THEMES

Démocratisme, citoyennisme

20 novembre 2016 - Pierre Kropotkine

Les droits politiques

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Publié en 1882 dans le journal Le Révolté, le texte « Les Droits politiques » est une démystification des « droits politiques du citoyen » : suffrage universel, liberté des élections, liberté de la presse, de réunion, etc.

Voulons-nous avoir la liberté de dire et d’écrire ce que bon nous semblera ? Voulons-nous avoir le droit de nous réunir et de nous organiser ? — Ce n’est pas à un Parlement que nous devons aller en demander la permission ; ce n’est pas une loi que nous devons mendier au Sénat. Soyons une force organisée, capable de montrer les dents chaque fois que n’importe qui s’avise de restreindre notre droit de parole ou de réunion ; soyons forts, et nous pourrons être sûrs que personne n’osera venir nous disputer le droit de parler, d’écrire, d’imprimer, de nous réunir.

11 février 2013 - Amoro kaj Furiosi

Aux larmes, Citoyens…

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Le discours « alternatif » du moment, appelant à une cogestion « citoyenne » du système, se présente et se fait relayer par les médias comme l’expression d’une contestation réaliste, bien réfléchie, respectable et écoutable. Une interlocutrice « valable » pour les dirigeants.

Ce courant idéologique « alter » déplore notamment qu’ « un peu partout (…) l’État s’effondre. », que la logique de marché l’a emporté sur la démocratie. Il soutient qu’il s’agit dès lors, pour les citoyens que nous sommes, entre autres tâches, d’urgemment travailler à réhabiliter cet État et à réformer, démocratiser OMC, FMI, Banque Mondiale, Commission européenne, etc., pour éviter de s’enfoncer davantage dans la barbarie programmée.

Le citoyen aurait à accomplir sa mission de sensibilisation et d’interpellation du politique, entreprise qui devrait à coup sûr porter ses fruits… Son arme : le lobbying, infiniment. Ses arguments, sa force : le bon sens enfin !

Amoro kaj Furiosi n° 3, mai 2007

2 décembre 2012 - Anonyme

Considérations sur les assemblées

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Dans les assemblées on ne discute pas tous ensemble, on écoute les interventions de ceux qui sont plus habiles à exposer leur positions en les faisant ainsi passer pour la Raison collective. Celui qui parle mieux, c’est-à-dire qui possède la parole plus persuasive, contrôle l’assemblée et la plupart du temps c’est aussi celui qui l’organise). Tous ceux qui ont fréquenté des assemblées en voient clairement le fonctionnement. Quand la composition en est plus homogène, on voit le ricochet de deux ou trois voix qui se dirigent docilement vers une décision souvent déjà prise ailleurs. Les spectateurs, en silence, prennent des notes mentales de ce qu’ils peuvent dire au cas où quelqu’un les interroge sur leurs idées. Qui a des doutes ou des perplexités, se retiendra de les exposer, par crainte d’être contredit par une réponse brillante. Si les assemblées sont plus élargies, alors c’est une lutte entre différentes factions afin d’obtenir l’hégémonie. Amplifiés par les groupes respectifs de supporters, les discoureurs les plus habiles se livrent bataille. Ici, le nombre peut faire la différence, car il n’est point sûr que la parole la plus habile soit aussi la dernière. Il faut tenir compte aussi des ambitions personnelles et des rapports affectifs, tout l’enchevêtrement de sympathies, antipathies, préjugés, calculs stratégiques, rancunes, vanité et ainsi de triste suite.

20 juin 2012 - Adesso

Lettre Ouverte aux étudiants en lutte

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Ce texte nous vient d’Italie, il compose le numéro 25 de la revue Adesso, feuille de critique sociale en provenance de Rovereto, dans la province du Trento en Italie. Il revient sur une lutte étudiante qui s’est déroulée en Italie l’an passé, contre le projet de loi Gelmini, prévoyant -tout comme la LRU en France- une réduction progressive du financement public de l’enseignement supérieur au profit d’intérêts privés, rien de bien original donc. Cependant, si nous avons décidé de traduire et de publier cette lettre, c’est que les remarques formulées ici sont aisément transposables au mouvement étudiant français. Nous pensons qu’elle mérite largement un coup d’oeil de la part des étudiants en lutte aujourd’hui, qu’elle peut peut-être déboucher sur des débats internes aux grévistes, du moins, à ceux qui n’en peuvent plus de voir leurs pratiques mises à l’écart par des assemblées générales souverainement démocrates et bureaucrates.

22 avril 2012 - anonymes

Terreur et union nationale

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Nous refusons et nous combattons à la fois le chantage de l’unité nationale, le ralliement sous la bannière républicaine, qui est toujours l’horreur étatique et capitaliste. Nous refusons tout autant de crier avec les loups avides de racket communautaire et religieux, cette autre forme de muselage universel qui, loin de s’opposer à la domestication politique et au règne de l’argent, en est leur compagnon de route historique, très efficace pour diffuser hiérarchie, fatalisme, obéissance et division entre pauvres.
Si nous autres opprimés, indésirables et révoltés dans ce monde, devons critiquer et combattre jour après jour tout ce qui fait de nous des esclaves, ça ne sera jamais en tirant dans le tas, ni pour répandre la terreur et l’horreur, mais précisément pour en finir avec tout ce qui en est la cause : l’État, le racisme et le nationalisme, l’argent, Dieu.

Texte anonyme, diffusé en mars 2012.

16 avril 2012 - Collectif

Servitude écologique

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Comme la plupart des idéologies, l’écologisme tente de tout ramener à un problème de mauvaise gestion et évite de toucher aux réelles causes des problèmes. Jamais ses défenseurs ne font le lien entre comment les hommes sont traités et comment tout ce qui les entoure est traité. Comme toute idéologie, l’écologisme sépare toutes les questions, refuse de voir la cohérence qui existe entre l’exploitation de l’homme par l’homme et l’exploitation de la “nature” par l’homme. C’est pourtant le même rapport de domination, d’exploitation, de destruction.

25 mars 2012 - Zo d’Axa

Vous n’êtes que des poires !

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« Instruire le peuple ! Que faudra-t-il donc ? Sa misère ne lui a rien appris. Tant qu’il y aura riches et pauvres, ces derniers s’attelleront d’eux-mêmes pour le service commandé. L’échine des travailleurs est habituée au harnais. Au temps de la jeunesse et de la force, ils sont les seuls domestiques qui ne ruent pas dans les brancards.

L’honneur spécial du prolétaire consiste à accepter en bloc tous les mensonges au noms desquels on le condamne aux travaux forcés : devoir, patrie, etc. Il accepte, espérant ainsi se hisser dans la classe bourgeoise. La victime se fait complice. Le malheureux parle du drapeau, se frappe la poitrine, ôte sa casquette et crache en l’air :

– Je suis un honnête ouvrier !

Ça lui retombe toujours sur le nez. »

5 textes extraits de La Feuille, journal fondé par Zo d’Axa en 1897 et qui paraît jusqu’en 1899. Une anthologie des meilleurs articles, (Les Feuilles, éd. Société libre des gens de lettres, Paris) est parue en 1900.

Sommaire

* À toute occasion
* Le candidat de « La feuille »
* Aux Électeurs
* Il est élu
* L’honnête ouvrier

19 mars 2012 - E. Armand

Se sentir vivre

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« J’écris ces lignes en pleine période électorale. Les murs sont barbouillés d’affiches de toutes les couleurs ou on s’en dit de toutes les couleurs, sans jeu de mots. Qui n’a pas son parti – son programme – sa profession de foi ? Qui n’est pas socialiste ou radical ou progressiste ou libéral ou « proportionnaliste » – le dernier cri du jour ? C’est la grande maladie du siècle, cette abnégation du moi. On est d’une association, d’un syndicat, d’un parti ; on partage l’opinion, les convictions, la règle de conduite d’autrui. On est le mené, le suiveur, le disciple, l’esclave, jamais soi-même. »
Extrait de L’Ère Nouvelle, n°46, mi-avril 1910

14 mars 2012 - Roger Belbéoch

Société nucléaire

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« L’adoption de l’énergie nucléaire tant civile que militaire et sa mise en œuvre rapide se placent dans la logique du développement industriel. Elle mène cette logique jusqu’à un point limite qui confère à cette société certains caractères particuliers permettant de parler de société nucléaire. Que celle-ci s’instaure ou non dépend de forces antagonistes qui freinent ou accélèrent le processus. »

11 janvier 2012 - Nadarlana

TOUS les programmes politiques

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A l’occasion des prochaines échéances électorales, voici présentées succinctement, les différentes positions de l’échiquier politique. Le PIF, le PAF, le POUF, le POF, le PROUT, le PEF rivalisent d’arguments. Quant au PUF (Parti unique français), il déclare simplement :

Pour :

Le développement

Le commerce

La police

Le gouvernement...

Votez !

8 novembre 2011 - Jules Rivet

Liberté, Liberté chérie...

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Les bons citoyens récitent des oraisons, font la queue, bien en ordre, devant les percepteurs. Ils font la queue, aussi, devant les bureaux de vote où s’élaborent les majorités futures. Les bons citoyens applaudissent le ministre Machin lorsqu’il a renversé le ministre Chose, puis applaudissent le ministre Chose lorsqu’à son tour il a renversé le ministre Machin. Il ne leur vient jamais à l’idée de se débarrasser de Chose et de Machin.
Le bon citoyen vote, paie, applaudit.
Il fait comme les autres :
— Bée ! Bée ! Bée !…
L’anarchiste n’est pas un bon citoyen.

1er octobre 2011 - Anonyme

Gaz de schiste : scénario pour un gazage programmé

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« Moins de six mois après le début de la contestation organisée contre l’exploitation des gaz de schiste, il semble déjà y avoir quelque chose comme une opposition « officielle ». Ce qui avait inquiété l’Etat au début de la mobilisation, à savoir son caractère populaire et donc imprévisible, est en train de s’étioler. Ça se bureaucratise. Il y a des colères qui se perdent. On parle d’un nouveau Larzac, puis on retourne au Parlement européen. On fait mollement des réunions d’information où on n’ose trop rien dire, de peur que ça ne soit pas dans la ligne…
Et après tout, si ça pouvait se régler comme ça, pourquoi pas ? Tant que ça marche… Mais la question est que non seulement ça ne marche pas, mais que l’Etat est en train de retourner ses propres armes contre la contestation. Qu’encore une fois, ils vont faire servir la loi contre les gaz de schiste à l’acceptation des gaz de schiste. Créer des réglementations qui feront accepter ce qu’on réglemente, alors qu’on n’en voulait tout simplement pas. Et ainsi de suite : on connaît la chanson. C’est celle du Grenelle, du développement durable, du partenariat et de la cogestion sous toutes ses formes…
 »

Contact : gasbull [AT] voila [.] fr

6 juillet 2011 - Claude Guillon , Octavio Alberola , Yves Coleman

Noam Chomsky et ses amis...

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« Comme le rappelle l’un des critiques américains de Chomsky, chacun a bien le droit de prendre un parti qui est celui -à strictement parler- de la contre-révolution. Il doit être déconstruit et critiqué -en un mot combattu-, et cela avec d’autant moins de complaisance qu’il se drape dans les plis du drapeau noir pour donner du panache et un pedigree flatteur à un anarchisme d’opinion, devenu discipline universitaire, acteur de la pluralité démocratique ou curiosité muséologique.

4 novembre 2010 - Manuel Devaldès

Réflexions sur l’individualisme

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«  Ne pouvons-nous, individus, remplacer l’État par nos libres associations ? A la loi générale, collective, ne pouvons-nous substituer nos conventions mutuelles, révocables dès qu’elles sont une entrave à notre bien-être ? Avons-nous besoin des patries parcellaires qu’ont faites nos maîtres, alors que nous en avons une plus vaste : la Terre ? Et ainsi de suite. Autant de questions que le libre examen de l’individualiste résout justement à l’avantage de l’individu. Sans doute, ceux qui vivent du mensonge, qui règnent par l’hypocrisie, les maîtres et leur domesticité de prêtres et de politiciens, peuvent être d’un avis différent parce que leur petit, très petit intérêt les y invite. »

Ce texte de Manuel Devaldès fut publié en janvier 1936 dans le n°157 de La Brochure Mensuelle.

27 août 2010 - Collectif

Retour sur la récente flambée sécuritaire, réactionnaire et raciste à Belleville

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Le 20 juin 2010, avait lieu dans le quartier de Belleville (Nord-Est de Paris) une manifestation pour la « sécurité  », organisée par diverses associations censées représenter la « communauté asiatique » pour demander aux autorités le renforcement d’un arsenal répressif qui nous pourrit déjà la vie (plus de flics, de caméras, de sanctions etc.). Durant cette manifestation, des échauffourées ont éclaté dans le quartier entre des centaines de manifestants contre la police, accusée de mal faire son travail, puis après le départ programmé de celle-ci, contre quelques gamins isolés et identifiés par la vindicte populaire comme des « voleurs » à punir par des critères tels que la tenue vestimentaire et la couleur de peau.

Les quelques textes recueillis ici sont des analyses de la situation dans le quartier, sur fond de tensions communautaires, ainsi que des tracts et affiches diffusés et collées aux alentours par quelques anarchistes antagonistes. En réaction à ces évènements d’abord, mais aussi dans l’espoir d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la guerre sociale ici comme ailleurs, pour que la haine se retourne contre ceux qui nous dominent au quotidien, qu’il s’agisse des flics et des patrons ou de tout autre représentant officiel ou informel de l’autorité capitaliste, étatique, communautaire, religieuse et patriarcale ; qu’elle ne serve plus à nourrir les intérêts des ennemis de la liberté pour tous par le biais de la guerre entre exploités.

Sommaire
- Réflexions à chaud sur les émeutes réactionnaires de Belleville (texte publié le soir du 20 juin 2010, quelques heures après la fin de l’émeute, sur le site "Base de Données Anarchistes")
- A Belleville comme ailleurs... (texte trouvé en juin 2010 sous forme de tract et d’affiche sur les murs et dans les rues de Belleville)
- Non, vraiment, t’aimes ton quartier ? (tract trouvé dans les rues de Belleville à Paris, juillet 2010)
- Aprés la vague... (texte d’analyse sur la situation à Belleville, son histoire, et retour sur les événements récents ainsi que sur l’agitation anarchiste autour de ceux-ci)
- Au hasard des promenades murales (photographies de quelques inscriptions murales apparues depuis le 20 Juin)
- Qui sommes-nous ?

22 février 2010 - Collectif

Contre l’Unité

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Dans ce modeste recueil, on pourra trouver quelques textes, presque toujours liés à des situations et à des contextes particuliers, cependant, si nous les avons réunis ici c’est qu’ils participent tous plus généralement d’une même cohérence antipolitique. "Antipoliquoi ?..." s’exclameront certains. Une nouvelle théorie à la mode chez les anarchistes de salon ? L’antipolitique, peu importe le nom qu’on lui donne (il n’aura de toute manière aucune nécessité), est une tendance réelle au sein du mouvement anarchiste international parmi ceux qui luttent et qui font quotidiennement le choix de ne pas sombrer dans les méandres militarisés de la stratégie et de sa tactique au nom desquelles tant ont retourné leurs vestes, prouvant à ceux qui ne voulaient pas y croire à quel point éthique, idées, désirs, individu et rêves pouvaient être bradés sur l’autel de la reconnaissance, de la représentation et de la médiation.

5 janvier 2010 - Collectif

SNCF Blues

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Analyse critique d’un mouvement gréviste (grève des cheminots en 1986) qui malgré sa spontanéité n’a pas réussi a dépasser les limites du syndicalisme de base, en particulier le cadre illusoire de la démocratie directe.

6 décembre 2009 - Collectif

Contribution aux discussions sur la répression antiterroriste

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Ce texte est issu d’un processus de discussions collectives. Loin de se limiter à une critique de la défense publique des « inculpés de Tarnac », il affirme des positions sur les formes de luttes actuelles.
Nous pensons continuer ce débat et élargir cette élaboration collective.

11 novembre 2009 - Et pour appui, le vertige , Julius

De la politique considérée comme opium du peuple

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Les trois textes [proposés] sont issus du recueil Et pour appui, le vertige, rédigé au début des années 1990, par le cercle affinitaire et éphémère du même nom. L’objectif de leurs auteurs était d’approfondir la critique de la politique, en particulier des variantes à prétention révolutionnaire auxquelles ils avaient parfois participé au cours des deux décennies de combats précédents en Europe. En France, bon nombre de critiques, surgies dans la foulée de Mai 68, ne dépassaient pas le cadre du refus de l’institution politique. Elles n’allaient pas jusqu’à rompre avec la représentation politique en général, tant la tradition jacobine, qui lui attribue le rôle de démiurge de l’histoire, hantait, et hante toujours en partie, le cerveau de nos contemporains. Dans des milieux hostiles à l’Etat, on assista même à la tentative de lui redonner ses lettres de noblesse d’antan, au nom de la subversion de la société capitaliste. Tous les discours de l’époque sur le thème : « Mettre la politique révolutionnaire au poste de commande » ne signifiaient rien de plus.

Pour toute correspondance : nuee93 AAA free . fr.

1er novembre 2009 - Anonyme , Venomous Butterfly et Willful Disobedience , Wolfi Landstreicher

De la Politique
à la Vie

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Dans ce texte sous forme de proposition générale pour une rupture avec la gauche adressée à tous les anarchistes qui ne souhaitent plus attendre de miraculeux lendemains qui chantent, l’auteur trace des pistes claires pour une lutte anti-politique avec pour volonté d’avoir une incidence sur la pensée comme sur les actes.

cette rupture avec la gauche est basée sur la nécessité de libérer la pratique de l’anarchie des confins et des limites de la politique, ce n’est certainement pas pour embrasser la droite ou toute une autre partie du spectre de la politique. Il s’agit plutôt d’une reconnaissance qu’une lutte pour la transformation de la totalité de la vie, une lutte pour reprendre le contrôle de chacune de nos vies dans un mouvement collectif pour la réalisation individuelle, ne peut qu’être entravée par des programmes politiques, des organisations « révolutionnaires » et des constructions idéologique auxquelles il faudrait s’asservir, parce que celles-ci aussi, tout comme l’État et le capital, exigent que nous leur donnions nos vies plutôt que d’en reprendre le contrôle.

Nos rêves sont bien trop grands pour les limites étroites du réalisme politique. Cela fait déjà depuis trop longtemps que nous aurions du laisser la gauche derrière nous pour continuer sur notre joyeuse voie vers l’inconnu de l’insurrection et la création de vies pleines et auto-déterminées.

19 octobre 2009 - Alfredo M. Bonanno , Antoine Gimenez , Belgrado Pedrini , Emilio Strafelini , Non Fides , Severino Di Giovanni

L’Anarchisme contre l’antifascisme

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L’anti-fascisme est la lutte contre l’un des différents modes de gestion de l’État et de la domination. Il se place aux cotés de l’anti-théocratisme, l’anti-démocratisme, l’anti-républicanisme etc. Il n’est qu’un composant minimal parmi tant d’autres de l’anti-autoritarisme. Si nous décidons cependant de prendre la plume contre l’anti-fascisme d’un point de vue anarchiste, ce n’est pas par amour du fascisme, mais bien par haine de tous les modes de gouvernement de l’État, du pouvoir et de ses ennemis qui ne souhaitent que le gerer ou le remplacer par un autre.
L’anti-fascisme a trop souvent servi d’excuse à des unions sacrées et des fronts unis d’alliances contre-nature, il a trop souvent servi à renforcer la succession du fascisme par d’autres sociétés de domination, telles que la démocratie. Lorsque l’anti-fascisme n’est que l’autre nom de la défense de l’existant, il n’est qu’un autre adversaire du projet anarchiste.

C’est pourquoi nous opposons ici l’anarchisme à l’anti-fascisme.

5 octobre 2009 - Comité anti-expulsion , Coordination internationale contre l’enfermement et l’univers carcéral , l’Envolée journal , l’Envolée radio , Secours rouge

Notre planète est une prison

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«  Aujourd’hui, la lutte contre toutes formes de répression et contre l’instauration d’une société carcérale devient un aspect fondamental de chaque forme de résistance, parce que chacun d’entre nous s’y trouve confronté dans toute sa violence dès que s’ébauche une perspective collective de changement social ou une simple rébellion. Parce que le capital et ses États déploient tous leurs moyens pour maintenir leur domination.  »

Texte collectif rédigé en novembre 2003.

8 mars 2009 - Collectif contre la société nucléaire

Notes sur l’écologisme d’État et le capitalisme vert

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Si l’on critique le Grenelle de l’environnement aujourd’hui ou que l’on se bat contre les THT, par exemple, c’est pour tenter de soulever un peu, avec nos peu de forces et sans trop d’illusions, toute la merde qui est derrière. Nous prenons la peine et le temps de nous arrêter sur ce Grenelle du conditionnement alors qu’il est déjà loin dans l’actualité médiatique car nous refusons tout ce qu’il porte de résignation, de mensonge, de séparation et, déjà, de matraque. Parce qu’il va nous être décliné dans les prochaines années, pour les autres questions séparées qui constituent les agendas des techniciens du pouvoir : Grenelle du logement, Grenelle de la précarité, Grenelle des banlieues, Grenelle de l’insertion... Parce ce qu’il sanctionne la mise en place de formes de despotisme aggravé, à l’échelle mondiale, justifiées comme toujours par la protection que l’État est censé apporter aux individus en échange de leur subordination.

7 octobre 2008 - Non Fides

Sur le sacré et son monde

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Sur le sacré et son monde, où l’on parle de religion, de la croyance, du doute, de la fidélité, du sacrifice, de la profanation, du citoyennisme, d’amour, d’amitié et d’Etat.
Ce texte paru pour la première fois dans Non Fides N°1 est ici légèrement augmenté et édité en brochure pour une diffusion plus large.

23 juin 2008 - Collectif

Compile classe... contre classe

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SOMMAIRE

- Textes sur les événements
Rappel des faits
Que crève la démocratie !
La rupture tranquillou
La démocratie quelle connerie
A fond la caisse
Le problème ce n’est pas la luciole mais bien la nuit
Le geste était simple, plein en lui-même
Il fallait se décider à lutter contre le système

- Textes contre la démocratie
Démocratie (définition anarchiste)
Démocratie (définition mordicante)
Des chiens de garde à plus savoir quoi en flammer
Mort à la démocratie
Discours de Durruti
La démocratie n’est pas la dictature, mais la prépare et s’y prépare
Le capitalisme moderne est sage
Réflexions sur quelques mythes électoraux
L’élection est un exercice vain
La prison

- Bibliographie

- Play list de la compile

les morceaux sont en téléchargement libre au format mp3 et ogg, ainsi que le livret avec les paroles des chansons sur le "reposito" d’internetdown.org.

21 décembre 2007 - Theodore Kaczynski

La nef des fous

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Par cette petite fable écrite en 1998, Theodore Kaczynski (aka Unabomber) invite à la réflexion sur la parcellisation des luttes qu’il opposerait à une vue plus globale de l’état "catastrophique" du monde. Il suggère également le dépassement de la lutte revendicative par la pratique sans concession de l’action directe...

19 juillet 2007 - Alain C.

L’impasse citoyenniste

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«  Si les citoyennistes peuvent parler de crise, c’est que l’État en a parlé d’abord. Depuis trente ans, la France est, paraît-il, en crise. Cette «  crise  », bien réelle au début, a bien plutôt été ensuite une façon de justifier l’exploitation. Aujourd’hui, c’est la «  reprise  » qui joue ce rôle, et les réformistes sont bien embêtés. Les voilà contraints de réajuster leur discours, toujours calqué sur celui de l’État, et ceux qui il y a six mois nous parlaient d’une crise mondiale généralisée nous parlent aujourd’hui de «  répartir les fruits de la croissance  ». Où est la cohérence ?

Où sont-ils donc, ces keynésiens antilibéraux, ces réformistes sans réformes, ces étatistes qui ne peuvent participer à un État, ces citoyennistes ?

La réponse est simple : ils sont dans une impasse.  »

23 janvier 2007 - Karl Marx

Critique des Droits de l’Homme et du Citoyen

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« La Question Juive » (1843) est la réponse de Marx à un texte du même nom de son ancien mentor Bruno Bauer. Ce dernier défend la thèse qui veut que les Juifs ne peuvent s’émanciper politiquement en tant que Juifs car leur condition religieuse et leur identité en tant que caste séparée les en empêchent.

Du coup, le camarade Karl, au détour d’un chapitre, en profite pour éclairer la signification de l’émancipation politique portée par la Révolution bourgeoise, et pour faire une critique en règle des droits de l’homme et du citoyen.

Traduction et notes : Maximilien Rubel, 1982.

26 octobre 2005 - Collectif

Contre l’antifascisme, contre l’État

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Regroupement de textes critiques sur le fascisme et son anti et l’usage qui en est fait.

27 octobre 2004 - Quelques ennemis du meilleur des mondes

OGM : fin de partie

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"Il s’agit ici de rendre compte de ce que nous avons trouvé sur notre chemin en cherchant à combattre les OGM et, au-delà, le monde qui les a produits : une fois de plus, nous avons été confrontés à la misère de l’époque, camouflée en mouvement social et citoyen regroupant, entre autres, les traditionnels conseillers du prince, médiateurs improvisés et autres médiatiques (...). Ce petit monde armé essentiellement de caméras a prétendu s’opposer aux OGM en négociant des conditions acceptables à leur mise en place. Il a, en fait, travaillé à désarmer les raisons d’une colère et les moyens d’une contestation."

10 janvier 2004 - Catta

Nous voulons détruire la gauche

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Texte sur la nécessité d’en finir avec la gauche pour en finir, par exemple, avec le capitalisme...