AUTEURS

Henri Simon

17 février 2013 - Henri Simon

Quelques précisions sur la finance et son rôle économique

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"Nous vivons dans un système capitaliste.

Cela signifie que toute personne physique ou morale disposant d’une somme d’argent (à l’échelle mondiale, cela reste une minorité) voudra non seulement la conserver, mais aussi empêcher sa dépréciation et, éventuellement, l’accroître. Pour l’immense majorité de ceux qui ne disposent que de sommes de faibles montant, cet argent, augmenté des intérêts, n’est qu’un moyen de paiement (le pécule mis de coté pour parer aux coups durs de la vie, pour un achat plus important ou pour arrondir une retraite). Aujourd’hui, la majorité des paiements de la vie courante (salaires, allocations diverses, règlements par chèques et cartes bancaires) se font par l’intermédiaire d’établissements financiers qui tiennent les comptes des particuliers ainsi que les pécules éventuels ; certains de ces particuliers peuvent se laisser séduire par des promesses de gains plus importants dans des opérations financières plus aléatoires. Mais si dépôts et économies vont, aux mains des établissements financiers, ainsi se transformer en capital, ils ne restent pour l’immense majorité que des moyens de paiement."

Texte paru dans Échanges n°132 – printemps 2010.

8 mars 2012 - Henri Simon

Les États-Unis et "leurs" guerres

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«  Les États-Unis se trouvent dans une sorte de cercle vicieux : il leur faut trouver de plus en plus de recrues ; en dehors même de leurs problèmes financiers, ils sont contraints d’être de plus en plus « tolérants » dans ce recrutement et de confier à la soustraitance le plus possible de tâches logistiques et même directement de combat. Le résultat est qu’avec des recrues moins fiables tous les problèmes se trouvent décuplés et l’on ne peut s’empêcher de penser à la « combustion lente et graduelle » dont parle Clausewitz qui pousse à évacuer le pays afin d’éviter une destruction totale. »

Cet texte est paru dans Échanges n°136 (printemps 2011).

16 août 2009 - Henri Simon , Un militant de "Camarades"

L’autonomie dans la lutte de classe suivi de Autonomie ouvrière et groupes autonomes

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Les voies de l’autonomie dans la lutte de classe sont impénétrables, tout au moins pour ceux qui ne veulent pas la voir là où elle se trouve. On pourrait dire que cette autonomie, c’est-à-dire ce qui se dégage comme tel de la lutte de classe et non ce qui est préconçu dans la tête de quelque idéologue, est protéiforme - changeant constamment de forme, de registre et de niveau d’attaque, car elle trouve en face d’elle, selon les nécessités du capital, des constructions répressives et/ou intégrantes tendant à empêcher et/ou dévier le cours qu’elle tendrait à prendre naturellement.

Voici deux textes, datant respectivement de 2001 et de 1977, tentant d’analyser les possibilités d’autonomie dans la lutte de classe, en particulier au sein des mouvements de salarié-e-s et des groupes politiques révolutionnaires.