THEMES

Expérimentations collectives

8 décembre 2016 - Beni , Luce F.

Ces graines qu’ils sèment

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Ces histoires (...) sont les témoignages de ce que nous avons vu, en stop, d’une frontière à l’autre du Mexique. Ce sont des récits, des fictions, des reportages, des réflexions. Elles émanent d’un point de vue, le nôtre, de ce que nous avons été capables de voir et de comprendre. Nous sommes conscients de leurs limites.

Sommaire :
- Fragments d’une lutte (une journée avec des paysans du Chiapas qui ont récupéré leurs terres expropriées)
- De la résignation à la colère (pourquoi les flics qui rackettent les touristes sont les mêmes que ceux qui tirent sur les étudiants d’Ayotzinapa)
- Les dames de la cantine (récit-rencontre avec des cuisinières et des migrants en quête de rêve américain)
- Au nom du pair (puzzle littéraire qui démarre par un meurtre à la messe et parle de ces curés qui plongent les mains dans le cambouis social)
- Violence(s) (nouvelle où l’on apprend à survivre sur les routes de l’exil...)

13 juin 2016 - NÉBuleuse des échanges intergalactiques

Caravanes partout !

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Ce seraient plusieurs petites caravanes, qui se rencontrent, créent des liens, mutualisent leurs bons plans, portent des actions par petits groupes ou toutes ensemble... Des roulottes, vélos, camions, ânes, caravanes, remorques, tentes berbères, tipis ou chapiteaux, et surtout des idées plein la tête !

15 juillet 2015 - Jacques Berguerand

Zomia ou l’art de ne pas être gouverné

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Paru initialement dans Archipel n° 228, juillet-août 2014, il s’agit d’une recension par Jacques Berguerand du livre de James C. Scott dont la traduction en français est parue en février 2013 aux Editions du Seuil sous le titre Zomia ou l’art de ne pas être gouverné.
James C. Scott, né en 1936 et professeur à Yale, se consacre depuis le début des années 1970 à l’analyse des formes de résistance auxquelles les dominé-e-s, les peuples colonisés, les laissés-pour-compte ont eu recours pour contrer la domination de l’État, précolonial, colonial ou postcolonial.

19 mars 2015 - Collectif

Les radicaux urbains et paysans dans la révolution anglaise (1641-1649)

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Que les Diggers et leur vision d’une société basée sur la propriété collective de la terre et de ses produits, malgré leur faible nombre (la vingtaine de personnes qui accompagnait Winstanley pour squatter St Georges Hill inspira d’autres groupes, mais à peine plus nombreux) et la courte durée de leur expérience (à peine un an) continuent, 360 ans après leur défaite, non seulement à être évoqués, mais aussi à être une inspiration pour nombre de gens et de collectifs semble incroyable.

L’une des explications pourrait être que Winstanley, ainsi que d’autres Diggers restés anonymes, a beaucoup écrit, et que la clarté, l’enthousiasme et la passion de ces textes font toujours sens de nos jours.

Mais aussi que l’un des grands slogans des Diggers appelait avant tout à l’action qu’ils considéraient comme indispensable au point qu’ils affirmaient que la théorie n’était rien si elle n’était pas suivie d’action. Non seulement disaient-ils (et écrivaient-ils) ce qu’ils faisaient, mais ils faisaient aussi ce qu’ils disaient. On peut les considérer comme les précurseurs, aussi bien du squat politique, que de l’action directe non violente, et c’est sans doute ce qui continue de les rendre populaires auprès de générations successives d’activistes.

10 novembre 2014 - Collectif

La République des Escartons

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A l’époque de l’apogée du féodalisme dans toute l’Europe, quelques communautés se soulevèrent contre leurs seigneurs et rois et obtinrent des libertés qui leurs garantissaient une autonomie plus ou moins étendue (création de la fédération suisse en 1291, les cités-Etats italiennes, les villes libres en Allemagne, etc.). La région des Alpes du Briançonnais fut de celles-là dès le 14e siècle.

Au sommaire :
La République des Escartons au 14e siècle : tiré de l’Almanach buissonnier n° 5, mars-avril-mai 1982.
La charte des Escartons : traduite sous la direction de Fernand Carlhian-Ribois.

18 octobre 2013 - DégenréE

La fabrication artisanale des conforts affectifs

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Cette brochure donne de la place à des expériences et expérimentations, invite des personnes à raconter dans ses pages ce qu’elles dé-construisent en termes d’environnement affectif, de relations. Soyons clair-es, on ne veut pas ici parler « d’amoooouur » en le déguisant sous le terme « relations affectives » mais vraiment parler de la diversité des relations affectives qu’on peut vivre. Ce qui nous intéressait c’est que ces textes partent de nous, que ce soit plus de l’ordre du témoignage que de la théorisation générale. Ca veut dire que l’idée c’était pas d’écrire la recette ou de décrire l’idéal mais plutôt de partir de ce qu’on vit réellement avec les trucs qui marchent et les trucs qui ratent.

21 avril 2013 - Anonyme

On nous appelle « les paysans »

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Nous sommes restés terrés à la campagne ou bien nous sommes partis loin du béton des villes.
Nous avons refusé d’être esclaves d’un boss..., mais nous sommes restés serviles car intégrés à ce système que l’on ne peut fuir.

Nous avons cherché un bout de terre, parce que nous n’étions pas (tous) nés avec. Toutes les terres sont sous le régime de la Propriété Privée. Il en est qu’elle délaisse et que le temps valorise pour la spéculation, d’autres qu’elle loue, d’autres qu’elle vend.

Nous avons signé de moches baux qui nous engagent à payer régulièrement cette terre que nous nourrissons et qui nous nourrit.
Nous avons dépensé notre sueur et économisé pour payer un lopin. Il nous a fallu garantir et emprunter, et il nous faut désormais rembourser pour bonifier l’action Crédit Agricole. Nous sommes devenus propriétaires de quelques ares difficilement lâchés par ceux qui ne les comptent plus, nous sommes intégrés à la Propriété en restant propriété de l’Argent et de ceux qu’il engraisse.
Bulletin de contre-info en Cévennes n°10, mars 2010.

6 avril 2011 - Des prolétaires

Contre le mythe autogestionnaire

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A travers l’analyse des exemples-phares autogestionnaires que sont l’Espagne en 1936, l’atelier Lip à Besançon en 1973 et l’Argentine depuis décembre 2001, notre volonté est de montrer en quoi la perspective de gestion des processus productifs et d’échange est un arrêt du processus révolutionnaire, un renforcement de l’ordre établi qui renvoie le prolétariat à la seule place que lui laisse le capital, celle de producteur de valeur quitte à lui laisser le rôle de gestionnaire pendant un temps ! Les expériences alter éco sympa en pleine paix sociale n’ont rien de contradictoire, elles sont des entreprises capitalistes sans ambiguïté. Ce qui nous questionne, c’est l’antagonisme qui traverse tout mouvement de classe dans sa dynamique combative, vivante et donc profondément contradictoire (...).
A travers la critique de l’autogestion, l’enjeu de cette analyse du processus révolutionnaire est de nous permettre de mieux saisir où nous en sommes aujourd’hui, à travers toutes nos forces et nos contradictions internes.

25 février 2010 - anonymes

Sur l’intérêt des manifs sauvages

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A partir de quelques exemples de "balades" parisiennes contre la machine à expulser (entre décembre 2009 et février 2010), une petite description de comment peuvent se passer des manifestations sauvages est donnée :
Le principe est de faire tourner de bouches à oreilles (c’est-à-dire en évitant les moyens de flicage moderne que sont internet et le téléphone portable) un lieu et une heure pour partir se balader. S’en suit pendant une heure ou deux une déambulation de plusieurs dizaines de personnes dans les quartiers populaires : banderole, occupation de la chaussée, mégaphone, slogans, diffusion massive de tracts et discussions avec les voisins et les passants, collage massif d’affiches, nombreux tags venant redécorer les murs...

Reprenons la rue !

21 janvier 2010 - Alfredo M. Bonanno

Dissonances

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Si la dissonance est partie intégrante de l’harmonie et constitue l’autre résultat, celui qui est toujours prévisible et même désirable, sa coagulation libre dans les processus de réalisation aléatoire produit quelque chose d’autre, une rupture qui n’est pas facilement amendable. Que chacun respecte le cycle complet dans le lit rassurant de la rivière des significations, avec laquelle les transporteurs d’eau étouffent nos craintes, mais ailleurs.
Ici on propose une lecture risquée : une chance, un voyage ouvert à d’autres possibilités.

SOMMAIRE :
- Mettre sa vie en jeu
- Maladie et Capital
- Que faire de l’anti-fascisme ?
- La Maladie Communautaire
- La perte du langage
- Inactualités sur les drogues

22 novembre 2009 - Rémi Demmi

Liberté privée, intensité collective et autonomie politique

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Liberté privée, intensité collective et autonomie politique, est une réflexion autour du témoignage d’un homme ayant vécu pendant la période de 1914 à 1933 à Berlin, du déclenchement de la guerre à la montée du nazisme (Histoire d’un Allemand).
Son auteur, Sebastian Haffner, n’aborde pas l’histoire du côté des grands hommes ou des événements marquants – désormais bien documentée – mais s’attache au contraire à comprendre les ressorts subjectifs qui ont permis aux Allemands sinon d’accepter, du moins de laisser s’installer le parti nazi. Parmi la jeunesse, il observe que l’ennui dispose au nihilisme, car il pousse à rechercher l’action, la violence et la guerre pour elles-mêmes, afin de rompre la monotonie de la vie bourgeoise. Parce qu’elle ne s’articulait pas à des idéaux de justice, cette révolte légitime contre une société trop policée, trop organisée, où chacun vaque à ses affaires sans qu’aucun élan ou projet collectif ne vienne rompre la routine, a conduit certains jeunes « révolutionnaires » à passer « naturellement » du drapeau pirate au salut fasciste. Mais face à ces tendances totalitaires, ce n’est pas sur la « liberté privée » qu’il faut se replier, comme le fait Haffner : ce qu’il faut, c’est construire l’autonomie politique.

5 décembre 2008 - Un électron d’une intersquat

Chroniques du pied de biche (quelques éclats de vie par effraction)

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"Chroniques du pied de biche" ouvre une porte subjective sur les squats et ce qui les traverse. Il se fait l’écho de petites et grandes aventures, de résistances, d’émotions, rencontres et transformations du rapport au monde, cueillies à travers plus d’une décennie d’occupations... à suivre.

Ce texte a été écrit dans le cadre d’un projet de bouquin, "Paroles de squats", recueil de textes sur ces expériences dans les années 1990-2000, bouquin qui devrait être publié dans son intégralité d’ici peu.

24 mars 2008 - Collectif

Cultures de la sécurité

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Voici un texte adapté de l’anglais, trouvé dans un chouette bouquin édité aux USA par CrimethInc. sous le titre Recipes for disaster — an anarchist cookbook.

Un texte adapté parce qu’on l’a lu, des bouts nous ont plu, mais pas tout, alors on l’a pris, malaxé avec nos petites mains pour en faire un truc qui nous convient mieux et que tu lis présentement.

La sécurité, c’est pas une notion qui nous plaît. Toujours une sorte de prétexte pour s’aplatir, se soumettre à l’État, à la norme qui circule pour faire de nos vies des chemins lisses, rectilignes, avec de jolis horizons pastels et policiers tout rassurants.

Pourtant, on ne va pas le cacher, nous aussi on a peur. On a la rage, mais on a peur. Peur de se faire chopper, des keufs, de la tôle. Et cette peur est paralysante. C’est cette peur qui me retient dans le droit chemin, quand tout le reste en moi m’inspire la sortie de route, la destruction de cet environnement lisse, apprivoisé, prévisible, lisible.

Alors quoi, construire les cultures de sécurité qui donnent son titre à cette brochure, c’est construire en groupe, entre complices, une confiance suffisante pour chasser la peur, faire tout notre possible pour que personne ne se fasse attraper.

12 janvier 2007 - Anonyme

Brûle ton école !

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Une critique radicale de l’école, sous forme de petits contes...

Une école tout à fait ordinaire...
I- Examens
II- Travaux pratiques
III- Histoire des sciences
IV- Message prioritaire du XXIIème au XXIème

Moralité : Brûle ton école !

9 janvier 2007 - Do or Die , Julius Van Daal , Markus Rediker

Utopies Pirates

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Durant « l’Age d’Or » de la piraterie, entre le 17ème et le 18ème siècle, des équipages composés des premiers rebelles prolétariens, des exclus de la civilisation, pillèrent les voies maritimes entre l’Europe et l’Amérique. Ils opéraient depuis des enclaves terrestres, des ports libres, des « utopies pirates » situées sur des îles ou le long des côtes, hors de portée de toute civilisation.

Sommaire :

- Utopies pirates est la traduction d’un texte publié en 2001 dans Do or Die n°8, la revue d’écologie radicale du collectif libertaire britannique du même nom. La première traduction était du collectif FTP, parue sous le nom de Bastions pirates.

- Les bateaux ivres de la liberté est un extrait de la préface que Julius Van Daal a rédigée pour Pirates de tous les pays, de Markus Rediker, éd. Libertalia, l’un des ouvrages les plus fréquemment cités dans Utopies pirates. Van Daal est l’auteur de Beau comme une prison qui brûle, éd. l’Insomniaque, mai 2010, et de Le rêve en armes : anarchisme, révolution et contre-révolution en Espagne (1936-1937), éd. Nautilus, Coll. Utopies en action, 2002.

- Between the Devil and the Deep Blue Sea est la préface de l’auteur, Markus Rediker, à l’édition française de Les Forçats de la mer, marins, marchands et pirates dans le monde anglo-américain, publiée chez Libertalia en 2010.

25 novembre 2006 - Hakim Bey

TAZ : Zone Autonome Temporaire

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"... nous ne cherchons pas à vendre la TAZ comme une fin exclusive en soi, qui remplacerait toutes les autres formes d’organisation, de tactiques et d’objectifs. Nous la recommandons parce qu’elle peut apporter une amélioration propre au soulèvement, sans nécessairement mener à la violence et au martyre. La TAZ est comme une insurrection sans engagement direct contre l’État, une opération de guérilla qui libère une zone (de terrain, de temps, d’imagination) puis se dissout, avant que l’État ne l’écrase, pour se reformer ailleurs dans le temps ou l’espace. Puisque l’État est davantage concerné par la Simulation que par la substance, la TAZ peut "occuper" ces zones clandestinement et poursuivre en paix relative ses objectifs festifs pendant un certain temps. Certaines petites TAZs ont peut-être duré des vies entières, parce qu’elles passaient inaperçues, comme des enclaves rurales Hillbillies - parce qu’elles n’ont jamais croisé le champ du Spectacle, qu’elles ne se sont jamais risquées hors de cette vie réelle qui reste invisible aux agents de la Simulation."

8 juin 2006 - Shalazz

Louis Rimbault et "Terre Libérée", 1923-1949

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Terre libérée, Luynes, 1923-1949.
"Centre libre de Pratique Végétalienne. Oeuvre de Retour à la Terre, de Régénération et de Libération individuelle"

Louis Rimbault 1877-1949.
Individualisme anarchiste, illégalisme, végétalisme, naturisme, médecine préventive, nudisme, anti-industrialisme, régénération, libération, évasion...

Terre Libérée, Louis Rimbault : l’une ne va pas sans l’autre. Non pas dans un désir de personnaliser absolument l’expérience ou de lui trouver nécessairement un meneur (ce que Rimbault lui même récuserait). Mais parce que tous les écrits, tous les témoignages sur Terre Libérée tournent autour de ce personnage haut-en-couleur, mégalomane et fantaisiste et en même temps d’un rationalisme exacerbé...

2 janvier 2006 - Shalazz

Milieux libres en France (1890-1914)

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Un siècle plus tôt... Des anarchistes qui se groupent pour vivre et agir ensemble hors des syndicats et des organisations : "vivre en anarchiste", "vivre en camaraderie" comme ils/elles le racontent... Voici un aperçu de ces expériences et de leurs auteurs.

4 août 2003 - Infokiosque des Tanneries

Activités et projets de l’Espace autogéré des Tanneries

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Fonctionnement et activités de l’Espace autogéré des tanneries : print - zone de gratuité - infoshop - potager collectif - carpothèque - zone d’automédication anticapitaliste - labo photo - atelier vélos - projet éolienne - soirées - salle d’expo - atelier bricolage - ateliers d’expression - actions politiques - émissions de radio - centre d’aide juridico-pratique pour les squats - chantiers des tanneries - graffs...

15 juin 2003 - Anonyme

Tentative communautaire

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1971 : un groupe de jeunes libertaires tombe sur S., une ferme abandonnée en Aveyron, et rédige une petite annonce dans Charlie Hebdo, pour inviter d’éventuel-le-s co-habitant-e-s à venir y bâtir avec lui une communauté. Plusieurs personnes affluent de toute la France, et forment un groupe qui oscillera autour de la quinzaine de membres. L’aventure durera plus d’un an au total. Trois de ses protagonistes, Michel, Bernard et Françoise, décident d’écrire ensemble un récit de l’expérience : il s’appelle "Tentatives communautaires". Mais il ne convient pas aux éditions Stock, qui demandent aux auteur-e-s d’en rédiger une version plus légère, plus accessible au grand public : ce sera le "Journal d’une communauté". Les auteur-e-s éditeront et diffuseront quand même "Tentatives communautaires", par leurs propres moyens : il n’en reste que peu d’exemplaires. Ce résumé a été écrit à la suite de la lecture des deux ouvrages.