THEMES

Luttes paysannes, ruralité

16 août 2017 - Collectif Bejuco

Récupération de terres

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Cette brochure mêle écrits et témoignages oraux sur la lutte pour la Libération de la Terre Mère dans le Nord du Cauca. Lutte menée par les peuples indigènes de cette région, en particulier le peuple Nasa, et soutenue par diverses composantes du mouvement social colombien.

Sommaire :
- Brève histoire du peuple Nasa
- La libération de la Terre Mère (juin 2015)
- Les Mingas de la libération
- Une libération intégrale
- La « caña » dans le Valle del Cauca, ça représente quoi ?
- Autonomie et participation
- Luttes communes avec les Afro-descendant.e.s et paysan.ne.s
- Solidarités

4 août 2017 - anonymes

Les Bure à cuire (Kermesse, pique-nique & barricades)

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Été 2016. La lutte contre le projet Cigeo d’enfouissement des déchets radioactifs prend un tournant inédit. Tout près de Bure, dans une forêt vieille de 300 ans, les débardeuses arrachent des arbres et les pelleteuses nivellent le sol pour débuter les travaux préparatoires à la poubelle nucléaire.

Des centaines d’opposants laissent alors exprimer leur rage face au sort que leur réservent les nucléocrates. Ils entrent dans le bois, sabotent les machines, détruisent les murs en béton. Le temps d’une occupation, ils construisent dans cette forêt des cabanes, des lieux de vie, des potagers... Aux confin de la Meuse, la lutte antinucléaire renoue avec des formes d’actions directes après des années de pacification et de résignation.

Éric a embrassé la lutte au tout début de l’occupation du bois Lejuc. Il participe à l’effervescence des premiers instants, goûte à la joie d’une forêt libérée, à l’ouverture d’un nouveau front contre les aménageurs et leur monde. Il est aussi le premier à subir la répression. Arrêté violemment le 7 juillet au cours de l’expulsion, Éric est interdit de territoire.

Sommaire :
- Partie 1. Exaltation de l’occupation
- Partie 2. Répression
- Partie 3. Une prise face à la démesure
- Annexe. Chronologie de l’été d’urgence 2016

20 mai 2017 - Anonyme

Il n’y avait pas de dialogue possible

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Les occupations de champ en Allemagne : entretien avec Vera sur l’occupation à Northeim.

"Cela s’est passé il y a longtemps, mais je dirais quand même que l’abandon des recherches en plein champ a aussi été gagnée parce qu’il y avait beaucoup d’occupations et d’actions directes. Cela faisait trop chier les entreprises et le gouvernement en Allemagne."

En versions allemande et française.

8 octobre 2016 - Mauvaise Troupe

NO TAV/ZAD Entretien n°11

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«  La Credenza n’est pas un restaurant normal. C’est un restaurant, mais c’est aussi une association, un point de rencontre et d’accueil et c’est devenu un lieu d’élaboration politique. Tu dois être au milieu des gens, et donc pendant que tu manges une pizza, tu peux discuter. [...] Nous l’avons appelée la Credenza, c’est-à-dire à la fois le buffet que l’on trouve dans les cuisines et la croyance. C’est une référence à la règle des Dolciniens qui disait : "de chacun selon ses possibilités, à chacun selon ses besoins."  »

Entretien réalisé en plusieurs fois, entre la fin 2014 et le printemps 2016, pour transmettre un morceau de la lutte contre le TGV Lyon-Turin en val de Suse.

6 octobre 2016 - Mauvaise Troupe

ZAD/NO TAV Entretien n°10

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"Il y a un combat à mener, on est une pièce de ce combat. Une pièce qui ne doit pas lâcher, donc on ne lâchera pas. Si dans six mois les CRS nous viraient et mettaient les vaches à la route, si ça se passait comme ça, on verrait combien ça leur coûterait politiquement en face. Je ne pouvais pas dire ça en janvier 2012, mais aujourd’hui je peux le dire. On pleurerait peut-être ce jour-là, mais on ne serait pas mis en morceaux, on aurait juste passé des moments difficiles et on aurait fait ce qu’on avait à faire."

Entretien réalisé en janvier 2015 au Liminbout, hameau de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, chez Marcel et Sylvie.

5 octobre 2016 - Mauvaise Troupe

ZAD/NO TAV Entretien n°9

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"Pour moi, la volonté du long terme, ça vient de ma vie en squat, d’en avoir marre de devoir tout recommencer tout le temps, changer de quartier, de collectif, de ville, toujours tout reconstruire. Ça fait que quand je suis arrivée ici c’était avec l’idée que si j’y mettais les pieds c’était pour au moins dix ans."

Entretien réalisé en mai 2015, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, dans la cabane de Jeanne, en présence de son amie Lætitia.

4 octobre 2016 - Mauvaise Troupe

ZAD/NO TAV Entretien n°8

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«  Quand j’étais petit, mon voisin, il me disait : "Tu verras, là y’aura des avions, on ira les visiter avec l’école et ça sera la classe !"  »

Entretien réalisé sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en février 2015, autour d’un cubi de vin blanc.

3 octobre 2016 - Mauvaise Troupe

NO TAV/ZAD Entretien n°7

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"Je ne veux pas perdre ce que nous avons acquis jusqu’à aujourd’hui, je ne veux pas retourner au divan et à la télévision, et aux cartes au bar pour passer le temps en attendant la mort. La vie je veux la vivre jusqu’à la fin, et je la vis en luttant, pas en attendant là. Voir tant d’octogénaires de la vallée marcher, faire des kilomètres, participer à la lutte, être présents, construire, ça montre que c’est bon pour la santé, pour bien vivre le troisième âge !"

Entretien réalisé en italien en octobre 2014 à Bussoleno, pour transmettre un morceau de la lutte contre le TGV Lyon-Turin en val de Suse.

2 octobre 2016 - Mauvaise Troupe

ZAD/NO TAV Entretien n°6

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« Je me souviens un peu du coup de téléphone. Le pote avec qui j’étais venu m’a dit : "Eh ça te dit pas qu’on aille habiter sur la ZAD ensemble ?" et je lui ai répondu : "Ben attends, t’es mignon je quitte pas ma vie du jour au lendemain".
Là j’ai fait le bilan de ma vie et en fait ma vie c’était un projet de cuisine itinérante alors, que j’habite ici où là-bas, ça changeait pas grand chose. Je vivais dans un appart’ qui ne me coûtait presque rien et que je pouvais quitter facilement. J’ai fini par dire que je le rappelais le lendemain ou dans deux jours le temps de faire le point. En fait j’ai rappelé au bout de 15 minutes : "C’est bon, on se retrouve dans deux jours sur la ZAD."  »

Entretien réalisé en février 2015, au dôme de Bollywood, en centre ZAD à Notre-Dame-des-Landes.

1er octobre 2016 - Mauvaise Troupe

NO TAV/ZAD Entretien n°5

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"Moi, c’est pas pour faire l’héroïne, mais j’habitais encore à Asti à ce moment-là. Le soir à neuf heures, je mettais les petites au lit, je partais, et après une heure et demie de route, je venais passer la nuit ici, et à six heures du matin je repartais, car à sept heures les petites se réveillaient. Après quatre jours, je n’arrivais même plus à parler tellement j’étais crevée. Mais ici je me sentais bien, loin je me trouvais inutile. Il fallait que je vienne aider. Je dis toujours que la meilleure pizza que j’aie mangée, c’est celle que j’ai réchauffée une de ces nuits sur des restes de barricades enflammées."

Entretien réalisé en avril 2015, chez Alice à Bussoleno, pour transmettre un morceau de la lutte contre le TGV Lyon-Turin en val de Suse.

1er octobre 2016 - Mauvaise Troupe

ZAD/NO TAV Entretien n°4

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« C’était le jour où il y avait le bordel dans la forêt de Rohanne. Et ce que j’y ai vu, la violence des flics, ça m’a énervée propre et net. Et depuis ça n’a pas arrêté de m’énerver. Ça ne m’a pas lâchée, ce jour-là je me suis dit : "Non mais faut faire quelque chose". Du coup, comme il y avait eu l’annonce dans le journal qu’il y avait un comité de soutien qui se créait à Blain... »

Entretien réalisé en présence de Jill, habitante de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, dans sa cabane, en février 2015.

29 septembre 2016 - Mauvaise Troupe

NO TAV/ZAD Entretien n°3

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"Un presidio c’est bien si tu veux faire la fête, pour manger, mais le vrai presidio ne doit pas avoir de toit, ne doit pas avoir d’adresse, le presidio c’est nous quatre, là, où que nous soyons, si on a un cœur qui bat et qu’on est contre le système. Le presidio c’est le ciel, c’est nous, et les presidi disparaîtront si notre envie de continuer à nous battre disparaît."

Entretien réalisé en avril 2015, sur le marché de Sant’Ambrogio, pour transmettre un morceau de la lutte contre le TGV Lyon-Turin dans le val de Suse.

28 septembre 2016 - Mauvaise Troupe

ZAD/NO TAV Entretien n°2

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"Les naturalistes et les punks, ce sont deux univers qui ne se rencontrent pas souvent, encore que je me sente finalement assez punk."

Entretien réalisé début mars 2015 à Bollywood, ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

27 septembre 2016 - Mauvaise Troupe

NO TAV/ZAD Entretien n°1

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« Alors je commence à laisser mes compagnons de cellule, mais je te jure que ça me plaisait pas parce qu’on était... Ce détenu et moi, on espérait tous les deux sortir, alors j’ai commencé à saluer les uns et les autres, à un moment on entend crier : "Nucera, tu veux sortir ou rester là ?", et je réponds : "vous m’avez emmené ici, vous m’avez fait rencontrer plein d’amis et maintenant vous voulez me chasser dehors sans que je les salue ! Si vous voulez fermer les cellules, fermez-les, je resterai encore une nuit ici, mais je dois tous les saluer avant de m’en aller." »

Entretien réalisé le 14 avril 2015 au bar de Bussoleno, pour transmettre un morceau de la lutte contre le TGV Lyon-Turin en val de Suse.

26 juin 2016 - Anonyme

En un quart d’heure c’est fait !

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Parce que la partie n’est pas terminée, parce que la recherche ne cesse de créer de nouvelles technologies qui amènent de nouvelles offensives, et qu’il n’est pas certain (quoi qu’on en dise) que les désirs de liberté s’atrophient alors que nous sommes nombreux·ses à les sentir bouillir en nous.
Que la résistance se renforce, qu’on reprenne l’offensive !

Sommaire :
- Introduction
- Entretien mutuel entre Camille, Rémi et Christophe
- Actions des Faucheurs 2014-2015
- Quelques éléments critiques

Version allemande et version française.

6 mai 2016 - Quelques occupant-e-s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

C’est quoi la ZAD ?

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La ZAD de Notre-Dame-des-Landes est un foyer de lutte depuis l’ouverture d’un premier squat sur la zone en 2007. Par la suite, d’autres ZAD se sont créées un peu partout. Mais qu’est-ce qu’une ZAD ? Beaucoup de personnes qui y sont impliquées semblent faire comme si c’était une évidence, mais c’est une question qui ne se pose presque jamais. Et lorsqu’elle se pose, les réponses se révèlent souvent contradictoires. Alors c’est une question qu’on a envie de poser à celles et ceux qui se réapproprient ce mot, et pour commencer, à nous-mêmes.

Rédigé par quelques occupant-e-s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pendant l’été 2015, ce court texte aborde notamment les thèmes suivants :
- L’action directe
- Construire une autre réalité
- Une communauté ouverte
- Des idées partagées
- Un mouvement qui s’élargit

20 avril 2016 - Z (revue)

"Mes brebis comme des machines"

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Matthieu, la trentaine, est berger depuis quatre ans. Il a environ 150 brebis qu’il mène chaque année en transhumance. Paul, la cinquantaine, est «  né dans les brebis  », mais il a son propre troupeau depuis dix ans. Avec 200 bêtes, «  deux cents mères  », il reste sur son terrain toute l’année. Ils se sont tous les deux mobilisés contre le puçage électronique de leurs troupeaux qui doit être imposé début 2010.

Publié dans le n°1 de la revue Z, printemps 2009.

15 juillet 2015 - Jacques Berguerand

Zomia ou l’art de ne pas être gouverné

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Paru initialement dans Archipel n° 228, juillet-août 2014, il s’agit d’une recension par Jacques Berguerand du livre de James C. Scott dont la traduction en français est parue en février 2013 aux Editions du Seuil sous le titre Zomia ou l’art de ne pas être gouverné.
James C. Scott, né en 1936 et professeur à Yale, se consacre depuis le début des années 1970 à l’analyse des formes de résistance auxquelles les dominé-e-s, les peuples colonisés, les laissés-pour-compte ont eu recours pour contrer la domination de l’État, précolonial, colonial ou postcolonial.

29 juin 2015 - Christian Maurel , Jean Rambaud , Philippe Bourguignon , Pierre Dupont

Plantons le thym, la montagne fleurira et autres textes

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Le 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République française depuis trois ans, refuse de quitter le pouvoir à quelques mois de la fin de son mandat, alors que la Constitution de la Deuxième République lui interdisait de se représenter. Il dissout l’assemblée, rétablit le suffrage universel masculin et convoque le peuple français à des élections et à la préparation d’une nouvelle constitution pour succéder à celle de la Deuxième République. Si le peuple de Paris réagit relativement peu pour défendre une assemblée conservatrice qui l’a dépouillé d’une partie de ses droits politiques, ce n’est pas le cas dans les zones rurales de près d’une trentaine de départements, en particulier dans les « Basses-Alpes », aujourd’hui les Alpes-de-Haute-Provence.

19 mars 2015 - Collectif

Les radicaux urbains et paysans dans la révolution anglaise (1641-1649)

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Que les Diggers et leur vision d’une société basée sur la propriété collective de la terre et de ses produits, malgré leur faible nombre (la vingtaine de personnes qui accompagnait Winstanley pour squatter St Georges Hill inspira d’autres groupes, mais à peine plus nombreux) et la courte durée de leur expérience (à peine un an) continuent, 360 ans après leur défaite, non seulement à être évoqués, mais aussi à être une inspiration pour nombre de gens et de collectifs semble incroyable.

L’une des explications pourrait être que Winstanley, ainsi que d’autres Diggers restés anonymes, a beaucoup écrit, et que la clarté, l’enthousiasme et la passion de ces textes font toujours sens de nos jours.

Mais aussi que l’un des grands slogans des Diggers appelait avant tout à l’action qu’ils considéraient comme indispensable au point qu’ils affirmaient que la théorie n’était rien si elle n’était pas suivie d’action. Non seulement disaient-ils (et écrivaient-ils) ce qu’ils faisaient, mais ils faisaient aussi ce qu’ils disaient. On peut les considérer comme les précurseurs, aussi bien du squat politique, que de l’action directe non violente, et c’est sans doute ce qui continue de les rendre populaires auprès de générations successives d’activistes.

19 janvier 2015 - anonymes

Le champ du contrôle

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L‘intention de ce recueil de textes est de ressortir la question du génie génétique du placard, alors que le moratoire sur les OGM en Suisse est parvenu à calmer les esprits. Il s‘agit de rompre le silence et la tranquillité qui entourent les expériences menées aujourd’hui et de dénoncer le rôle de la recherche scientifique. A quoi bon prétendre stopper les OGM alors que les disséminations et la poursuite de la recherche et du développement s‘accordent pour nous mettre devant le fait accompli ?

Sommaire :
- Comme un fleuve en crue - Au-delà des OGM... ce que nous voyons comme le fond du problème
- La petite histoire d’un programme de recherche ou - De la fabrication du consentement en démocratie directe
- Protected site – une forteresse aux abords de Zurich
- Des blouses blanches et de leur neutralité
- Les OGM et les autres...
- De la résistance aux OGM à l’insurrection sociale contre la domination
- Bibliographie

10 novembre 2014 - Collectif

La République des Escartons

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A l’époque de l’apogée du féodalisme dans toute l’Europe, quelques communautés se soulevèrent contre leurs seigneurs et rois et obtinrent des libertés qui leurs garantissaient une autonomie plus ou moins étendue (création de la fédération suisse en 1291, les cités-Etats italiennes, les villes libres en Allemagne, etc.). La région des Alpes du Briançonnais fut de celles-là dès le 14e siècle.

Au sommaire :
La République des Escartons au 14e siècle : tiré de l’Almanach buissonnier n° 5, mars-avril-mai 1982.
La charte des Escartons : traduite sous la direction de Fernand Carlhian-Ribois.

26 avril 2013 - André Dréan

Campagnes à vendre

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Dans le passé, la France a été l’État le plus centralisé d’Europe, dont la grande majorité de la population était composée de paysans parcellaires. Mais, n’en déplaise aux nostalgiques, le capitalisme a depuis longtemps modifié la structure de la société campagnarde. Elle n’a plus grand-chose à voir, sauf parfois dans quelque vallée enclavée de haute montagne, avec les images d’Epinal. Deux guerres mondiales, puis l’accumulation forcenée du capital dès les années 50, sous l’égide de l’Etat et par le biais des plans d’aménagement du territoire national, l’ont labourée en profondeur.

21 avril 2013 - Anonyme

On nous appelle « les paysans »

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Nous sommes restés terrés à la campagne ou bien nous sommes partis loin du béton des villes.
Nous avons refusé d’être esclaves d’un boss..., mais nous sommes restés serviles car intégrés à ce système que l’on ne peut fuir.

Nous avons cherché un bout de terre, parce que nous n’étions pas (tous) nés avec. Toutes les terres sont sous le régime de la Propriété Privée. Il en est qu’elle délaisse et que le temps valorise pour la spéculation, d’autres qu’elle loue, d’autres qu’elle vend.

Nous avons signé de moches baux qui nous engagent à payer régulièrement cette terre que nous nourrissons et qui nous nourrit.
Nous avons dépensé notre sueur et économisé pour payer un lopin. Il nous a fallu garantir et emprunter, et il nous faut désormais rembourser pour bonifier l’action Crédit Agricole. Nous sommes devenus propriétaires de quelques ares difficilement lâchés par ceux qui ne les comptent plus, nous sommes intégrés à la Propriété en restant propriété de l’Argent et de ceux qu’il engraisse.
Bulletin de contre-info en Cévennes n°10, mars 2010.

7 mars 2007 - Nicolas Bonanni

Des moutons & des hommes

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L’identification électronique des animaux consiste à associer à chaque animal une puce électronique RFID. On commence par nous encourager à pucer les animaux. Aucun inconvénient, que des avantages. Puis on nous propose de pucer les humains. Tous les dispositifs qui s’appliquent au bétail s’appliqueront un jour aux hommes, avec pour objectif que le troupeau humain se comporte normalement, et non librement.

Il est possible de refuser de pucer ses animaux, comme d’autres refusent le prélèvement ADN malgré les poursuites judiciaires. Il ne tient qu’à nous de nous insoumettre pour enrayer ces processus. Nous avons les moyens de nous y opposer, individuellement ou collectivement.

16 septembre 2006 - René Riesel

Aveux complets des véritables mobiles du crime commis au CIRAD le 5 juin 1999

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Voici le texte lu par René Riesel lorsqu’il passa en comparution devant le tribunal correctionnel de Montpellier en février 2001 pour avoir réalisé une des premières destructions d’OGM en France.

17 août 2006 - Bertrand Louart , Pierre Thuillier , Simon Fairlie , Teodor Shanin , Theodore Kaczynski

Le progrès, c’est mal !

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Cinq textes pour contribuer à une réflexion sur le progrès, la science, la société industrielle, en replaçant ces concepts dans un contexte historique, au niveau politique social et économique ; L’idée de progrès (Teodor Shanin) ; H. de St Victor, révolutionnaire ou réaliste ? (entretien avec Pierre Thuillier) ; Les Luddites, une tentative de réappropriation (Bertrand Louart) ; Le déclin de la paysannerie anglaise (Simon Fairlie) ; La technologie est une force sociale plus puissante que l’aspiration à la liberté (Theodore Kaczynski).

27 octobre 2004 - Quelques ennemis du meilleur des mondes

OGM : fin de partie

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"Il s’agit ici de rendre compte de ce que nous avons trouvé sur notre chemin en cherchant à combattre les OGM et, au-delà, le monde qui les a produits : une fois de plus, nous avons été confrontés à la misère de l’époque, camouflée en mouvement social et citoyen regroupant, entre autres, les traditionnels conseillers du prince, médiateurs improvisés et autres médiatiques (...). Ce petit monde armé essentiellement de caméras a prétendu s’opposer aux OGM en négociant des conditions acceptables à leur mise en place. Il a, en fait, travaillé à désarmer les raisons d’une colère et les moyens d’une contestation."

15 juin 2003 - Anonyme

Tentative communautaire

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1971 : un groupe de jeunes libertaires tombe sur S., une ferme abandonnée en Aveyron, et rédige une petite annonce dans Charlie Hebdo, pour inviter d’éventuel-le-s co-habitant-e-s à venir y bâtir avec lui une communauté. Plusieurs personnes affluent de toute la France, et forment un groupe qui oscillera autour de la quinzaine de membres. L’aventure durera plus d’un an au total. Trois de ses protagonistes, Michel, Bernard et Françoise, décident d’écrire ensemble un récit de l’expérience : il s’appelle "Tentatives communautaires". Mais il ne convient pas aux éditions Stock, qui demandent aux auteur-e-s d’en rédiger une version plus légère, plus accessible au grand public : ce sera le "Journal d’une communauté". Les auteur-e-s éditeront et diffuseront quand même "Tentatives communautaires", par leurs propres moyens : il n’en reste que peu d’exemplaires. Ce résumé a été écrit à la suite de la lecture des deux ouvrages.