THEMES

Oppressions de classe

3 octobre 2021 - Assata Shakur

Femmes en prison : Qu’advient-il de nous ?

(HTML) (PDF,112.9 ko) (PDF,159.6 ko)

La militante noire américaine Assata Shakur est mal connue, voire inconnue en France. La traduction de ce témoignage écrit depuis la prison pour femmes de Riker’s Island vise à faire connaître Assata Shakur en France, et à travers elle un pan occulté du mouvement de libération noir, en rendant accessibles en français des textes courts : entretiens, lettres ouvertes, témoignages. Le nombre de femmes dans les prisons américaines a explosé au cours des 30 dernières années, notamment du fait de la « guerre contre la drogue » dont les victimes sont en grande majorité issues des communautés noires et latinos. Il y a actuellement aux États-Unis plus de 200 000 femmes derrière les barreaux et plus d’un million en liberté conditionnelle ou en mise à l’épreuve.

10 avril 2021 - Leslie Feinberg

Au devant de la lutte

(HTML) (PDF,2.4 Mo) (PDF,2.4 Mo)

Leslie Feinberg, un-e militant-e trans étasunien-ne juif-ve et prolétaire, publie en 1996 le livre “Transgender Warriors”. Ce livre raconte l’histoire des transidentités et des personnes trans, sur plusieurs siècles et plusieurs continents, en parallèle de sa propre histoire personnelle.

Le chapitre 10 se concentre sur des insurrections et luttes de classe menées par des personnes trans, travesties, et/ou de genre déviant en Europe de l’Ouest du 15e au 19e siècle. On y apprend notamment les noms de leader-euse-s trans, des récits de luttes et de victoires, et des actions menées par plusieurs groupes de personnes trans contre des propriétaires et des patrons à cette époque.

21 septembre 2016 - Grupo Ruptura

Les classes dans la société capitaliste

(HTML) (PDF,694.3 ko) (PDF,708.2 ko) (web)

« Ce qu’il nous intéresse de comprendre, c’est ce qu’est le prolétariat, ce que cela implique d’être un prolétaire ou un bourgeois, c’est mieux comprendre comment fonctionne le système capitaliste, mais surtout, mieux comprendre comment fonctionne sa destruction : les conflits, contradictions et crises qui se produisent en son sein. Pour cela nous considérons nécessaire de comprendre comment le capitalisme se base sur l’exploitation et la domination d’une classe par une autre, et quelles sont les caractéristiques de chacune. »

Tiré du numéro 5 de Ruptura, paru en décembre 2009.

26 mars 2015 - Starhawk

Le temps des bûchers

(HTML) (PDF,8.3 Mo) (PDF,8.3 Mo) (web)

Extrait de Femmes, Magie et Politique, il s’agit d’une analyse de la chasse aux sorcières au travers des thèmes de l’expropriation de la terre, de l’expropriation de la connaissance et de la guerre à l’immanence.

27 décembre 2014 - Dorothy Allison

Une Question de Classe

(HTML) (PDF,769.6 ko) (PDF,1006.3 ko)

La première fois que j’ai entendu « ils sont différents de nous, ils n’accordent pas la même valeur que nous à la vie humaine », j’étais au lycée en Floride. L’homme qui parlait était un recruteur de l’armée s’adressant à une bande de garçons, leur expliquant ce qu’était vraiment l’armée et ce à quoi ils devaient s’attendre outre-mer. Un sentiment de colère froide m’avait envahie. J’avais entendu le mot "ils" prononcé sur le même ton dur, avant. "Ils", ces gens là-bas, ces gens ne sont pas nous, ils meurent si facilement, s’entre-tuent si aisément. Ils sont différents. "Nous", j’ai pensé. "Moi."

Ma famille et moi, nous avons toujours été "eux". Qui suis-je ? me demandai-je en écoutant ce recruteur. Qui sont mes semblables ? Nous mourons si facilement, disparaissons si sûrement – nous/elles/eux, les pauvres et les queers. J’ai pressé mes pauvres poings blancs osseux contre ma bouche de lesbienne têtue. La fureur était une bonne sensation, plus forte et plus pure que la honte qui lui succédait, que la peur et l’envie soudaine de courir et de se cacher, de nier, de faire semblant de ne savoir ni qui j’étais ni ce que le monde me faisait.

J’ai grandi dans la pauvreté, la haine, victime de violence physiques, psychologiques et sexuelles, et je sais que souffrir ne rend pas noble. Ça détruit. Pour résister à la destruction, à la haine de soi ou au désespoir à vie, nous devons nous débarrasser de la condition de mépriséE, de la peur de devenir le "eux" dont ils parlent avec tant de mépris. Nous devons refuser les mythes mensongers et les morales faciles. Nous devons nous voir nous-mêmes comme des êtres humains, avec des défauts, et extraordinaires. Nous touTEs – extraordinaires.

8 octobre 2013 - Lucy Parsons

Aux vagabonds, aux chômeurs, aux déshérités, aux miséreux...

(HTML) (PDF,227.1 ko)

Originalement publié dans le numéro du 4 octobre 1884 du journal anarchiste Alarm, ce texte fut distribué sous forme de tract par l’International Working People’s Association, organisation anarchiste dont le but était de reprendre là ou la première AIT (1864-1877) s’était arrêtée, et à laquelle appartenaient Albert Parsons (compagnon de Lucy), August Spies, et d’autres anarchistes emprisonnés et exécutés à la suite de la tentative insurrectionnelle de Haymarket à Chicago en 1886. D’origine afro-américaine, mexicaine et indienne Creek, Lucy nait en 1853 et grandit dans un ranch au Texas où elle est esclave, elle participera toute sa vie au combat anarchiste, jusqu’à sa mort dans l’incendie de sa maison à Chicago le 7 mars 1942.

27 novembre 2012 - prole.info

Guerre de classe

(HTML) (portfolio) (RTF,57.9 ko) (PDF,8.1 Mo) (web)

« Nous n’avons ni propriété ni business pour faire de l’argent, du coup on est bien obligés de vendre notre temps et notre énergie à quelqu’un d’autre. Nous sommes la classe ouvrière d’aujourd’hui : les proles. »

« Nous sommes la classe des travailleurs qui voulons abolir le travail et les classes. Nous sommes la communauté de ceux qui veulent foutre en l’air les communautés existantes. Notre programme politique c’est de détruire la politique. Pour cela, nous devons appuyer les tendances subversives qui existent aujourd’hui, jusqu’à ce qu’elles bouleversent la société de fond en comble. Il y a un temps, c’est ce qu’on appelait la « révolution ». »

Work - Community - Politics - War a été publié en 2005 sur le site américain prole.info. Déjà traduit dans une dizaine de langues, nous avons voulu diffuser ce manifeste « pour une guerre de classe » en version française.

Pour toutes remarques, suggestions et sollicitations, ou bien si vous souhaitez diffuser ce bouquin (imprimé à plusieurs milliers d’exemplaires), un petit mail à vinaigre... Ce pamphlet est également disponible sur internetdown.org

VERSION AUDIO

23 mai 2012 - Mathieu Rigouste

Retour sur la bataille de Villiers-le-Bel

(HTML) (PDF,668.4 ko) (PDF,778.5 ko)

Ce texte est extrait de "Vengeance d’Etat - Villiers-le-Bel : des révoltes aux procès" édité en 2011 aux éditions Syllepse.

Le 25 novembre 2007, Lakhamy et Moushin, deux adolescents de Villiers-le-Bel, décèdent suite à la collision de leur moto avec une voiture de police. Plusieurs nuits de révoltes éclatent, laissant s’exprimer la colère de centaines d’habitants qui refusent de croire à la version policière d’un accident. Des dizaines de policiers sont blessés, notamment par des tirs d’armes à feu.

La répression judiciaire succède à la pacification policière. Trois séries de procès ont lieu, apportant chacun leur lot de condamnations. Le 21 juin 2010, s’ouvre le procès des tireurs présumés.

Un procès pour l’exemple, au terme duquel cinq habitants de Villiers-le-Bel seront condamnés à des peines allant de 3 à 15 ans de prison, en l’absence de preuves, et essentiellement sur la base de témoignages anonymes.

17 janvier 2012 - Collectif

De l’esclavage au salariat, deux facettes d’une même exploitation

(HTML) (PDF,1 Mo) (PDF,940.6 ko)

Cette brochure est un recueil de textes divers qui analysent de manière critique le passage de l’esclavage à l’exploitation salariée. Ils tirent leurs réflexions de contextes différents, que ce soit la Russie en 1861 ou les Etats-Unis en 1988. Ils tentent de montrer que l’abolition de l’esclavage n’a pas été qu’une tentative humaniste mais a surtout été une manière de changer le mode d’exploitation de ceux qui devinrent de véritables esclaves salariés tout en présentant une soupape de sécurité en réponse à des troubles croissants.

1er juin 2010 - Collectif

Incidents de classe en Chine

(HTML) (PDF,4.3 Mo) (PDF,4.3 Mo)

Ce bref aperçu des révoltes prolétariennes chinoises aujourd’hui, ô combien intrigantes tant par les formes, le nombre et l’intensité, nous rappelle que, quoi qu’on en dise, la lutte des classes est loin d’être moribonde. Être curieux de ce qui se passe au bout du monde, en particulier dans les « ateliers du monde » rend plus lisible ce qui se passe ici, tant le capital (et donc l’antagonisme de classe) s’organise internationalement.

Ce recueil comporte des brèves générales (liste non exhaustive de conflits qui ont perturbé l’harmonieuse société chinoise de 2008 à début 2010), un témoignage d’une ouvrière mingong paru dans la revue Echanges, un texte de Bruno Astarian qui réactualise son livre Luttes de classes dans la Chine des réformes, (1978-2009) paru chez Acratie en 2009, des extraits du dit bouquin, etc.

nousvoulonstout(at)gmail.com

19 avril 2010 - Alessi Dell’Umbria

Postface à l’édition castillane de "C’est de la racaille ? Eh bien, j’en suis !"

(HTML) (PDF,548.6 ko) (PDF,1.6 Mo)

C’est de la racaille ? Eh bien, j’en suis !, sorti au pritemps 2006, est un livre traitant des émeutes qui ont eu lieu en France en octobre-novembre 2005.

L’auteur, Alessi Dell’Umbria, n’est ni sociologue ni journaliste. Son livre, aux propos incisifs, replace les événements de l’automne 2005 dans le contexte d’une désintégration sociale et d’un renforcement de l’Etat-Léviathan. Il met également en évidence ce qui a fait la force de cette révolte quand des centaines de groupes se sont organisés pour s’affronter avec l’Etat. Sans mot d’ordre, mais en frappant juste ; sans délégation ni organe de liaison, mais communiquant entre eux à travers leurs actes ; une partie de la jeunesse pauvre du pays s’est identifiée à un sort commun et a fait preuve de solidarité loin de toute prose idéologique.
Sans discours moralisant ou victimisant, l’auteur s’adresse d’égal à égal aux révoltés des banlieues pauvres.

Dans le texte présenté ici, issu d’une postface rédigée pour l’édition castillane de C’est de la racaille ? Eh bien, j’en suis !, il revient de manière auto-critique sur son livre et en profite pour développer quelques points.

26 janvier 2010 - Collectif 1984

Plaidoyer pour que les mineurs du monde entier se reconnaissent dans les souffrances des caissières de grand magasin

(HTML) (PDF,5.4 Mo) (PDF,5.4 Mo)

Ce plaidoyer, publié initialement en 1996, veut s’attaquer aux mille et un mécanismes qui sont le plus souvent mis en avant pour nous empêcher de nous reconnaître comme faisant partie d’une seule et même classe sociale, nous qui travaillons pour (sur)vivre et qui sommes soumis-es à ce titre, à un même dénominateur commun : l’exploitation.

Cette vérité toute simple est aujourd’hui tout bonnement « imprononçable » : on ne peut plus dire l’exploitation. L’évoquer, c’est la plupart du temps voir son interlocuteur balayer la question d’un revers de main fatigué, en arguant de la « complexe réalité » pour finalement noyer le poisson de l’exploitation dans les eaux confusionnantes des « différences culturelles », des « conditions particulières dans le tiers-monde », des soi-disant progrès dans les pays dits socialistes, de la charge plus ou moins lourde du labeur, ... toutes choses qui aboutissent à démanteler la communauté d’intérêts qui nous relie.

28 août 2009 - anonymes

De plages en cages...

(HTML) (PDF,2 Mo)

« Les migrations sont la conséquence des inégalités entre les pays occidentaux qui se pavanent de toutes leurs richesses, pendant que le reste de la planète crève la dalle. Même si, on ne le dit jamais assez, la grande majorité des mouvements migratoires s’effectuent d’un pays du « Sud » à un autre. Mais les migrants, avec ou sans papiers, sont aussi « ici », car la raison économique crée les besoins d’une main d’œuvre flexible à souhait, composant une catégorie de travailleurs nécessaire pour maintenir la pression (salaires, droits, conditions de travail) sur l’ensemble des salariés. Les sans-papiers forment ainsi les régiments de prolos qui permettent pour nombre de secteurs d’effectuer une confortable « délocalisation-sur-place » (BTP, restauration, services, agriculture...). Les migrations – et les politiques migratoires – sont une question de travail autant que le travail est une question de migrations : on se souvient des exodes rurals massifs du début de l’industrialisation (au sacrifice d’une agriculture vivrière raisonnée), on a aussi en tête l’organisation méthodique des mouvements pendulaires quotidiens (le « métro-boulot-dodo »), au cœur de l’« organisation scientifique du travail ». Rappelons que le travail est cette « évidence » dont dépend, vitalement, la célèbrissime « reproduction du capital », celle-là même qui voudrait faire tourner en rond ce monde. Au-delà des manœuvres électoralistes, les chiffres et les pratiques des expulsions constituent surtout une menace supposée efficace pour maintenir dans la docilité cette main d’œuvre. »

6 avril 2009 - Anonyme

Les Indésirables

(HTML) (PDF,1.4 Mo) (PDF,601.3 ko) (PDF,549.6 ko) (PDF,726.8 ko) (PDF,902.3 ko) (PDF,246.8 ko) (PDF,250 ko) (PDF,215.4 ko) (PDF,218.3 ko)

Gli indesiderabili/Les indésirables a été publié la première fois en mars 2000 en italien et en français.

"Il y a de plus en plus d’indésirables dans le monde. Il y a trop d’hommes et de femmes pour qui cette société n’a prévu qu’un rôle : celui de crever. Morts pour le monde ou pour eux-mêmes, la société ne les désire qu’ainsi.
Sans travail, ils servent à pousser ceux qui en ont un à accepter n’importe quelle humiliation afin de le préserver. Isolés, ils servent à faire croire aux citoyens se prétendant tels qu’ils ont une réelle vie commune (entre les paperasseries de l’autorité et les rayons des marchandises). Immigrés, ils servent à alimenter l’illusion d’avoir des racines chez des prolétaires seuls avec leur néant au bureau, dans le métro ou devant la télévision. Clandestins, ils servent à rappeler que la soumission salariale, n’est pas le pire - il existe aussi le travail forcé et la peur qui serre le ventre à chaque contrôle de routine. Expulsés, ils servent à renforcer, sur tous les réfugiés économiques de l’hécatombe capitaliste, le chantage du bannissement vers une misère sans retour. Prisonniers, ils servent à menacer avec le spectre de la punition ceux qui ne veulent plus de cette misérable existence. Extradés en tant qu’ennemis de l’Etat, ils servent à faire comprendre que dans l’Internationale de la domination et de l’exploitation il n’y a aucun espace pour le mauvais exemple de la révolte.
Pauvres, isolés, étrangers partout, incarcérés, hors-la-loi, bannis : les conditions de ces indésirables sont de plus en plus communes. Commune peut alors devenir la lutte, sur la base du refus d’une vie chaque jour plus précarisée et artificielle. Citoyens ou étrangers, innocents ou coupables, clandestins ou réguliers : ces distinctions des codes étatiques ne nous appartiennent plus. Pourquoi la solidarité devrait-elle respecter ces frontières sociales, alors que les pauvres sont continuellement trimbalés de l’une à l’autre ?
Nous ne sommes pas solidaires de la misère, mais de la vigueur avec laquelle les hommes et les femmes ne la supportent pas.
"

11 septembre 2007 - Audre Lorde

Age, race, classe sociale et sexe : les femmes repensent la notion de différence

(HTML) (PDF,71.8 ko) (PDF,703.8 ko) (PDF,72.9 ko)

Au moment où elle écrit ce texte, Audre Lorde est une "lesbienne noire de 49 ans, féministe, socialiste[pas au sens du Parti Socialiste...], mère de deux enfants, dont un garçon, vivant en couple avec une femme blanche".

"Dans une société qui détermine le bien en termes de profit, plutôt qu’en termes de besoins humains, il existe toujours un groupe donné de personnes qui, sous le joug d’une oppression systématique, peut se vivre comme surplus, occuper la place de l’inférieur déshumanisé. Dans cette société, ce groupe est composé des personnes Noires, de celles du Tiers-Monde, de la classe ouvrière, des personnes âgées et des femmes".

Ce texte a été présenté au colloque Copeland, Amherst College (Massachusetts, USA) en avril 1980.

29 mai 2007 - Collectif

Autour de la « catastrophe » Katrina à la Nouvelle-Orléans

(HTML) (PDF,636.4 ko)

Catastrophe humaine, catastrophe sociale... Catastrophe où le plus grand nombre se retrouve - semble-t-il - complètement paumé. Où de grandes difficultés à s’organiser pour l’immédiate survie se font sentir. Et où aller s’entasser dans le SuperDôme - gracieusement mis à disposition par les autorités - devient l’unique solution.

Quelques-uns cependant, tenteront de s’organiser par eux-mêmes, à trois ou quatre amis, ou bien à plusieurs dizaines, pour assurer récupération de denrées alimentaires et d’eau potable. Certains refuseront d’être parqués par l’armée et préféreront, les armes à la main parfois, s’organiser pour fuir la zone sinistrée.

Seulement, l’Etat capitaliste par son infinie nécessité de contrôler les flux - de marchandises et de travailleurs -, imposera une répression féroce à celles et ceux qui pratiqueront l’auto-organisation. Le premier objectif sera de protéger la marchandise avec autorisation de tuer les pillards. Ensuite, il s’agira de gérer les flux de populations et empêcher physiquement ceux qui veulent fuir par leurs propres moyens. Le tout dans un black-out médiatique digne de l’Irak.

« 300 soldats de la garde nationale viennent juste de rentrer d’Irak. Ils ont une certaine expérience des combats. Ils rétabliront l’ordre dans les rues. Ils ont des M-16 prêts à tirer. Ces troupes savent comment tirer et tuer et elles sont plus que jamais prêtes à le faire. »
La gouverneure de Luoisiane, Kathleen Blanco, septembre 2005.