaire

•1• Chronologie des derniers évenements dans les centres de rétention. (20 décembre 2007 - 8 mars 2008)

•2• Ils disent que c’est un centre de rétention, mais c’est une prison. Interview de « X se disant Samir » à la sortie du centre de rétention de Lyon. Mars 2007

9 mars 2008 - anticra

Sans papiers : S’organiser contre l’expulsion...

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Un guide pratique et juridique, écrit à partir d’expériences de luttes de ces dernières années, pour s’organiser contre les expulsions :
- De l’arrestation à l’aéroport, connaître et utiliser les procédures juridiques pour tenter d’obtenir la libération des personnes interpellées.
- S’organiser collectivement pour mettre la pression sur la préfecture, les tribunaux, les consuls...

NB : cette version du guide date de 2012, et bien qu’étant la dernière version disponible, elle n’est plus suffisamment à jour pour être diffusée. Certains passages restent intéressants et peuvent être inspirants, mais l’ensemble ne peut plus être utilisé comme un guide pratique fiable.

9 février 2008 - Élie Escondida et Dante Timélos , Collectif CADECOL

Face à la police / Face à la justice

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Le guide d’autodéfense juridique, paru pour la première fois en 2007, a été repris, actualisé et augmenté par le collectif CADECOL (Caisse de défense collective).

Quels sont mes droits lors d’une garde à vue ? Suis-je obligé de donner mon ADN ? Puis-je me défendre seul ?

Pour répondre à ces questions et à bien d’autres, Face à la police/Face à la justice propose une vue d’ensemble des procédures pénales courantes. Enquêtes, perquisitions, fouilles, contrôles d’identité, garde-à-vue, "plaider coupable", prélèvement ADN, procès, peines, fichiers, droit pénal des mineurs : tous ces sujets, et d’autres, sont évoqués dans les différents chapitres du guide.

Face à la police/Face à la justice n’imagine pas que la procédure pénale soit une garantie pour celles et ceux qui se sont fait arrêter. Mais la machine répressive doit agir au nom du droit : connaître celui-ci, c’est apprendre la langue de son ennemi, c’est décrypter son idéologie pour pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression. Il devient parfois possible d’échapper aux pièges les plus grossiers et d’user de tous les moyens, même légaux, pour s’en sortir au mieux.

Face à la police/Face à la justice, guide de d’autodéfense juridique est ici la version intégrale du bouquin paru aux éditions Syllepse en 2016.

4 février 2008 - Collectif

Contre le fichage ADN

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Depuis 2003, la police prélève l’ADN de toutes les personnes en garde à vue soit plus de 560 000 fiché-e-s. Demain, c’est toi ?

Voici quelques informations et pistes de réflexion car il est possible de refuser et résister contre tous les fichages !

25 janvier 2008 - Laudelino Iglesias

Paroles de FIES

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Surmonter les peurs

Certainement, nous subissons des formes de contrôle et de répression qui produisent beaucoup de peurs. Mais nous ne pouvons et ne devons pas laisser ces peurs nous paralyser. Parce que c’est précisément ce à quoi vise le système qui nous exploite et nous opprime.

La peur est subjective, chaque personne l’expérimente et l’exprime de manière différente. Mais la peur peut être raisonnée, ce qui nous rend plus prudents et aiguise notre intelligence et notre imagination.

Pour certaines personnes, la peur est un prétexte pour ne rien faire.

Ils préfèrent ramasser les miettes que le système leur jette et méconnaître leur dignité d’être humain. Il leur est plus facile de s’accommoder de ces miettes et d’ attendre les fruits des luttes que d’autres mènent et qui finalement amélioreront la situation de toutes et tous.

Nous sommes tous des êtres humains et nous ressentons tous la peur.

Mais des valeurs comme la solidarité et la liberté donnent à beaucoup d’entre nous la force de surmonter les peurs que nous instille le système.

Mille choses peuvent être faites, chacune, chacun selon ses possibilités.

L’essentiel est d’être actif dans la lutte contre le système.

Ni leurs caméras de surveillance, ni leurs écoutes, ni leurs harcèlements policiers, ni leurs arrestations, ni leurs mauvais traitements, ni leurs tortures, ni leurs farces judiciaires, ni leurs incarcérations, ni leurs assassinats ne peuvent, ni ne doivent paralyser notre lutte pour la solidarité et la liberté.

OppriméEs et exploitéEs, nous sommes tous affectéEs d’une manière ou d’une autre. Ensemble nous vaincrons. Ne pensons pas seulement à ce que nous pouvons perdre, mais à tout ce que nous avons à gagner.

Détruisons les murs physiques et mentaux qui nous enferment.

Solidarité et Liberté !!

Une goutte qui déborde du vase

18 janvier 2008 - Collectif

Insurrection

(HTML) (PDF,1.6 Mo)

Editée en 1979, cette brochure se veut être une mise au point sur l’organisation et les actions des groupes autonomes français et espagnols. Textes "théoriques" et témoignages viennent compléter les nombreux communiqués et comptes-rendus d’actions...

1er janvier 2008 - anonymes

Pour en finir avec les prisons pour mineurs

(HTML) (PDF,2.5 Mo) (PDF,6.5 Mo)

Septembre 2007, déjà quatre des sept Établissements Pénitentiaires pour Mineurs - en construction depuis 2005 - sont opérationnels. Ces prisons d’un nouveau type ont ouvert, début juin 2007, leurs portes à quelques jeunes malchanceux, pour mieux les refermer brutalement derrière eux. Cellule, coursive, psychiatre, cellule, cours scolaires, matons, salle de sport, « éducateurs » en mal d’autorité, parloir, barreaux, juges, mur d’enceinte, béton, cellule, cellule, cellule... Voilà ce qui attend les jeunes enfermés !

Depuis deux ans, pourtant, une lutte timide mais déterminée a vu le jour, notamment aux abords des sites de Lavaur (Tarn), Orvault (Loire-Atlantique), Meyzieu (Rhône) et Porcheville (Yvelines). De campagnes d’information en réunions publiques, d’occupations de chantier en sabotages, cette mobilisation contre les prisons pour mineurs a pris de multiples visages. Sachant que cette bataille est à peine commencée, voici un état des lieux de la mise en place des EPM et des luttes et réflexions qui s’y opposent résolument. Même s’il est loin d’être exhaustif, ce « dossier d’information » propose de revenir sur l’historique, le contexte et la mise en oeuvre de la construction des prisons pour mineurs, avant d’avoir un aperçu de la mobilisation contre ces nouvelles taules (tracts & textes, chronologie des actions...). Les contacts des nombreux collaborateurs locaux pourront également intéresser certains... Enfin, un plan des chantiers, qui circulait en juillet 2007 sur internet, est reproduit en annexe du dossier.

Finissons-en avec les prisons pour mineurs !

7 décembre 2007 - Quelques dingues incontrolé-e-s

C.O.P.E.L., tunnels et autres apports des groupes autonomes

(HTML) (PDF,290.4 ko)

Récupérer l’histoire, notre histoire et sortir de l’oubli la part qui servira à notre lutte quotidienne. La partie qui a été soigneusement tue et punie. Se souvenir, non pour commémorer le bon vieux temps mais pour attaquer efficacement notre ennemi, mieux le connaître, le démasquer lors des conflits.

Pour l’intérêt et la méconnaissance qu’il y a entre nous de ces luttes contemporaines, nous avons retranscrit une discussion menée par des copains durant l’hiver 2003 dans un local anarchiste aujourd’hui expulsé. Nous nous sommes permis quelques adaptations pour le rendre lisible sans en changer le contenu.

À tous ceux et celles qui quelque part, à un moment donné, ont tout donné pour la liberté…
Que ça ne soit pas en vain.

Quelques dingues incontrolé-e-s
Valence, printemps 2004

sommaire :
– C.O.P.E.L, tunnels et autres apports de Groupes Autonomes
– Groupes Autonomes de Valence durant la seconde moitié des années 70

5 novembre 2007 - Collectif Riot Not To Work

We want to riot not to work [Brixton, 1981]

(HTML) (PDF,1.9 Mo)

" Avant 1981 la violence de masse contre la police résultait généralement de mobilisations autour de revendications spécifiques, habituellement négociées par des organisations politiques ; les armes étaient limitées pour quiconque était prêt à en venir aux mains (pavés, bouteilles, bâtons, pierres). En 1977, par exemple, quand la police a tenté de protéger la marche du Front National dans Lewisham au Sud Est de Londres, elle a attaqué les anti-fascistes ce qui a conduit à une émeute durant laquelle la police utilisa pour la toute première fois en Angleterre des boucliers anti-émeutes. En avril 1981 cependant, ces boucliers prirent feu quand les émeutiers de Brixton utilisèrent des Molotov pour la première fois comme arme de rue. Cette émeute, et la vague nationale qui suivit trois mois après, sont issues d’un conflit de longue date avec la présence policière comme telle, et non d’une demande de négociation pour une issue « politique » au conflit. "

Sommaire :
1. "C’était ce qu’il fallait faire"
2. La classe impossible
3. De l’attaque à la défense à...

23 octobre 2007 - Anonyme

Dossier G.A.R.I

(PDF,26 Mo) (PDF,6.8 Mo)

La brochure "Dossier GARI" de 1975 retrace l’épopée des Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes, et a été réalisée en soutien à leurs membres emprisonnés.

"Rapto en Paris" constitue une chronologie d’événements survenus en 1974, agrémentée de coupures de presse et de détournements de comics.

La première apparition des GARI est une réponse à la répression des militants antifascistes en Espagne, et notamment au garotage de Salvador Puig Antich, membre du Mouvement de Libération Ibérique (MIL), au printemps 74. Plus qu’une organisation, les GARI ont surtout été un sigle pour renvendiquer des actions diverses contre le régime franquiste en Espagne et la collaboration de la France (attentats contre les symboles de la collaboration franco-franquiste, expropriation de banques, enlèvement...).

3 octobre 2007 - Adesso

Oui, mais au fond, qu’est-ce que vous voulez ?

(HTML) (PDF,38.1 ko) (web)

Ces quelques lignes ont été écrites en juillet 2004 par un anarchiste italien. Frappé par la répression comme d’autres compagnons à travers tout le pays, il se trouvait alors incarcéré à la prison de Trento.

C’est au cours de ce séjour qu’il en a profité pour jeter sur le papier ces brèves réflexions, destinées à donner une première réponse à tous ceux qui, inlassablement, finissent par demander « Oui, mais au fond, qu’est-ce que vous voulez ? ». Elles ont ensuite été publiées dans une feuille de critique sociale du coin, Adesso.

Ni bréviaire du petit anarchiste contemporain comme se plaisent à en imprimer quelques éditeurs (un marché s’est semble-t-il réouvert depuis les émeutes de Gênes en juillet 2001), ni guide à conserver chez soi entre deux auteurs très 19e siècle comme on les aime dans certaines organisations, il s’agit au contraire d’un texte qui, tout en se revendiquant d’une éthique anarchiste, cherche à poser en quelques lignes la vie pour laquelle nous nous battons, « conscient que ce que nous voulons ne peut que “porter la panique à la superficie des choses” ».

Comme des pierres jetées sur l’eau et dont les cercles s’agrandiraient à l’infini.

Traduit de l’italien.
Adesso, feuille de critique sociale - Rovereto, 6 septembre 2004, numéro 19.

5 juillet 2007 - Zo d’Axa

Au Biribi des gosses

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Deux articles parus dans La Feuille, journal édité par Zo d’Axa, suivis d’un extrait du récit De Mazas à Jérusalem, puis d’une notice bibliographique sur l’auteur, de la plume de Béatrice Arnac d’Axa. La Feuille est éditée de 1897 à 1899, reprise dans une antologie, Les feuilles, Paris, 1900. Les illustrations sont de Luce et Steinlein.

23 juin 2007 - Editions Sarkommence

Refuser le fichage ADN

(HTML) (PDF,1 Mo)

Depuis mars 2003, dans un silence médiatique quasi-absolu, l’Etat français instaure le fichage génétique de toutes les personnes considérées comme ’’déviant-e-s’’ : manifestant-e-s anti-CPE, faucheurs et faucheuses d’OGM, jeunes de quartiers populaires, militant-e-s anti-pub, syndicalistes...

Comment en est-on arrivé là ? Quel projet de société dessine le fichage génétique ? Peut-on refuser le prélèvement ADN ? Pourquoi ? Quelles sont les conséquences d’un refus ? Comment s’organiser pour résister ?

20 juin 2007 - Collectif

Une succincte histoire des luttes anti-carcérales depuis l’intérieur des prisons

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1- Chronologie non‑exhaustive des luttes individuelles et collectives depuis l’intérieur des prisons (1970-2006)

2- Textes de prisonniers
- On n’est pas venu en prison pour travailler ! ou pourquoi j’ai brûlé les ateliers de la prison de Clairvaux. Pascal Brozzoni, Centrale de Moulins, février 2004.
- Communiqué du groupe « Il n’y a pas d’arrangement ! » après la fouille du Q.I. de Bois d’Arcy, juin 2003.
- Avignon, communiqué du 27 janvier 2003 par les détenues de la Maison d’arrêt
- Arles, communiqué clandestin - 2001.
- Les Baumettes, témoignage sur la mutinerie de juillet 1987.

9 juin 2007 - Collectif Alertez les bébés

Dans le Ventre de l’Ogre

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De Ferry (Jules) à Ferry (Luc), en passant par Jospin et Fillon, les réformes en matière d’éducation poursuivent et développent toutes la même logique : le formatage des esprits et des corps, l’adaptation de tous aux lois du marché, la mise au pas du monde scolaire. Au-delà des luttes corporatistes et des contestations parcellaires, ce recueil de textes prend le parti de nourrir la réflexion sur la fonction même de l’école, de disséquer le « ventre de l’ogre »...

Sommaire :
- Introduction
- L’utopie au piquet
- Psychiatrisation scolaire, les recommandations des "experts"
- La vie sexuelle conditionnée
- Idéologie sécuritaire : un concept qui fait école
- Témoignage d’une collégienne (avril 2002)

29 mai 2007 - Collectif

Autour de la « catastrophe » Katrina à la Nouvelle-Orléans

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Catastrophe humaine, catastrophe sociale... Catastrophe où le plus grand nombre se retrouve - semble-t-il - complètement paumé. Où de grandes difficultés à s’organiser pour l’immédiate survie se font sentir. Et où aller s’entasser dans le SuperDôme - gracieusement mis à disposition par les autorités - devient l’unique solution.

Quelques-uns cependant, tenteront de s’organiser par eux-mêmes, à trois ou quatre amis, ou bien à plusieurs dizaines, pour assurer récupération de denrées alimentaires et d’eau potable. Certains refuseront d’être parqués par l’armée et préféreront, les armes à la main parfois, s’organiser pour fuir la zone sinistrée.

Seulement, l’Etat capitaliste par son infinie nécessité de contrôler les flux - de marchandises et de travailleurs -, imposera une répression féroce à celles et ceux qui pratiqueront l’auto-organisation. Le premier objectif sera de protéger la marchandise avec autorisation de tuer les pillards. Ensuite, il s’agira de gérer les flux de populations et empêcher physiquement ceux qui veulent fuir par leurs propres moyens. Le tout dans un black-out médiatique digne de l’Irak.

« 300 soldats de la garde nationale viennent juste de rentrer d’Irak. Ils ont une certaine expérience des combats. Ils rétabliront l’ordre dans les rues. Ils ont des M-16 prêts à tirer. Ces troupes savent comment tirer et tuer et elles sont plus que jamais prêtes à le faire. »
La gouverneure de Luoisiane, Kathleen Blanco, septembre 2005.

21 novembre 2006 - Collectif

Quelques documents d’information sur les ERIS

(PDF,1.5 Mo)

Cette compilation de documents dénonçant le fonctionnement et les actes des ERIS a été réalisée par des habitant·e·s de l’Espace Autogéré des Tanneries, menacé de voir un hangar adjacent être prêté par la mairie de Dijon pour que les cagoulé·e·s puissent répéter tranquillement leurs futures exactions.

Sommaire :
- 1. Ban Public témoigne de la descente des cagoulés dans le Quartier d’Isolement de Bois d’Arcy et d’un dépôt de plainte à l’encontre des ERIS
- 2. Lettre de Ban Public au Conseil de l’Europe
- 3. Lettre de Ban Public à propos de la mise en place de la formation des E.R.I.S. par l’administration pénitentiaire
- 4. Communiqué du SNEPAP FSU, Syndicat National de l’Ensemble des Personnels de l’Administration Pénitentiaire, à propos de la création des ERIS
- 5. Conclusions de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) de 2003... / Etude sur les droits de l’homme en prison
- 6. Communiqué d’Act Up sur la création des ERIS en 2003 ("Des crédits pour la répression, rien pour les détenus malades")
- 7. Extrait de CQFD n°14, de notre correspondant permanent au pénitencier, Jean-Marc Rouillan raconte les tortures subies à la MC de Moulins-Yzeure
- 8. Plainte de M. Djamel Meghoufel à l’encontre des ERIS
- 9. Avis du Comité de Prévention de la Torture en 2003 sur les ERIS
- 10. Avis et recommandations de la Commission nationale de déontologie de la sécurité à la suite de sa saisine, le 17 mai 2004, par M. Jean-Paul Bacquet, député du Puy-de-Dôme
- 11. S’être évadé, c’est être condamné... à mort... lentement, très lentement...

24 octobre 2006 - Nadarlana

La désobéissance en prison

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La prison est censée avoir un rôle de punition et de dissuasion face aux personnes qui désobéissent. Mais de plus en plus de personnes sont hors la loi et la prison n’empêche pas la récidive. Au contraire, elle l’encourage. Comment comprendre cet échec ? Peut-être bien en étudiant la désobéissance au sein même de la prison.

2 octobre 2006 - Alexandre Jacob

Pourquoi j’ai cambriolé

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Cette brochure présente une déclaration de l’anarchiste illégaliste Alexandre Marius Jacob lors de son procès à Amiens en mars 1905.

Au sommaire :
- Jacob devant ses juges (légalisme et illégalisme, quelques exemples de déclarations antérieures à celle de Jacob, la dernière ligne droite des individualistes)
- "Pourquoi j’ai cambriolé", par Alexandre Jacob.
- Repères (le mousse, l’apprenti anarchiste, l’illégaliste anarchiste, le procès d’Amiens)

27 septembre 2006 - Garnier

Pourquoi j’ai tué

(HTML) (PDF,120.5 ko) (web)

Ecrits de Garnier, anarchiste illégaliste ayant fait partie de la fameuse "Bande à Bonnot" au début du XXème siècle...

31 août 2006 - Collectif

Expériences est-allemandes dans les années 1980

(HTML) (PDF,1.2 Mo) (PDF,1.2 Mo)

« Les autres, ceux qui ne collaboraient pas, étaient tout de suite des ennemis d’Etat. A l’époque, il suffisait d’avoir fait quelque chose qui ne leur plaisait pas. Tu étais pour ou contre. Il n’y avait rien entre. Si tu n’allais pas voter, c’est que tu étais contre la RDA et tu étais traité comme tel. "Qui n’est pas pour est contre" était la devise de la Stasi. »

Voir aussi :
Punks versus État socialiste : RDA, années 80
(Too much future vol.2)

6 juillet 2006 - Xavier Rothéa

France, pays des droits des Roms ?

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Cet ouvrage de Xavier Rothéa (qui mène depuis plusieurs années des recherches universitaires sur l’histoire contemporaine des populations romanies) a été publié par les éditions Carobella ex-natura en 2003 , au moment où la loi sur la sécurité intérieure (dite « loi Sarkozy ») a été adoptée par l’Etat français (cette loi prévoit entre autres dispositifs répressifs un durcissement de la criminalisation des « gens du voyage »).

Sommaire :
- Introduction
- Identité et affirmation
- Entre mythes, stéréotypes et négationnisme : l’antiromisme
- La criminalisation des “errants” et des itinérants au 19e siècle
- Loi de 1912 : le carnet anthropométrique obligatoire pour les nomades
- L’internement des Roms pendant la seconde guerre mondiale
- Loi de 1969 : la volonté administrative de sédentarisation
- Lois Besson : le grand malentendu
- 2002 : vers une nouvelle législation d’exception
- Conclusion
- Bibliographie, sites internet, etc.

10 juillet 2005 - Anonyme

Scénographie répressive basique

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Ce que l’on prétend avec ces réflexions, à partir de quelques faits répressifs qui semblent apparemment n’avoir rien à voir, c’est d’essayer d’en analyser les coïncidences possibles. Analyser des méthodes répressives, comme le montage médiatico-policier, dans lesquelles se manifestent clairement des ressorts répressifs déterminants qui nous permettent de deviner par intuition le fonctionnement actuel des appareils de contrôle social. (extrait)

19 mai 2005 - Emma Goldman

Un an au pénitencier de Blackwell’s Island

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Chapitre inédit en français traduit de Living my life, l’autobiographie d’Emma Goldman, où elle narre sa première année d’emprisonnement au pénitencier de Blackwell’s Island.

12 mai 2005 - Jean-Pierre Garnier

"Urbaniser" pour dépolitiser

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Jean-Pierre Garnier démonte les stratagèmes politiques qui rendent la ville cause et solution de tous les maux, et la démocratie policière le seul horizon, ce qui permet de focaliser l’attention sur la "dure réalité urbaine", et non plus sur les problèmes causés par la société techno-capitaliste - de mauvaises réponses à une question mal posée.

17 janvier 2005 - Collectif

Ordre répressif en Suisse

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La répression en Suisse s’accentue ces derniers mois, notamment après les manifestations contre le G8 d’Evian en 2003 et contre le WEF de Davos en 2004... Trois articles, partant de ces exemples précis, étudient l’évolution récente des stratégies policières, et leur lien avec des logiques sécuritaires communes à d’autres pays. Brochure publiée par Partout et Ailleurs.

27 décembre 2004 - Gilles Deleuze

Post-scriptum sur les sociétés de contrôle

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Historique, logique et programme des sociétés de contrôle (celles qui prennent la place des sociétes disciplinaires). En quelques mots... Texte paru dans L’autre journal en mai 1990, édité en brochure anonymement et simplement distribué aujourd’hui par la ménagère

18 juin 2004 - Collectif

Pour que ce juillet-là redevienne une menace

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Un petit recueil de textes revient, trois ans après, sur les émeutes de Gênes en juillet 2001, et sur le procès qui a commencé le 2 mars 2004 contre 26 manifestant-e-s accusé-e-s de « dévastation et pillage ». Trouvé sur le site de l’APA (informations sur des prisonnier-e-s politiques).

23 mai 2004 - Collectif

Le mythe de l’insécurité

(HTML) (PDF,1.7 Mo) (PDF,949 ko) (PDF,962.6 ko)

4 petits textes au menu de cette brochure :

- A propos de l’insécurité pose quelques premiers doutes par rapport à la guerre sécuritaire ambiante

- Le mythe de l’insécurité (ou comment on construit des classes dangereuses) décortique le discours et les pratiques sécuritaires

- Le coût d’Etat sécuritaire évoque le juteux marché qui vit de la paranoïa sécuritaire

- Répression des Roms et des Romnis amène un éclairage sur le thème des Rom-ni-s, victimes parmi d’autres des lois sécuritaires.

7 mai 2004 - Titam.tiza

L’Organisation Internationale pour les Migrations : une organisation contre les migrant-e-s

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Historique et actualité de l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), qui "gère" les flux migratoires notamment au sein des pays riches (mais pas seulement).

18 avril 2004 - Titam.tiza

Medzitlija : Ces réfugié-e-s dont personne ne veut

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L’histoire de près de 700 Rroms fuyant le Kosovo, ou comment l’Union européenne confirme son racisme anti-roms et sa volonté d’empêcher au maximum l’immigration des populations défavorisées.

14 février 2004 - Jean-Marc Rouillan , Joëlle Aubron , Nathalie Ménigon

Les prisonniers politiques et la question de la violence révolutionnaire

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Contribution des prisonniers d’Action Directe, Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan pour la Journée internationale du prisonnier révolutionnaire 1998, à Gand (Belgique).

"La lutte pour la libération des prisonniers politiques n’est pas un acte neutre. Elle ne l’a jamais été. Il doit s’agir avant tout d’un processus de réappropriation du concept de violence révolutionnaire. Et aujourd’hui ce processus se confronte au tabou et à la véritable chape de plomb tombée sur le mouvement après les défaites et les reculs de la guérilla et de l’ensemble des forces antagonistes sur ce continent. La bourgeoisie a réprimé l’idée même de violence."

14 février 2004 - Jean-Marc Rouillan

Le devoir de résistance

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La peine de mort existe toujours dans les prisons françaises. Il est vrai que la tête du condamné ne roule plus dans la sciure. Le spectacle sanguinaire était trop obscène à la tragi-comédie de nos sociétés aseptisées. Pourtant de nos jours la peine de substitution perpétue le meurtre. Ce n’est qu’un lent assassinat façonné de mille morts quotidiennes. Une exécution consommée sur 20 ans, parfois davantage, mais tout aussi infaillible que la lame du couteau.

12 janvier 2004 - Anonyme

Lettre ouverte à Frédéric Bettinecci

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Le 19 juin 2003 à Moulins-Yzeure, un maton se rebelle dans son mirador et tue une collègue... Une admiratrice lui écrit une lettre.

5 octobre 2003 - Anonyme

Lettre à mon assassin

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Le fantôme d’un homme tué par un chauffard écrit à son assassin ses pensées et sentiments quant au sort vers lequel celui-ci se dirige, et plus généralement par rapport à la notion de justice dans nos sociétés occidentales.

1er octobre 2003 - Soledad et associé-e-s

Guide à l’usage des proches de personnes incarcérées

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Que faire lorsqu’un proche est incarcéré ? Comment demander un permis de visite ? Comment se déroule un parloir ? Quels sont les droits des proches des personnes détenues ? En France, chaque année, plus d’un demi-million de personnes se posent ces questions – et quelques autres…

Réalisé par des proches de détenus, ce guide donne des pistes concrètes pour répondre aux problèmes juridiques, sociaux et pratiques posés par l’incarcération d’une personne proche.

Une première version de cette brochure a été publiée en 2003. La version présentée ici, mise à jour en 2013, a été publiée sous forme de livre, disponible ici également sous forme de brochure.

Sommaire :
Pourquoi ce guide ?
Introduction
1- Les premiers jours
2- Communiquer
3- Le linge, les livres et les colis
4- Le permis de visite et les parloirs
5- Les droits civils et familiaux
6- L’argent
7- Face à la justice et à l’A.P.
8- La sortie
9- Questions fréquentes
10- Lexique
11- Des livres et des films
12- Collectifs anticarcéraux
13- Adresses

7 juin 2003 - Ravachol

Déclaration [interdite] de Ravachol à son procès

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François Claudius Kœnigstein, dit Ravachol (Ravachol, un de ses surnoms, est le nom de sa mère) est né le 14 octobre 1859 à Saint-Chamond (Loire, France). Miséreux, il était devenu anarchiste en pensant que l’origine de la misère et des inégalités sociales se trouve dans les fondements mêmes de la société capitaliste et hiérarchisée. Le refus de son sort le conduisit à voler les riches, d’abord sans violence, puis avec assassinat. Révolté par l’injustice de condamnations à l’encontre de militants anarchistes, il dynamite en mars 1892 le domicile de leur juge, puis de son substitut. Mais, reconnu dans un café à Paris, il est arrêté quelques jours après ces deux coups d’éclat. Il est condamné au bagne à perpétuité, pour ses attentats, le 26 avril 1892 ; puis le 21 juin suivant, il est condamné à la guillotine pour meurtres. Le 11 juillet 1892 à Montbrison, la célèbre machine à tuer lui tranche le cou.

Le texte suivant a été écrit par Ravachol pour être prononcé lors de son procès, le 21 juin 1892. Cela lui a semble-t-il été interdit. Voici ce que rapporte Emile Pouget dans un article intitulé “Ravachol” paru dans Le Père Peinard n°172 du 3-10 juillet 1892 : « Ravachol avait une sacrée envie de coller son grain de sel dans la défense, non pour se défendre, mais pour s’expliquer. Y a pas eu mèche, nom de dieu ! A la quatrième parole, le chef du comptoir lui a coupé le sifflet. Sa déclaration n’est pas perdue, nom d’une pipe ! ».

Zanzara athée, janvier 2004