BROCHURES

L’Union émeutière contre l’Union européenne
Nice décembre 2000

L’Union émeutière contre l’Union européenne

Collectif (première parution : décembre 2003)

Mis en ligne le 8 décembre 2003

Thèmes : Contre-sommets (15 brochures)
Insurrections, révoltes, émeutes (67 brochures)
Mouvance autonome (39 brochures)

Formats : (HTML) (PDF,227.7 ko)

Version papier disponible chez : Zanzara athée (Paris-banlieue)

L’expérience de Nice en décembre 2000, à l’occasion du sommet de l’Union Européenne, rappellera quelques chauds souvenirs à certain-e-s d’entre nous... Voici en tout cas deux courts textes pour se remémorer ce qui s’y est passé.
Pour ce qui est des appels à manifester à Nice et de la campagne très réprimée des trains gratuits, il est possible de se reporter aux sites Internet de Maloka et de A-Infos, ou d’écrire directement à zanzara at squat point net pour en savoir plus.

Au sommaire de cette petite brochure, "Nice 2000" (page 3) se lance dans un récit des manifs et actions qui ont eu lieu les 6, 7 et 8 décembre 2000 à Nice. Ce texte est extrait du n°2 du journal Traits Noirs, janvier 2001 (j’ai laissé ce texte dans son intégralité mais on regrettera les assimilations gros/capitalistes de l’intro...).
Puis, le "communiqué de l’Union Emeutière sur les actions directes menées à Nice le 7 décembre 2000" (page 10) revendique les « violences » commises lors du contre-sommet niçois (texte paru notamment sur A-Infos).
Enfin, une liste de brochures au sujet de la problématique des contre-sommets disponibles par courrier est présentée en fin de brochure (page 15).
Bonne lecture, bonnes révoltes,

Zanzara athée, décembre 2003




Nice 2000

« Ce n’est pas vrai qu’il y ait une Nice florale ! »
(Vladimir Maïakovski)

Tentative de récit des événements niçois des 6, 7 et 8 décembre 2000 à destination, notamment, de ceux qui, ces jours là, par malchance, regardaient le JT ou lisaient les quotidiens.

Pendant que les gros gras se disputaient sur le mode de fonctionnement de leur machine super-étatique, le mode de partage du gâteau, des couverts, de la table, des chaises et du reste (il s’agit du Sommet européen des Quinze) [1], ceux qui n’ont aucun pouvoir sur leur vie et qui le savent, les gueux et les sous-gueux (lumpengueux) étaient dans la rue pour se rappeler au mauvais souvenir des grosgras précités. Les grosgras dirigeants savent-ils que des résistants subsistent encore dans les bas-fonds et maquis d’Europe unifiée et du monde ? Ont-ils entendu les cris des gueux ? On s’en fout, ils l’apprendront bien assez tôt (du moins on l’espère), par contre, les camarades prolos scotchés devant la télé, l’atelier, l’urne et l’urinoir découvrent peu à peu qu’il y a une vie en dehors de JP Foucault, qu’une alternative à la barbarie quotidienne capitaliste existe, que la contestation n’est pas obligatoirement intégrée et dirigée, la pensée pas obligatoirement unique et stérile et que JP Foucault existe réellement, physiquement, et qu’on peut donc lui cracher à la gueule et même lui piquer du pognon sans avoir à passer à la télé !!!! Donc, c’était à Nice, en décembre...

Mercredi 6 décembre. Sous la pluie et sur le pavé se rassemblent et s’étalent les vastes troupeaux trempés de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) venus manifester on ne sait trop pourquoi (sans doute pour rappeler qu’ils existent et qu’ils sont des partenaires incontournables pour assurer un contrôle efficace de notre société). La CGT était présente en force, ainsi que la CFDT, FO, UNSA et la CFTC pour les Français ; au total 50 000 touristes de la CES [2]. Sur le côté les opposants à la Charte : FSU (?), SUD, puis Attac qui servent de tampon avec les anarcho-syndicalistes (CNT Vignoles, CGT espagnole), anarchistes (No Pasaran) et trotskos (LCR de tous les pays...). Après des heures d’attente sous la pluie, tout le monde a finalement le droit de manifester, tranquillou, vers le centre ville. La nuit tombe. Et puis soudain, ô surprise, y’a un truc qui s’dérègle un peu. Alors que la manifestation doit se dissoudre, des syndicalistes italiens (Cobas) et bon nombre d’anticharte (surtout des anarchos) décident de partir en cortège vers la gare centrale, afin de demander l’ouverture de la frontière pour les 1500 camarades bloqués à la gare de Vintimille par l’État français. Plusieurs centaines (milliers ?) de personnes, italiens en tête, se mettent en mouvement, contournant tant bien que mal le dispositif policier, mais rallongeant par erreur (?), et à plusieurs reprises, le trajet. Les gardes mobiles n’arrivent à la gare que quelques instants avant nous ; en faible nombre, rapidement encerclés et débordés, ils doivent reculer sous les pierres et canettes qui pleuvent en riposte aux tonfas. Les portes de la gare sont toujours fermées et gardées. Les rares militants qui réussissent à y rentrer sont pourchassés par CRS, BAC et cheminots zélés. L’irruption de renforts sécuritaires et de grenades lacrymogènes gâche la fête, et disperse les participants [3]. Toute la nuit, CRS et cow-boys de la BAC harcèlent les petits groupes de manifestants épuisés qui cherchent à rejoindre le gymnase (salle mise à disposition du collectif organisateur du contre-sommet pour l’accueil et l’hébergement) [4].

Jeudi 7 décembre. Le matin. Au programme : tentative de blocage du sommet par les organisations et manifestants antimondialisation et anticapitalistes. Dès 7H du matin deux cortèges doivent converger vers Acropolis (palais des congrès ou se tient le sommet) :
A l’Ouest, partant de la Gare centrale, un cortège Attac, Sud et compagnie, un millier de manifestants.
A l’Est, partant de la gare St-Roch (Nord-Est de Nice) un cortège avec LCR, Basques, anarcho-syndicalistes, anarchistes, autonomes, soit 3 à 4000 manifestants [5].
Arrivé aux abords d’Acropolis, le bloc occidental surprend les flics (pas matinaux) mais n’en profite pas. Sit-in. Certains crient « CRS avec nous », font un peu (trop) de bruit, et se prennent une ou deux lacrymos. On s’amuse, c’est sympa [6].
Le bloc de l’Est (a ne pas confondre avec les troupes du Pacte de Varsovie qui ont quitté la ville la veille) n’a lui pas le temps de faire de bruit ; à peine entrevoit-il Acropolis, qu’une pluie de grenades (lacrymogènes et d’autres au gaz plus puissant) s’abat. Il est à peine 8H.

En réponse à cette agression délibérée, sans sommation, vachement sournoise et plutôt vulgaire (on ne gaze pas si tôt le matin tout de même !) une volée de pierres surprend quelque peu les gars en bleu d’en face. Le bloc de l’Est, déjà bien bordélique, se désorganise gravement et se déplace à l’aveuglette, cherchant vainement un passage vers l’Ouest, se heurtant sans cesse aux barrages de flics, se disloquant, se reformant, s’amenuisant. Coincé entre montagne, port et CRS, le bloc est soumis durant plusieurs heures aux tirs de balles en caoutchouc, de grenades lacrymogènes, assourdissantes, au poivre et tutti quanti. Rue Barla, à quelques pas d’Acropolis, certains érigent une barricade de fortune et affrontent les bleus ; d’autres attaquent une agence immobilière et une BNP (incendiée par la suite, semble-t-il par une grenade). La pression policière devenant trop forte, et le passage vers l’Ouest apparemment impossible, les morceaux du bloc de l’Est refluent en désordre vers le Nord (vers le gymnase) pour s’y refaire une santé, s’y réorganiser. Unités de la BAC et gardes mobiles pourchassent les groupes qui se replient.

Jeudi 7 décembre. Vers 12H. Le gymnase se remplit de manifestants, 1000 à 2000, pour la plupart rescapés du bloc Est. Suzanne Georges ne fait plus chier personne car elle pique nique à Monaco (avec Attac, AC, SUD et la Confédération paysanne) et Krivine renonce a tenir son meeting. Che fare ? Partir vers la frontière et aider les italiens à passer ? Essayer de retourner en centre-ville ? Un militant italien ayant été arrêté dans la matinée, il est décidé de faire tout d’abord un détour vers le commissariat (à 200 m) où le camarade est gardé, pour demander sa libération. Alors que le cortège stoppe devant le bâtiment et que des négociations débutent, les flics lancent des grenades par dessus le mur d’enceinte. Repli dans le désordre. Pour les forces sécuritaires c’est le début d’un véritable assaut sur le gymnase : grenadage massif (parfois depuis un hélicoptère), charges, canon à eau blindé... Quelques voitures de la municipalité renversées au milieu de la route, n’arrêtent pas la violente avancée policière. Les groupes sont dispersés. La chasse à l’homme commence, malheurs à ceux qui ne courent pas assez vite. Nettoyage par le vide. Interpellations. Lorsque le calme revient, la place est presque déserte.

Devant les événements, se rendant probablement compte qu’elle ne peut contrôler les manifestants, Attac démobilise, renonce à une partie des meetings et réunions de son contre-sommet, replie bagages et restitue le gymnase à la demande de la mairie (RPR ex-FN). Les flics patrouillent. Nombre de manifestants rentrent chez eux, épuisés. Le calme règne.

Vendredi 8 décembre. Les anti-sommets ne sont plus qu’une poignée. Pendant que quelques chômeurs d’AC occupent une Assedic, un groupe lance une opération boules puantes dans quelques restos, banques et magasins du centre-ville. L’après-midi, une centaine de personnes se rassemblent devant le tribunal de Nice où passent en comparution immédiate deux manifestants basques arrêtés la veille. Ils sont accusés de « participation directe à un attroupement, en possession d’une arme » (un couteau et un fromage au fond d’un sac) et « violence volontaire sur agent ». Aucune preuve, aucun témoignage à charge. Un mois ferme et deux ans d’interdiction du territoire. Une soixantaine de manifestants auront été interpellés durant ces trois jours [7] (principalement le 7 décembre [8]) puis relâchés au bout de quelques heures. Une quinzaine passeront en procès en janvier et février. Deux membres de la CNT, et trois de la FA (de St-Etienne et de Lyon), passeront au tribunal le 1er février pour « entrave à véhicule » (une voiture de la délégation italienne)*.

Un bilan ? En ce qui concerne la perturbation du Sommet on peut dire que l’objectif est loin d’être atteint. La flicaille a toujours contrôlé le terrain (sa zone rouge de sécurité et puis finalement les zones dévolues aux manifestants en colère). Dès la première journée, elle a écrasé dans le gaz les perturbateurs. Etait-il possible de forcer ou contourner un barrage ? D’atteindre Acropolis ? Le manque de coordination, d’entente, entre les divers groupes et orgas, le trop plein de timidité, n’ont pas trop permis d’y penser. De plus, nombre d’orgas qui avançaient dans le petit matin ne voulaient déjà plus qu’une manif symbolique pour “se faire entendre [*]. Bien des plans tombaient alors à l’eau.

Mais les points positifs ne manquent pas : la campagne pour la gratuité des transports, l’ambiance de fous, des milliers dans la rue contre les flics et l’État, la solidarité, la fraternité, Français, Basques, Espagnols, Italiens, par delà les frontières fermées, les étiquettes on s’en fout, de l’expérience et de la richesse qu’on voudrait toujours plus partager, pour la fête subversive totale... il y aura une prochaine fois et on fera mieux. Mais en attendant LA bonne fois pour toutes y’a tous les jours. Car, si la perturbation des grands rendez-vous politicos-mondains de nos adversaires est sympathique, mobilisatrice, enrichissante et annonciatrice de nouvelles formes de luttes cela ne doit pas nous faire oublier la lutte quotidienne sans laquelle rien n’est possible. Le système capitaliste n’attend pas de grands rendez-vous pour détruire nos vies.

Pierre

« Des senteurs de poivre de Cayenne
Des sentiers pour encanaillés
Panachés
Noirs de jais.
 »
(Youssef)

« Contre le travail et la vie chère !
Vol, pillage et sabotage !
 »
(Slogan assez peu repris)

« L’État révèle tout d’un coup sa force répressive. Celle qui est plus ou moins diluée dans la vie quotidienne, diluée aussi selon le quartier où on habite et le métier qu’on exerce. Mais là, il faut faire peur, on sort sa police, avec de tout nouveaux affûtiaux qu’on ne lui connaissait même pas. Parfait. Le manifestant, de son côté, comprend que l’État lui est apparu, comme à Bernadette la Sainte Vierge. C’est aussi pour lui une révélation : dans certains cas extrêmes, il y a quelqu’un qui a le droit de décider pour lui sur quel trottoir il doit marcher et qui, s’il choisit le mauvais, a le droit de l’en empêcher à coups de lattes. Donc, cette chose qui m’empêche de traverser la rue, c’est l’État. Mais alors, si je traverse, si je fais reculer la chose, c’est l’État qui recule. »
(In Le Fond de l’air est rouge de Chris Marker, 1977)

« 4000 manifestants armés de battes de base-ball. »
(France Info)

« Dans toutes les manifs, malheureusement, il y a des casseurs. C’est des gens qui sont pas forcément... euh, euh... comment dire... qui, qui, qui, qui savent pas toujours exactement de quoi il s’agit au niveau de la manifestation, et qui viennent juste pour casser. »
(Dany B., militante du Collectif 06, interviewée par M6)


Communiqué de l’Union Emeutière sur les actions directes menées à Nice, le 7 décembre 2000

Le jeudi 7 décembre 2000 à Nice, de nombreuses actions furent menées contre des structures capitalistes. Les médias ont procédé avec talent à l’habituelle exploitation des événements, résumant les multiples actes de révolte dont ils furent témoins à une "casse" sans motif et désorganisée.

Membres d’un groupe affinitaire actif lors des manifestations du 7 décembre à Nice contre le Sommet de l’Union Européenne, nous avons participé à plusieurs actions directes contre des bâtiments d’entreprises capitalistes connues. Nous tenons ici même à le revendiquer. Nice étant quasiment en état de siège, nous savions que le sommet en lui-même serait très difficilement accessible (placé sous haute surveillance, il s’est tenu à l’Acropolis, gigantesque bunker protégé par plus de 4000 membres des forces de l’ordre, incluant services secrets, hélicoptères, etc.). Nous avons donc pris le parti de nous attaquer au pouvoir hors des murs de l’Acropolis, pendant la tenue du sommet.

Nous avons participé à la destruction de plusieurs banques, assurances, agences immobilières et concessionnaires automobiles. Autrement dit, nous n’avons attaqué que des lieux qui font partie intégrante de l’oppression capitaliste et de l’antagonisme de classe. Nos actions avaient notamment pour buts de causer des dommages économiques aux entreprises ciblées et de perturber le bon déroulement d’un Sommet Européen censé rencontrer la pleine adhésion de tou-te-s. Cette attitude offensive contre le capital permet une prise directe sur des éléments du système et une expression concrète de notre colère.

Le rôle de toute conférence intergouvernementale est avant tout de permettre la bonne continuation du capitalisme au niveau international, de perfectionner le pouvoir en place et le contrôle social. Nous n’étions pas à Nice pour nous contenter de défiler symboliquement contre la politique de l’Union Européenne, mais dans une démarche révolutionnaire, pour viser à la destruction complète de telles institutions et du capitalisme. Nous voulons un monde sans argent, basé sur l’entraide et l’égalité plutôt que sur le travail et la hiérarchie. Nous ne voulons plus de frontières ni d’Etats. Nous voulons une liberté totale de circulation et d’installation pour toutes et tous. Nous détestons ce monde de politiciens, de bureaucrates, de policiers, de militaires, de banquiers, de marchands, de gardiens de prison, etc. Nous refusons le réformisme qui nous conduirait inévitablement à participer du système que nous rejetons. Nous ne voulons pas partager la gestion de la misère avec les puissants, mais bien l’éradiquer. Nous ne voulons pas prendre le pouvoir, mais le renverser et créer une société organisée horizontalement, sans dominations ni oppressions.

Si l’Organisation Mondiale du Commerce ne sait plus où se rassembler par peur du désordre potentiel que cela causerait dans la ville d’accueil (souvenirs de Seattle et de Prague...), l’idée qu’il en soit de même pour l’Union Européenne ne nous déplaît pas mais reste très loin de nous satisfaire. Cette forme d’activisme est limitée, ponctuelle et dépendante des "grands" de ce monde. Le capitalisme et le patriarcat restent solidement en place et ce ne sont pas quelques entraves à des sommets politico-mondains qui suffiront à les renverser. Nous ne nous faisons aucune illusion à ce sujet. La lutte est quotidienne. Les oppressions de classe, le sexisme, le racisme, etc., n’attendent pas que l’Organisation Mondiale du Commerce ou l’Union Européenne se rassemblent pour s’exprimer. Notre lutte se veut dialectique car elle contient à la fois la révolte contre toutes les formes d’autorité et la création de zones libres et d’expériences autogestionnaires.

Union Emeutière, 12 décembre 2000

Collectif


[1] Ces cons ont également adopté la Charte européenne des Droits fondamentaux, texte qui n’accorde aucun droit à qui que se soit, et représente une régression sociale de premier ordre. Texte majeur débattu ¼ d’heure sur plus de quatre jours de sommet.

[2] Le SO de la CES était-il constitué de flics en civil en service ou de flics syndiqués en civil ? Mystère. Un instant plutôt paumé au fin fond du cortège CES j’ai cru croiser une bande de la BAC mais c’était le SO UNSA-CES... après tout c’était peut-être des gars de la BAC...

[3] Il faut signaler que tout cela s’est passé sous le regard plutôt indifférent de centaines de militants de la CGT qui attendaient de prendre leur train.

[4] La Préfecture et la presse évoqueront le lendemain des « casseurs » équipés de « casques et de battes de base ball ».

[5] Quelqu’un sait-il, vraiment, comment cette répartition s’est faite ? Elle laisse en tout cas à Attac les beaux quartiers et aux plus radicaux les quartiers les plus populaires... Imaginons une seconde l’inverse ! Certains l’ont-ils imaginé avant nous ?

[6] Aguiton (LCR-AC-SUD-Attac) avait déclaré peu de temps avant : « notre objectif n’est pas tant de bloquer le sommet, mais d’être présents pour être sûrs d’être entendus ». Voir le compte-rendu de la manif paru dans Charlie Hebdo.

[7] Monsieur le Préfet : « C’est le mieux que l’on ait pu faire ». La logistique répressive était prévue pour 200 arrestations.

[8] Selon Nice-Matin, « une vingtaine de meneurs » ont alors été arrêtés !

[*] Les cinq militants FA ou CNT de Lyon et Saint-Etienne ont finalement tous été relaxés lors du procès au Tribunal correctionnel de Nice le 1er mars 2001. Les seules personnes à avoir été condamnées suite aux manifestations de Nice auront donc été ces deux Basques mangeur-euse-s de fromage. Ha, elle est belle la justice... (note de Zanzara athée).