THEMES

Antinaturalisme

2 février 2014 - Yves Bonnardel

Idée de Nature, humanisme et négation de la pensée animale

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« Lorsque nous parlons de prendre en compte les intérêts fondamentaux des autres êtres sensibles, sentients, nous nous heurtons systématiquement à l’idée de Nature. Celle-ci est invoquée pour nier que les animaux sont des individus conscients, voire qu’ils éprouvent des sensations et des sentiments/émotions. Ils seraient de simples spécimens interchangeables de leur espèce, les rouages d’un ordre naturel, programmés, soumis à des instincts, ne réagissant qu’automatiquement à des stimuli. »

Qu’en est-il réellement ?

19 janvier 2014 - David Olivier

Qu’est-ce que le spécisme ?

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« Le caractère évident du spécisme, le fait que l’immense majorité des humains font partie des oppresseurs, est l’obstacle principal auquel se confronte l’antispéciste. »

L’article reproduit ici est une version légèrement modifiée d’un texte publié en avril 1991 dans la revue Informations et Réflexions Libertaires, dans la rubrique « Antispécisme ».

Au sommaire :
- Un peu de vocabulaire
- Ma position
- Racisme et spécisme
- Qu’est-ce que le racisme ?
- Qu’est-ce qu’un Noir ?
- Qu’est-ce qu’un humain ?
- Les humains ne sont pas égaux en intelligence
- Les gènes provoquent des différences d’intelligence entre humains
- Et alors ?
- Signes à la pelle
- Une idée comme une autre
- Les natures cachent le réel

15 avril 2011 - Yves Bonnardel

En finir avec l’idée de Nature, renouer avec l’éthique et la politique

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Ce qui est naturel est bien, répète-t-on. La Nature est un ordre, harmonieux, où toute chose est à sa place, qu’il ne faut pas déranger. Elle inspire un sentiment religieux de respect, au sens d’adoration et de crainte (comme de soumission devant tout ce qui nous paraît puissant et dangereux).

Sommaire :
- La révérence pour l’ordre naturel
- Nature et éthique : le saut de « ce qui est » à « ce qui doit être »
- Nature et discriminations intra-humaines
- Nature et spécisme
- En finir avec l’idée de nature, renouer avec l’éthique et la politique (conclusion)

8 février 2006 - Alice Schwarzer

Comment des êtres humains ont été transformés en hommes et en femmes

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Ces deux textes, extraits de la deuxième partie ("La fonction de la sexualité dans l’oppression des femmes") du livre d’Alice Schwarzer La petite différence et ses grandes conséquences (paru en 1977 aux éditions des femmes) se penchent sur l’idée que les catégories "homme" et "femme" ne sont pas plus "naturelles" que ne l’est la norme hétérosexuelle...

16 octobre 2005 - Yves Bonnardel

De l’appropriation... à l’idée de Nature

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Ce texte présente une analyse générale qui s’applique aussi bien aux idéologies raciste, sexiste... que spéciste, et qui remet en cause la naturalité qui est associée aux étiquettes "noir", "femme" ou "animal", étiquettes liées à des rapports de domination.

Ce texte a été publié en décembre 1994 dans la revue Les Cahiers antispécistes (Réflexion et action pour l’égalité animale).

3 février 2004 - Alain C.

John Zerzan et la confusion primitive

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Les éditions l’Insomniaque ont fait paraître deux recueils des articles de J. Zerzan : Futur Primitif, en décembre 1998 (d’abord publié par Autonomédia, New York, 1994) et Aux sources de l’aliénation, en octobre 1999 (Elements of refusal, Left Bank Books, Seattle, 1988).

"Nous disons que ces textes sont une réécriture idéologique de l’histoire de l’humanité, que J. Zerzan se sert de différents travaux de préhistoriens, d’anthropologues et de philosophes à seule fin d’établir une idée préconçue de ce qu’est l’humanité, de ce qu’elle a été et de ce qu’elle doit devenir. L’idéologie de J. Zerzan est sans doute généreuse, et soulève par ailleurs des problèmes intéressants, mais elle n’est qu’une idéologie.

Les thèses de Zerzan ne semblent en outre, dans le petit milieu où elles ont été diffusées, n’avoir soulevé aucun débat, et n’avoir rencontré qu’une approbation ou une réprobation vague, du moins à notre connaissance. Le but de cette brochure est également de lancer ce débat, sur des bases plus concrètes."

- I - La préhistoire manipulée
- II - Aux sources de l’aliénation : un mixage idéologique
- III - Le communisme ne peut pas être "primitif"

15 juin 2003 - Estiva Reus

Préface de "La Nature" de John Stuart Mill

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La Nature est un essai de philosophie morale. J. S. Mill se propose d’examiner " la validité des doctrines qui font de la Nature un critère du juste et de l’injuste, du bien et du mal, ou qui d’une manière ou à un degré quelconque approuvent ou jugent méritoires les actions qui suivent, imitent ou obéissent à la Nature " (p. 6). Le sujet lui paraît important parce que l’idée de nature est omniprésente dans les discours à vocation normative.

Ce qui est naturel est bien, disent les hommes depuis des siècles. En pratique, ajoute l’auteur, leur attitude est plus ambiguë : tantôt ils dénoncent avec indignation ce qu’ils jugent contre-nature, tantôt ils célèbrent les conquêtes qui ont permis à l’humanité d’échapper aux rigueurs de sa condition primitive, dénigrant par là même l’ordre naturel spontané. Personne ne souhaite vraiment que nous imitions la nature en tout point, mais " les hommes ne renoncent pas volontiers à l’idée qu’une partie de la Nature au moins a été conçue comme un exemple ou un modèle " (p. 22). Ce constat reste si vrai à notre époque, que le lecteur ne saurait rester indifférent à la question posée par Mill, ni à la réponse qu’il y apporte : " La conformité à la nature n’a absolument rien à voir avec le bien et le mal " (...) Ce débat touche un sentiment profond qui se manifeste dans les détails de la vie quotidienne, mais qui affecte aussi les idées avancées sur des questions sensibles et controversées.